les clips de la semaine vol 58

Les clips de la semaine vol.58

Bon…Nous allons rebaptiser cette rubrique « clips du mois » si cela devait se reproduire…Eh oui, collaborateurs débordés, burn-out proche pour certains, négligence peut-être un peu aussi. Nous ne sommes pas là pour vous étaler nos états d’âme (Eric, comme disait la chanson il y a …). Nous allons essayer de nous rattraper un peu aujourd’hui, sachant que vous appréciez cette rubrique! La part belle va être faite, notamment, aux groupes français. Comme pour aussi certains de nos amis de groupes étrangers, les temps sont souvent difficiles, depuis maintenant un an!

C’est parti!

Lingus – The Tribe

Lingus a sorti deux E.P. depuis 2016 et prépare leur premier album, Reconnaissance qui devrait sortir en 2021. Originaires de Lyon, ils pratiquent une pop inventive et fraîche aux mélodies acidulées pas culcul pour un sou. 

La thématique principale qui revient sur les morceaux de l’album est celle de la reconnaissance (tient, le titre nous aurait-il aiguillé dans la bonne direction?) inspiré des thèses du philosophe Allemand Axel Honneth. « Appliqué aux scènes musicales dites « émergentes », ce concept rend compte de l’absurdité de la concurrence inter-groupes et de la course illusoire à la reconnaissance.” (dixit Lingus)

Enregistré par Julien Russo et Thibaud Pick (L’Artisterie/Villeurbanne, FR). Mixé par Julien Russo (Studio La Chambre/Lyon, FR). Masterisé par Ted Jensen (Sterling Sound/ Nashville, USA).

LINGUS – The Tribe

ODGE – Sad Love Song

Née d’un père américain et d’une mère française, Eléonore  apprend à chanter à la maîtrise de Radio-France à l’âge de 11 ans, puis enchaîne les créations de groupe en tant qu’auteure / compositrice / interprète, entre ses 20 ans et ses 28 ans. Elle fonde en 2008 avec deux amis le groupe ROCOCO, qui a signé un album chez Jive/epic.

Entre compositions de musiques de films (Nos enfants Chéris, Les Acteurs Anonymes), tournées comme claviériste et choriste  (avec notamment Gaël Faure, Jo Dahan..) et enseignement du chant, elle finit par se lancer le 16 mars 2020, à la faveur d’une résidence forcée, et crée ODGE.

Parallèlement, ODGE collabore vocalement et à l’écriture au futur EP du duo électronique Nomenklatür. Sad love song raconte une rupture amoureuse et les états qui nous traversent dans ces moments particuliers (solitude, colère, tristesse, dénis, mélancolie etc ), comment on peut (ou pas) réagir. On dit souvent que lorsqu’on meurt on voit toute notre vie défiler devant nos yeux de manière accélérée. La rupture c’est la mort d’une relation. Tout au long du clip des images se répètent, en boucle et de plus en plus rapidement, des souvenirs passent sur le vidéo projecteur. On peut entrevoir des bribes de cette relation amoureuse, de fugaces instants de bonheur, comme un adieu.

ODGE – Sad Love Song

Matt Sweeney & Bonnie Prince Willy- My Blue Suite

En 2005 paraissait l’album Superwolf, enfanté par Matt Sweeney et Will Oldham aka Bonnie »Prince » Billy. Aujourd’hui va paraître l’album Superwolves! En digital le 30 Avril puis en version physique le 18 Juin sur le label Domino.

16 ans après l’album Superwolf, on retrouve donc les deux compères pour une nouvelle collaboration. Le guitariste américain Matt Sweeney et le chanteur Will Oldham ont ainsi mis 5 ans pour trouver un bel aboutissement à cet album Superwolves. Alchimie magique entre des paroles et une voix, celles de Will Oldham et les mélodies du guitariste multi instrumentiste Matt Sweeney.

Si Matt Sweeney joue toutes les parties de guitares électriques, acoustiques et basses, les invités sont nombreux. On note ainsi le musicien touareg Mdou Moctar et sa guitare solo inimitable retrouvé avec bonheur notamment sur le très beau titre Hall Of Death. A la batterie on croise Souleyman Ibrahim mais aussi le texan Ryan Sawyer et Peter Townsend. (Ne pas confondre avec le guitariste des Who, Peter Townshend!).

Enregistré entre New York et Nashville, l’album Superwolves va vous embarquer dans un voyage où les voix chantent avec les guitares. Après l’avoir aussi croisé avec Cabane l’an dernier, nous allons aussi retrouver Bonnie Prince Billy avec la danoise Kira Skov le mois prochain. Nous y reviendrons.

My Blue Suit, titre épuré magnifique de l’album Superwolves

Flupke – Ioahi et Poivre Aisselle

Jérémie Revel est issu de la scène Strasbourgeoise. Le guitariste de Fat Badgers vient de sortir son premier EP electro ce 26 mars. Premier extrait de ce 7 titres, IOAHI nous propose un clip gentiment déglingué qui accompagne une musique qui tire vers le downtempo et  l’ambient.

IOAHI – Flupke

Un petit bol d’air frais printanier qui se déguste comme les premiers mojitos de l’année lorsque le soleil est encore tiède en fin de journée.

Pour le second extrait dont le jeu de mot du titre aurait pu figurer au palmarès de quelques uns des rédacteurs de weirdsound, on s’oriente plus vers une techno joyeuse et dansante où la mélodie se glisse insidieusement dans nos esgourdes au fil du morceau. 

Poivre Aisselle – Flupke

Un premier Ep à découvrir et apprécier frais jusqu’à tard dans la nuit donc.

Wolf Alice- The Last Man On Earth

3 ans et demi après l’album Visions of Life, récompensé par le prestigieux Mercury Prize outre Manche en 2018, Wolf Alice revient avec un troisième album. L’album Blue Weekend est annoncé pour le 11 Juin chez Dirty Hit.

Le premier extrait, The Last Man On Earth, est superbe et brouille les pistes. Le quatuor met la barre très haut. Ellie Rowsell (chanteuse et guitariste) joue aussi du piano sur ce titre où elle se révèle puissante et fragile à la fois. Le titre reflète son talent de songwriter mais aussi sa voix où l’on retrouve parfois des intonations d’Anna Calvi.

« Il est question de l’arrogance humaine » explique Ellie Rowsell. « Je venais de lire Le Berceau du Chat de Kurt Vonnegut (roman de science fiction publié en 1963, ndlr) et dans mes notes, j’avais écrit: « L’idée d’un voyage singulier est une leçon de danse divine ». Alors je me suis dit …Euh, ton idée de de voyage de voyage singulier n’est pas une leçon de danse divine, c’est juste une idée de voyage! Pourquoi faut-il toujours en rajouter »!

Aux côtés d’Ellie Rowsell on retrouve, bien sûr, Joff Odie (guitare, chant) rappelant la naissance du duo, il y a bientôt 10 ans. Les avaient alors rejoints Theo Ellis (basse) et Joel Amey (batterie, chant) formant le quatuor récompensé dès leur premier album, My Love Is Cool, en 2015.

The Last Man On Earth en live à l’Alexandra Palace Theatre de Londres.

Ponta Preta – I wanna know

Allez, on revient à Lyon avec les cinq membres de Ponta Preta qui nous offrent un extrait de leur album à sortir le 12 février. Comme un petit air de Black Angels avec ce riff un peu surf entêtant qui survole le morceau. 

Créé en 2019,  le son du groupe combine les harmonies et la fraîcheur de la pop californienne, l’atmosphère cosmique des groupes psychédéliques australiens, et l’énergie brute du garage sixties. Un groupe à suivre de près.

Ponta Preta c’est :

Valentin (chanteur/guitariste), Pierre (guitariste/chanteur), Sofiane (bassiste/chanteur), Alexis (claviériste/chanteur) et Félix (batteur/chanteur ).

Ponta Preta – I Wanna Know

Lysistrata – Everyone Out

Dernier extrait en date de leur très bon album sorti il y a maintenant un an et demi, les lyrics d’Everyone Out se prêtent étrangement à une interprétation a posteriori qui colle parfaitement à la période que nous vivons.

What is all of this/Uncontrollable mess all around us everyday/We are floating/Slowly drifting out

Qu’est ce que tout ceci/ce bordel incontrôlable qui nous entoure/Nous flottons/Dérivant lentement

Toujours efficace et nerveux, le titre dégage une certaine mélancolie et n’est pas sans rappeler les meilleures heures de Fugazi.

Lysistrata – Everyone Out

Thé Vanille – Flying Fishes

Premier  titre pour Thé Vanille, issu de leur premier album Figure 26 (titre énigmatique s’il en est) qui sortira cet automne, Flying Fishes présente un univers 3D onirique qui dénote un peu avec l’univers visuel habituel du groupe, sans pour autant laisser de côté l’aspect surréaliste. Une très belle production pour ce titre qui augure du meilleur pour l’album à venir.

Thé Vanille – Flying Fishes

Arabrot – Hallucinational

Le label Allemand Pelagic fondé par Robin Staps du collectif The Ocean est une mine de groupes plus talentueux les uns que les autres. Du Post-Rock/Metal de P. G. Lost et Mono, en passant par Cult Of Luna ou les expérimentaux Briqueville, JeGong ou ou l’artiste japonais Takaakira Goto dont on vous parlera peut-être un de ces jours, on trouve donc une inventivité sonore assez éclectique et jouissive sur ce label.

Le duo norvégien Arabrot sort ce mois-ci leur neuvième album sur ce label. Assez indéfinissable, leur musique assez sombre plonge ses racines dans les années 80/90, chez les précurseurs du goth et de l’indus (NIN, Bauhaus, Sisters Of Mercy…). Comme ils le disent eux même : Årabrot est le batard de Billie Holliday et d’Elmore James.

Arabrot – Hallucinational (Neo Depression Set)

Red Fang – Arrows

Toujours accompagné d’un clip fait avec deux euros six sous—réalisé par Whitey Mc Connaughy qui avait déjà commis Wires et Prehistoric Dog pour RF et travaillé entre autre avec Municipal Waste— les déglingués du stoner de Portland (oregon) Red Fang reviennent avec le premier extrait de leur prochain album, Arrow.

Même recette, aussi efficace que les quatre précédents, l’album promet du bon Red Fang. Il faut dire qu’en cinq ans ils ont eu le temps de peaufiner leurs titres. 13 en tout, en CD, vinyl et… cassette que vous pourrez acquérir à partir du 6 juin.

Red Fang – Arrows

Gojira – Born For One Thing et Amazonia

Il s’appellera Fortitude. Il sortira le 30 avril 2021. Ce sera le septième album des français exilés dans le Queens où ils ont enregistré ce nouvel opus. 

Parce que nous avons pris un peu de retard dans les clips de la semaine (qu’on devrait peut-être renommer clips du mois…), nous vous proposons DEUX extraits de cet album prévu chez Roadrunner

Gojira – Born For One Thing

La thématique écologique est toujours présente comme dans beaucoup de titres du groupe et le style est dans la continuité du virage plus “mélodique” pris sur Magma. Jo Duplantier n’hésite plus en tout cas à mélanger chant hurlé et passages chantés.

On pourrait dire que Born For One Thing est à la croisée des chemins, entre l’ancien Gojira et le nouveau. 

Gojira – Amazonia

Moins brut, plus dans la lignée du précédent opus, le morceau Amazonia semble être un écho contemporain au Roots de Sepultura avec sa rythmique d’intro tribal qui appelle la transe et ses références au folklore des tribus du continent sud américain.

clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips clips

La rédaction de weirdsound
Les derniers articles par La rédaction de weirdsound (tout voir)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page