Johnson Concorde « Galactic Taboo », les zinzins de l’espace

Johnson Concorde-Galactic Taboo Johnson Concorde-Galactic Taboo

Ça y est! Il est de retour! La légende du power-glam revient avec un tout nouvel album concocté dans les étoiles, loin des foules, du regard des autres, du show-bizz et de l’humanité grouillante. Lorsque nous avions rencontré le Maitre (ici), il nous avait laissé entendre que de nouveaux projets murissaient dans son cerveau—en dépit des ravages de la drogue— et que lui et sa troupe allaient nous surprendre à coup de rayons laser, de voyages spatiaux spéciaux et de rencontres du troisième type et demi.

L’histoire est classique, mais elle a le mérite de prendre les chemins de traverse et d’accrocher au passage les poncifs du genre. Dans ce nouvel album des tourangeaux de Johnson Concorde, on rencontre un héros intergalactique, The Hero, des clins d’œil au Major Tom, des ersatz d’HAL et de Wall-E, des aliens peu effrayants ayant raté leur carrière, des pâles copies du Captain Kirk. Dans ce space-power-glam-opéra, dixit Johnson Concorde, le Héros est accompagné de Lambert, le robot du fameux vaisseau Eut Steuben. Ils vont se perdre aux confins du cosmos, croiser les fantômes de Laïka et d’Ariane—la fusée, pas le personnage de la mythologie—un cirque dans un trou noir, de l’action, de l’action et encore de l’action.

Vous rêviez des Gardiens de la Galaxie en mode Brit-Pop, ou des Beatles en combis façon Cosmos 1999?

C’est le cinquième—trois+un acoustique—opus des zinzins de J. C. et comme les autres, rien n’est vraiment sérieux. Il s’accompagne comme toujours d’un show que vous pourrez découvrir en avant-première dans ces mêmes colonnes début octobre. On y retrouve ce rock hybride et plaisant, les riffs efficaces teintés de glam/hard-rock/pop de Jonhson Concorde/David Baez, les chœurs de Kyla Delight et Priscilla Loveboat—aka Fabienne Baez et Cathy Estela—les synthés vintages de Jonas Gilbert/Arnaud Chevolleau et la section rythmique béton et énergique des acolytes Yough Motors/Hugues Duroir (basse) et Grishka Nocheiev/Arnaud Tremblier (batterie).

Le voyage dure le temps de 12 morceaux et vaut largement le détour, surtout si vous vous décidez ensuite à accompagner les aventuriers dans leurs délires scéniques. Vous pourrez alors découvrir leur nouvelle tenue de scène, admirer les poses de rock star de J.C., tenter d’arracher les combinaisons pressurisées des spationautes histoire d’assister à une dépressurisation en direct (j’en rajoute un peu là), car c’est bien évidemment sur scène que le Johnson Concorde prend toute son ampleur nécessaire à son envol.

Et peu importe que le séjour prolongé dans nos régions lui fasse parfois quelque peu oublier sa langue natale et son accent chantant du nord de Londres, chez Johnson Concorde cela passe aisément pour de l’affectation.  Et son énergique désinvolture qui transpire dans ses compositions, nous donne l’occasion de voyager gratis dans les étoiles sans débourser les millions de dollars que demande Elon Musk  juste pour un petit tour de lune . Alors, en route pour le voyage intersidérant!

Release party le 6 octobre à La Parenthèse/ Ballan-Miré 10€/8€/gratuit-10 ans

http://johnsonconcorde.wixsite.com/officiel

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