Hellfest 2018 : un vendredi en Enfer!

Difficile de faire croire que la photo a été prise à Lourdes... Difficile de faire croire que la photo a été prise à Lourdes...

HELLFEST !!!!!! Plus qu’un nom de festival, une véritable passion amoureuse, que dis-je un art de vivre ! Comme chaque année, l’équipe de weirdsound trépignait en attendant l’ouverture des portes du plus grand festival dédié au Metal en France…Le tout à Clisson, à vingt minutes de chez nous : elle n’est pas belle la vie ?

Pour cette treizième édition, la programmation était au rendez-vous : comme la météo ! Encore trois jours sous un grand soleil, à écouter du gros son en buvant des hectolitres de bières. Autant vous dire que ce matin j’ai la couleur d’un homard ébouillanté et la tête qui picote un peu ! Mais on s’en tape, on a encore passé trois jours de dingues à s’amuser comme des petits fous ! Je vous propose quelques morceaux choisis de la journée de vendredi, bien entendu ce compte rendu est non exhaustif et totalement partial, faudra faire avec !

Arrivés en milieu d’après-midi, nous garons la voiture et marchons un bon quart d’heure dans la joie et la bonne humeur, afin d’aller récupérer nos précieuses accréditations auprès du service presse, toujours aussi sympa et pro ! Votre serviteur étant un sombre crétin, nous faisons deux fois la file, ayant oublié de récupérer le pass pour la photographie devant les scènes…une fois ces formalités remplies, nous partons enfin vers le ventre de la bête !!! Premier plein de bière, et nous filons en direction de la warzone !

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Pendant que je me pose tranquillement pour écouter les Uncommon Men From Mars, notre photographe Éric se lance dans une périlleuse traversée de la fosse pour aller se placer de l’autre côté de la crash barrière. Ça fait sacrément plaisir de voir les français de UMFM ! Les Ardéchois s’étaient séparés en 2013, après vingt ans de bons et loyaux services pour la cause du punk rock ! Autant dire que l’annonce d’une date au Hellfest pour cette édition 2018 avait réjouis les fans! À noter que le groupe fait quelques dates cet été, renseignez-vous donc.

Malgré la bière et les autres distractions, j’ai tenté de griffonner la setlist du concert. Si jamais vous constatez une erreur (c’est possible !), n’hésitez pas à nous en faire part. Ils débutent par It’s All For The Greater Good, et poursuivent avec l’excellente Get The Fuck Out Of My Life, petite pause avant d’enchaîner sur Vampire Girl, la fosse réagit bien !

Pour la suite, je crois reconnaître Authority Freak, Firecracker et Dead Inside ! J’adore ce dernier morceau, je dis à mon voisin, allemand : « putain le week-end commence bien ! » Il ne comprend rien, mais on a tous les deux de la bière, et il beugle un truc qui s’apparenterait à une expression de la joie…La bibine ça rapproche les peuples.

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Noise Pollution, Falling Back In Line (encore un très bon moment), puis Guess What et You Failed Me ? L’allemand d’à côté s’est barré, j’ai maintenant comme voisin(e)s un couple de punk à chien (sans chien), et ils sont passablement éméchés ! Je leur taxe une clope, comme un crevard.

Blue Pill et You Can Be Evil se pointent, sur scène le groupe ne ménage pas ses efforts, et ça fait vraiment du bien de voir les mecs s’amuser comme ça. Une belge (ou pas) me demande qui est en train de jouer, l’air totalement hermétique aux bons riffs des martiens ! Je lui explique qu’il y a le programme sur l’application du Hellfest, ça lui évitera de déranger ses voisins, qui eux prennent du bon temps ! Merde quoi !

Le concert de UMFM se termine sur les titres Pizzaman, Hit List et l’incontournable I Hate My Band. Le groupe se prête à un petit hommage à Burning Head, les vétérans du punk hexagonal, avec lesquels UMFM a beaucoup tourné, et qui se produisent sur la warzone en fin de journée : ça promet là encore un grand moment de musique ! Le temps de récupérer notre rédacteur Moskowmonkey, nous voguons, nous et nos bières, vers une autre scène !

Nous voilà à proximité de la Main Stage 2, pour écouter Steven Wilson ! Moskowmonkey en est tout chose, c’est mignon à voir ! Ou bien les huit litres de bière qu’il a ingurgité commencent à faire effet, je ne sais pas trop…pour vous présenter le sieur Steven Wilson, je vous recommande la lecture de l’article de Moskowmonkey à son sujet : il a pris du temps pour l’écrire, il l’a fait beaucoup mieux que moi, et j’ai la flemme de tout remettre ici !

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Steven Wilson himself!

Rien à dire, musicalement c’est béton. On comprend rapidement pourquoi Steven Wilson a collaboré avec les plus grands. Pour ce passage au Hellfest, nous avons eu droit à huit chansons, dont deux tirés de la grande époque de Porcupine Tree, groupe dont Steven Wilson est le fondateur. Je pense avoir reconnu (encore une fois vous pouvez me corriger si erreur ou oubli) : Home Invasion, Regret #9, Pariah

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Le monsieur à gauche n’est pas cul de jatte : c’est son jeu de scène!

La foule agglutinée devant la scène a un peu de mal à se mettre en mouvement, bon, ce n’est pas Patrick Sébastien non plus…on écoute quasiment religieusement la musique de Steven et on laisse son esprit vagabonder. À côté de moi, un mec renverse un pichet de bière plein dans le cou d’un autre gus : à vingt euros la blague, c’est culotté (mais un peu con).

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Photo audacieuse pour avoir Steve et ses musiciens!

The Creator Has A Mastertape, très beau morceau de Porcupine, je suis ravi de l’entendre ! Puis People Who Eat Darkness (pas sûr à 100%), et Ancestral. Il fait beau, on est entre potes, le festival commence juste et la bière est fraîche : moment de bonheur…

Le show de Steven Wilson se termine sur Vermillioncore et Sleep Together, autre joli morceau de Porcupine Tree. Pour cette première rencontre entre moi et Steven, c’était plutôt intéressant ! Ça me donne envie de le voir dans une salle !

Bon, maintenant que nous sommes devant les Main Stage, on y reste ! Le groupe Hollywood Vampires ne saurait tarder…du coup c’est Éric qui est tout émoustillé, il a insisté pour emmener une petite culotte avec son numéro pour l’envoyer à Johnny Deep : À ce jour Johnny ne l’a toujours pas recontacté…Malgré la présence d’un line up de dingue, je vous avouerai que je ne suis pas ultra fan de Hollywood Vampires. C’est du rock très marketé, un brin années 80, parfait pour les radios américaines : moi ça m’endort.

Encore heureux, il y a des rencontres qui font plaisir ! Je veux bien sur parler des déssoiffeurs, une poignée d’hommes, sans lesquels beaucoup d’autres seraient morts (de soif) : en plein cagna, avec un réservoir de bière sur le dos, poursuivi par les légions de soiffards issus de tous les pays, ils ont quand même réussi à nous ravitailler régulièrement…merci messieurs !

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l’équipe de weirdsound et un brave déssoiffeur!

Nous prenons le temps d’aller manger, et nous nous rendons devant la scène couverte de The Valley, pour un des moments de musique que j’attendais depuis longtemps : la venue de Eyehategod ! Outre le petit article que j’ai pondu à leur sujet il y a quelques mois, je suis un fan invétéré de ces « sympathiques » garçons qui nous viennent de Louisiane ! Je pique l’appareil photo et me retrouve à un mètre de la scène, content comme un gosse…

Le groupe est venu régulièrement au Hellfest, mais c’est seulement cette année que j’ai enfin pu croiser leur route. Je pourrai dire à mon chat : « Bouboule, j’ai croisé les papes du sludge, des mecs pas très propres sur eux et qui en ont gros sur la patate : c’était super ! » L’avantage d’un chat c’est qu’il ne peut pas vous répondre.

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Ne vous fiez pas aux apparences : Mike est un mec plutôt sympa!

Revenons-en à la musique ! Là encore je vais tenter de reconstituer la setlist du groupe. Mené tambour battant par leur irremplaçable chanteur Mike Williams, Eyehategod va nous bombarder de bons titres : Blank, puis les deux parties de Sisterfucker…encore heureux Christine Boutin n’était pas là.

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C’est un geste très vilain : ne le faites pas chez vous!

Vient ensuite Medicine Noose, suivi du cultissime Agitation ! Propaganda ! En l’espace de vingt minutes, le groupe s’est mis le public dans la poche. Entre les riffs bien balaises de Jimmy Bower et Brian Patton, la voix de Mike Williams est à son meilleur…saperlipopette, je me concentre à faire mes photos, mais qu’est-ce que c’est bon.

Le titre New Orleans is The New Vietnam est vraiment génial en live ! On n’oubliera pas non plus Lack Of Almost Everything et White Nigger…je quitte la crash barrière et m’éloigne un peu, je me laisse porter par l’ambiance : un de mes meilleurs moments du festival à ne pas en douter !

La musique s’arrête, je reprends mes esprits et rejoins le reste de l’équipe, qui visiblement a su apprécier aussi la prestation des gars du Bayou ! Pause bière et pipi (c’est assez logique comme enchaînement). Toujours sous mon influence (maléfique), je persuade l’équipe de rester proche de la scène de The Valley pour assister au concert de Corrosion Of Conformity !

L’enchaînement paraît presque naturel, tant les groupes Eyehategod et Corrosion Of Conformity ont en commun, Jimmy Bower ayant officié dans les deux formations. Pour faire plus ample connaissance avec Corrosion Of Conformity, je vous invite à relire le très bon article de mon collègue, Mr Moonlight.

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Mike Dean pousse la chansonnette!

Je renquille pour une seconde session de photos sous le nez du groupe : ce n’est pas pour me déplaire, j’aime mon travail comme dirait l’autre…voilà nos gaillards qui arrivent ! Mike Dean, la cinquantaine passée, reste un putain de bon frontman ! J’ai dû faire 348 photos de lui en dix minutes, je pourrai retapisser les murs de ma chambre, comme mr Moskowmonkey à la grande époque des 2be3. Je ne suis pas forcément le plus calé sur la discographie de Corrosion Of Conformity, soyez indulgents !

On reconnaitra Broken Man et Wiseblood ainsi que la très bonne Who’s Got The Fire…pour le reste je dirai, Seven Days, Albatross (top cool) et 13 Angels, et puis 4 ou 5 titres que je n’ai pas reconnus : honte sur moi !

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Mike Dean encore, dans une lumière de fin du monde!

Je me mets dans la fosse pour assister à la fin du concert, les deux mecs qui m’encadrent puent et ont visiblement beaucoup trop picolé. Sans doute que moi aussi : moment d’introspection intense. Je repars de là en sueur, fatigué, mais heureux ! Encore un super groupe où je pourrai dire : « J’y étais » !

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Visiblement Moskowmonkey et Mr Surfinbird étaient bien au Hellfest!

Cette première journée de musique se termine pour nous, et c’était sacrément cool ! Comme des petits vieux, on part avec un peu d’avance, histoire de retrouver nos lits pour revenir le lendemain en pleine forme ! Je vous mets quelques liens qui pourraient vous intéresser.

Liens :

www.hellfest.fr

Site officiel de eyehategod

corrosion of conformity

Steven Wilson

Hollywood Vampires