Levitation Angers Jour 1 : Let’s get high!

Je pensais la saison des festivals terminée, mais Ziggy ne l’entendait quant à lui pas de cette oreille. C’est en excellent VRP qu’il est venu me vendre le projet : Festival Levitation France. En bon commercial, il a tant et si bien fait l’article, que je finissai par me laisser tenter ! Argument de poids ; la présence de The Soft Moon déjà vu en concert à Nantes en mars dernier (article Ziggy). N’étant pas naturellement enclin à bercer dans la musique tendance psychédélique, je m’accrochai donc d’une part à l’idée de revoir The Soft Moon, et d’autre part de découvrir une musique quasi inconnue pour moi. C’est donc ainsi que notre team se reformait le temps d’un Week end en terre Angevine, au cœur de l’Anjou. Arrivés l’un et l’autre depuis nos lieux de vies respectifs, nous nous sommes retrouvés vers 20h00 devant l’entrée du Quai, le lieux des festivités. A peine rentrés, Ziggy part en courant vers le crash pit pour les photos tandis que je lui expliquai avoir bêtement oublié mes bouchons d’oreille… Je termine ma phrase pour moi-même, et file donc en quête d’une bonne âme qui puisse me fournir une paire de bouchons. L’affaire faite, je m’en retourne pour assister au concert qui n’a pas encore commencé. J’aperçois Ziggy prêt à dégainer au moindre geste…

Holy Wave

Ok j’ai compris, la musique psyché, ce n’est pas exactement le rock grand convoqueur de pogo, ou de headbanging ! Je blague, bien évidemment je le savais déjà, mais comme le disait ce grand Morpheus : il y a une différence entre connaître le chemin et arpenter le chemin. Me voici donc assez rapidement pris dans une ambiance zen, tout empreinte de sérénité, le stress des bouchons et de la route sont tombés et se sont dissipés dans les effluves de la musique berçante de Holy Wave. Le groupe venu tout droit d’Austin, Texas, fait tout de suite penser au Velvet, à tous les étages. Cela ressemble à une musique d’un autre temps, et c’est très bon. Créé en 2008, le groupe a déjà sorti 4 albums, dont le premier Knife Hits, titre évocateur de leur méthode favorite pour fumer le Hash. Adult Fear, le dernier opus, est sorti en mars 2018. Plus que des mots, écoutez un peu :

The Soft Moon

A première vue, je n’aurais pas vraiment imaginé The Soft Moon faisant partie de la programmation sur un thème psyché… Quoique… Si l’on enlève cinq minutes nos ornières voulant caser un son sur un style et que l’on tente de le caser sur une émotion, alors oui, il y a toute sa place, tout mâtiné de cold wave et de new wave soit-il. J’ai découvert The Soft Moon lors du concert donné au Stereolux de Nantes en mars dernier sur les conseils avisés de Ziggy. Si j’ai écouté depuis les différents albums avec plaisir, c’est bien sur la scène que ce post-punk prend toute sa dimension et donne toute sa puissance ! Pour le coup, on pourrait même headbanger !

The Soft Moon (1)
Luis Vasquez, The Soft Moon, Festival Lévitation Angers 2018 – Photo ehyobro weirdsound

Cette fois, c’est moi qui me colle à la mission photos dans le pit. Et je ne suis pas fâché d’être aux avant-postes pour me prendre la volée de bois vert que livrent les percussions de Deeper. Le ton est donné ! Après Circles, c’est au tour de Burn d’être joué : « I Can’t control myself » chante, ou plutôt murmure Luis Vasquez, dans ce titre qui est l’un de mes préférés, avant de crier dans le refrain « I wish I could be somebody else ».

Parmi mes titres préférés, seront encore joués : Dead Love, Far (pépite !), Wrong , Into the depths, The pain, et Black (bombe atomique). Ce set justifiait à lui seul de venir ce soir et aura pour sûr été l’un des temps forts de la soirée !

The Blank Tapes

Il s’agit là d’un groupe fondé en 2003 par Matt Adams, chanteur et multi instrumentiste originaire de Californie. Fan des Beatles et des Kinks, il avait déjà, avant même d’être signé, des centaines de chansons dans son répertoire.

The Blank Types (2)
The Blank Tapes, Festival Lévitation Angers – photo ehyobro weirdsound

Avec plus d’une douzaine d’albums à leur actif, le groupe s’est produit déjà quasiment partout dans le monde. Le talent artistique de Matt Adams va bien au-delà de la musique puisque c’est lui qui réalise en peinture ses propres couvertures d’album. C’est un nouveau voyage vers quelques décennies passées que nous offre The Blank Tapes. Si tout se passe bien, vous devriez avoir une soudaine envie de traverser les États-Unis au volant d’une Cadillac à l’écoute de leur musique.

The Brian Jonestown Massacre

The Brian Jonestown Massacre ! Ne cessait de clamer Ziggy ! Non mais tu te rends compte ? Moi : euh… Non…  Ziggy : Mais c’est enooorme ! C’est une légende cet Anton Newcombe ! Moi : Ah oui ? Ziggy : Il faut absolument, mais alors vraiment absolument que l’on shoote un beau portrait !! Moi : Ah…

C’est donc moi qui armé du pass photo allais dans le crashpit côté extrême gauche de la scène pour jouer du déclencheur sur les quatre premiers titres du groupe, pendant que Ziggy se plaçait quant à lui avec le public côté droit de la scène. Idéalement situé donc pour voir tout le groupe, j’eus néanmoins le déplaisir de voir Anton se placer quasi tout à droite de la scène, et d’avoir donc entre lui et moi une forêt de micro (bon, en fait 4, mais quand même…). Sympa pour les photos, la mission ne démarrait pas de la meilleure des manières… Bien emmer ennuyé et tentant vainement de positionner mon appareil sur la scène en me déhanchant et tordant le cou, j’eus le plaisir et le soulagement après deux chansons de voir Lara (Merci Lara !) voler à mon secours, et me faire rejoindre la droite de la scène, en me faisant passer par l’arrière de la scène…

The Brian Jonestown Massacre (1)
The Brian Jonestown Massacre, Anton Newcombe – photo ehyobro

Musicalement (ne sommes-nous pas là pour parler de cela…), je ne pourrai pas dire que j’ai pris une claque (que je prendrai demain soir avec Spritualized). Néanmoins, j’ai eu beaucoup de plaisir à écouter Anton Newcombe et son groupe. L’écoute des albums studio depuis ce week-end m’a fait réaliser une chose : il est bon parfois de faire ses devoirs… Si d’un point de vue général j’apprécie la découverte en live, pour certains artistes/groupes/genres musicaux, il est préférable de les avoir à l’oreille. Il est probable que, si dans le cas présent j’avais écouté un peu au préalable, j’aurais pris cette claque…

The Brian Jonestown Massacre (2)

The Brian Jonestown Massacre, en pleine tournée européenne, nous a offert un set recouvrant un large panel de leurs albums, plus de huit ont été représentés.  Parmi mes titres préférés joués ce soir, figurent : Whatever Happened to Them, That Girl Suicide, When Jokers Attack et Nevertheless.

Belle première journée de Levitation ! Je vous laisse en compagnie de Ziggy pour le jour 2 du festival… En parlant de Ziggy, j’ai du aller le chercher très très loin. Il était comme qui dirait, parti dans ce monde psyché! Eh Oh! Ziggyyyyyyyyyy!!!!!

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Ziggy en train de partir vers un monde parallèle… photo eyobro weirdsound

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