Foo Fighters : Du concret qui vaut de l’or!

Mes excuses aux familles pour ce titre totalement minable, je n’ai pas su résister à l’appel du mauvais jeu de mot…Bon passons! Décidemment, pour cette rentrée 2017, je suis abonné aux grosses pointures ! Après Motörhead et Queens Of The Stone Age, voici qu’arrive sur ma platine vynile le dernier Foo Fighters, j’ai nommé Concrete and Gold.

Pour leur neuvième album studio, la bande à Dave Grohl est-elle encore capable de nous surprendre ? La réponse à cette question est un grand oui ! Ouvertement plus agressif et speed que Sonic Highways, les Foo Fighters nous délivrent un rock puissant et sans concession, qui fait plaisir aux oreilles. Parfois primaire et brutal, Concrete and Gold est cependant un album qui cache en son sein quelques belles surprises et expérimentations. Là où Villains de QOTSA m’a un peu laissé sur ma faim, Concrete and Gold réussi le pari de réunir les bases fondamentales du rock (voir du grunge) tout en intégrant des morceaux plus pop et mélodieux qui ne rendent pas l’écoute déséquilibrée.

L’album est finalement toutes en nuances, l’ouverture sur T-Shirt nous donne à entendre un Dave Grohl à la voix douce et fragile, puis nous met une bonne claque dans la figure avec une montée qui laisse la part belle aux guitares et aux riffs puissants.

S’en suit un Run, premier extrait paru de l’album, porté par un clip vraiment sympa, où le groupe joue son propre rôle grimé en petits vieux mettant le feu à un hospice ! Un très bon morceau dans la lignée la plus pure des All My Life et consorts !

Viennent après Make It Right et The Sky Is A Neighbourhood, deux morceaux qui vont très bien ensemble ! Tous les deux portés par des rythmes simples et puissants qui alternent avec des passages plus mélodiques avec des chœurs, le tout se mariant très bien. Concrete and Gold se résume peut-être à ce dosage quasi parfait entre refrains mélodiques et entrainants, et passages plus agressifs et pesants !

La Dee La est elle aussi une bonne synthèse de Concrete and Gold avec le martèlement du refrain par Dave : « Keep your pretty promise to yourself, Dear God, Hate ! If I want to love who i like, Hate ! ». Les paroles de l’album ne sont d’ailleurs pas très joyeuses, souvent portées par des constats sombres et des désillusions à la limite du nihilisme ! Les Foo Fighters en ont marre, qu’on se le dise !

Concrete and Gold a été l’occasion de faire participer un certain nombre d’invités à l’enregistrement, ainsi on retrouve Paul McCartney derrière la batterie sur Sunday Rain, morceau surprenant avec du piano, et qui a du mal a décoller (selon moi ! Vous êtes autorisés à me jeter des pierres). Alison Mosshart (The Kills) et Justin Timberlake sont aussi embarqués dans l’aventure !

Cet album de onze titres, finalement assez court, se termine sur Concrete and Gold, morceau assez calme et bel épilogue à cette épopée musicale. Dave Grohl nous fait part de son désespoir face au monde actuel, mais laisse une porte entrouverte pour l’espérance ! Malgré les emmerdes et tout ce qui ne va pas, l’espoir est permis : « Our roots are stronger than you know, up through the concrete we will grow ».

 Ce neuvième opus des Foo Fighters est donc un bon cru, que je ne saurai que recommander aux fans du groupe (ainsi qu’aux autres !). Bien équilibré, il ramène la musique du groupe à l’essentiel et à tout ce qu’on aime chez eux : grosse guitares, hymnes et refrains entrainants…tout en intégrant des morceaux résolument nouveaux, preuve que la créativité et la capacité de composition de nos ovnis (merde après tout, on est en France !) est encore au top !

On peut toujours espérer des dates en France pour une future tournée! Les Foo Fighters assurant actuellement quelques dates au côté Queens Of The Stone Age chez nos amis sud américains (les veinards!), peut être qu’ils auront envie de venir sur le vieux continent…

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