Beauregard : dix ans c’est le bel âge!

festival Beauregard 2018 Le site de Beauregard, toujours aussi somptueux à la nuit tombée!

 

Le festival de Beauregard en Normandie fêtait ses dix ans cette année ! Déjà qu’en temps normal la programmation est excellente, nous irons même jusqu’à dire que c’est une des meilleures de l’été, pour cette dixième édition les organisateurs avaient prévu quatre journées de musique totalement dingues.

Au-delà d’une programmation de grande qualité, Beauregard c’est aussi un accueil par des bénévoles au top, une réelle préoccupation environnementale pour laisser le site propre, des activités pour les plus jeunes, un vaste choix de bars et d’endroits où se restaurer et…une grande roue ! En fait, je pense que nous pourrions vivre là-bas à l’année…allez, rentrons dans le cœur du sujet, voici le retour de quatre jours géniaux (et sous le soleil), vous allez regretter de ne pas être venus !

L.A Salami : New York saucisson!

Vu par BigBaron

Ok bon, je l’admets cette blague est naze et je me suis longtemps questionné sur le bien-fondé de sa présence ici. Mais pour les amoureux des calembours, je l’ai laissée. Mes sincères excuses pour les autres. Maintenant, soyons sérieux !

L.A Salami sur la scène John à Beauregard
L.A Salami sur la scène John à Beauregard

L’ami Salami propose une folk-pop apaisante qui nous propulse tout droit dans les « swinging-sixties », mais côté États-Unis. Nous traversons hagards (le cerveau agréablement ralenti par la fumée d’un joint) les rues du Greenwich village. Puis nous allons écouter les folkeux du Gaslight ou du Café Wah nous électriser de leurs idées révolutionnaires, quand L.A gratte sa belle Fender parlor acoustique.

Ensuite l’artiste nous téléporte instantanément vers le Los Angeles de la même décennie et ce sont les chœurs angéliques des « Garçons de la plage » qui résonnent dans nos boîtes crâniennes. Nous sautons de notre Van Volkswagen bleu ciel, étreignant nos longboards de nos muscles vigoureux et nous nous précipitons dans les vagues de Venice beach, alors que le chanteur s’empare de sa Fender Jazzmaster. Le batteur imprime un groove un peu plus enlevé et les autres instruments s’activent, nous mettons les pieds dans la partie plus rock de son univers.

La voix est légère et assez haute, il crie un peu plus par moment, mais reste subtil. Le groupe laisse s’écouler des cascades de notes et tout semble être en harmonie. Hippies on vous dit.

Du bel ouvrage que la musique de cet artiste. On déplorera seulement le manque de morceaux offensifs, qui contrasteraient agréablement avec ses pépites acoustiques et ses vaporeuses pop-songs électriques.

https://www.lasalami.com/

Accessoirement, Mr.Moonlight a fait un très bon article sur la dernière sortie de LA Salami, ça se lit ici : https://weirdsound.net/le-blues-urbain-de-l-a-salami-the-city-of-bootmakers/

On repart dans l’autre sens pour aller vers la scène Beauregard, où va se produire HollySiz. Si vous ne la connaissez pas, c’est que vous vivez dans une grotte où en Charente-Maritime ! HollySiz de sa vraie identité Cécile Cassel, est la sœur de l’acteur Vincent Cassel. Comme son frangin, elle a commencé par le cinéma, vous l’avez peut-être vu dans l’excellent film, Le Premier Jour du reste de ta vie. Sa carrière musicale commence en 2008, elle compose et interprète ses chansons, et elle a déjà deux albums à son actif. Musicalement c’est intéressant, très dans les tendances d’aujourd’hui, avec une rythmique bien pêchue et une HollySiz vraiment à l’aise sur la scène, vu de loin (on est en train de descendre des bières) ça assure le spectacle. Je ne connais pas assez pour vous en faire un retour plus complet : savourez les photos, écoutez de votre côté, et on en reparle !

www.hollysiz.com

Charlotte Gainsbourg : Héritage

Vu par BigBaron

Belle surprise pour nous, Charlotte Gainsbourg autorise aujourd’hui les photos durant tout le show. Lorsqu’elle arrive sur scène, son public est extatique et lui fait un accueil chaleureux. Il semble que toutes les générations de français soient rassemblées ici aujourd’hui, pour venir écouter une artiste qui, bien qu’elle ait clairement fait ses preuves, porte en elle l’héritage musical de son père et sa mère.

Et c’est pour notre plus grand plaisir. Accompagnée de cinq musiciens lookés tellement 90’s qu’on se croirait dans Hélène et les Garçons (ou une autre série du genre à haute valeur artistique). Ils portent un uniforme de chemises en jean « oversized » et t-shirts blancs immaculés, auquel sont assorties les guitares et basses. Elle s’installe derrière un piano électrique Yamaha disposé sur un promontoire (son claviériste, lui, utilise un Fender Rhodes du meilleur effet). Après un salut à la foule, bref, mais souriant et authentique, embraye sur le set.

On entend plusieurs titres de l’album Rest sortie en 2017 qui affichait un équilibre plaisant entre morceaux en anglais et en français. Forcément lorsque résonne le refrain contagieux du tube de 2009 Heaven Can Wait, la foule chante avec elle.

Le jeu de scène de l’artiste est sobre. Elle ne semble pas plus à l’aise que ça là-haut, mais s’arrête par moment pour remercier son public en lui souriant à pleines dents. Elle alterne entre deux postes, le piano avec lequel elle s’accompagne, puis un pied de micro à côté de celui-ci, devant lequel elle se tient debout sans instrument pour chanter.

Charlotte Gainsbourg - Beauregard 2018-4.jpg
Charlotte Gainsbourg sur la scène John

Un étrange carré blanc de lumière, de plus de deux mètres, est disposé à l’avant de l’estrade. Même si l’effet visuel est intéressant il semble gêner l’interprète plus qu’autre chose. On ne peut s’empêcher de penser aux interprétations de sa mère lorsque l’on entend sa voix douce et presque murmurée, au timbre légèrement voilé.

http://www.charlottegainsbourg.com/

Orelsan : Simple, Basique, Efficace !

Vu par Fatherubu

Bon, j’espère que vous avez lu mon commentaire sur le passage de notre rappeur favori à la Nuit de l’Erdre ! À Nort sur Erdre, une semaine auparavant, il avait tué la concurrence et remporté les faveurs du public. Jouer à Beauregard, pour Orelsan c’est comme jouer à la maison. Comment ? Ah, visiblement certains d’entre vous ne savaient pas qu’il est caennais…vous êtes fatigants !

Orelsan - Beauregard 2018
Orelsan  à son arrivée sur scène, sur le titre San

Orelsan arrive sur scène dans la même tenue que la semaine précédente (bonjour l’hygiène), je m’attendais à une méga effusion de joie avec le public, une communion, un truc fort quoi ! Eh bien non. Le public normand est très pudique vis-à-vis de sa star locale. Bon, vu les saloperies que Orelsan balance sur sa famille, peut-être qu’il y a un passif ! Il va reprendre la même setlist qu’à la Nuit de L’Erdre, ce qui en soit ne me dérange pas tellement elle était bien !

Ah, bah voilà ! Quelques blagues sur Hérouville et Caen et tout le monde se détend ! Là on est vraiment lancé ! Certaines chansons du rappeur prennent tout leur sens…Dans ma ville on traine, La Pluie, Défaite de famille…Encore une fois, rien à redire, il assure. Les autres tubes présents sur La Fête est Finie font eux aussi mouche : Basique, Tout Va Bien, Bonne Meuf (mention spéciale !), Quand est-ce que ça s’arrête…justement on aurait bien aimé que ça dure un peu plus ! À le voir sur scène, je me (re)dis qu’il est sûrement un des meilleurs dans le circuit aujourd’hui.

Orelsan - Beauregard 2018-21
2018 l’année de Orelsan? Bien possible!

https://www.orelsan7th.com/

 

MGMT: Mega Giga Mega Top !

Vu par Fatherubu

J’ai connu MGMT à travers leur excellent album Oracular Spectacular. Mais figurez-vous que je n’avais jamais eu l’occasion de les voir en vrai. Beauregard m’a permis de cocher cette case sur ma liste des choses à faire pour avoir une vie réussie : merci ! Les américains sont en pleine tournée mondiale suite à la parution de leur petit dernier : Little Dark Age.

MGMT - Beauregard 2018-2

Devant un public visiblement acquis à leur cause, MGMT va assurer un show « son et lumières », la scénographie est bien rodée et impressionnante. La setlist va être dominée par les dernières compositions du groupe pour Little Dark Age : When You Die, Little Dark Age, James, When You’re Small...et je dois en oublier!

Le tube intergalactique, Kids, sera bien sur de la partie, dans une version rallongée (près de 7 minutes!), à bien y réfléchir, on s’en serait passés, le rythme du titre, et in fine du concert, en souffre un peu. MGMT va par contre me faire une dédicace rien que pour moi (si si je vous jure!) en jouant Time To Pretend, mon morceau favori de Oracular Spectacular. Un bon concert en définitive! Pour une première fois, je suis comblé.

http://whoismgmt.com/

 

Jack White : Blue Blood

Vu par BigBaron

Le fond de la scène est tapissé d’un écran sur lequel on peut voir une console de mixage et une horloge rétro qui égrène les minutes et secondes. Rusé ce Jack White, il nous fait du « teasing » ! Les faisceaux bleus des spots transpercent le vide de la scène de part en part, alors que l’équipe s’active pour faire les derniers ajustements. Je suis compressé parmi d’autres photographes, au plus proche de la scène et avec mon appareil prêt à faire feu. Le couple de journalistes devant moi s’excuse d’avance, la fille m’annonce qu’elle montera sur les épaules de son copain pour saisir quelques clichés dignes de ce nom. « Pas de problème » je rétorque, j’en profite pour lui demander d’en prendre quelques-uns avec mon appareil. Ce qu’elle accepte volontiers.

Oui, car ce soir nous n’avons pas le droit d’aller dans le mince couloir qui longe la scène et permet d’ordinaire au photographe d’être au cœur de l’action. Qu’importe, on s’organise. Bel effort, pour rien, puisque les photos sont proprement interdites par le staff de l’artiste… Alors qu’il ne reste plus que des secondes sur l’écran, le bruissement de la foule se fait plus intense et devient clameur. L’homme de Detroit entre sur scène en annonçant la couleur (bleue) avec un gros accord distordu.

Il déclenche les hostilités avec I Hate You, reprise des Monks, puis enchaine sur une volée de morceaux heavy à mid-tempo, de sa discographie solo ou empruntés à celle des White Stripes. On notera Over and Over and Over, Dirty Leaves on the Dirty Ground, Love Interruption (et son orgue lascif), ou encore Black Math.

Vers le milieu du set, il nous rappelle qu’il est un stakhanoviste hyperactif qui ne compte plus les projets, en introduisant des œuvres des Raconteurs puis des Dead Weather. Il calme le jeu quelques morceaux plus tard avec son We’re Going to Be Friends, qu’il étire à l’infini pour faire chanter son public sur trois accords et en profite pour nous démontrer que c’est tout ce dont tu as besoin pour faire une chanson géniale. Ses musiciens sont efficaces, sa batteuse notamment déploie une énergie époustouflante, le chanteur, quant à lui, se tient devant une série de micros qui ressemble à une hydre à trois têtes. Il les alterne pour différents effets.

Pour terminer en beauté il nous gratifie d’un trio gagnant : Steady as She Goes, Icky Thump et un Seven Nation Army qu’il joue de façon différente pour épicer ce morceau qui, depuis qu’il est devenu un chant de supporter alcoolisé peut, c’est vrai, être agaçant. Allez, ne mentez pas, on a tous vécu ce moment gênant où, un soir de victoire sportive quelconque on croise un groupe de jeunes gens, vacillants en travers de la rue se tenants par les épaules, et qui arrivant à votre hauteur se mettent à beugler : « pooo-po-po-po-po-poooooo-pooooooo ! »

Bref, Jack White est un grand monsieur du Rock’n Roll. Non content d’avoir la voix, le talent et l’attitude pour lui, c’est aussi d’après ce que j’ai compris un bourreau de travail et nous avons pu le mesurer durant ce concert fourni en morceaux de toutes ses « époques ».

La foule est abasourdie et conquise, nous aussi, on reviendra.

https://jackwhiteiii.com/

 

Boris Brejcha : Ce soir chez Boris, c’est soirée techno !

Vu par Fatherubu

Boom ! Le titre qui tue ! Bon le Boris qui est devant nous n’a rien à voir avec le trublion qui sévissait dans les années 90. Boris Brejcha c’est une production, déjà bien fournie, de tubes techno qui feraient danser n’importe qui. En fait, pour ne rien vous cacher, ce vendredi soir j’avais bien envie de m’amuser ! Quoi de mieux que la fosse de la scène Beauregard en guise de gigantesque boîte de nuit ?

Boris Brejcha - Beauregard 2018
Boris, j’adore ton tee shirt, mais il est out of stock partout…

Parlons un peu de Boris quand même ! Sans être un grand connaisseur de techno, j’ai quelques EP du monsieur. D’ailleurs, petite parenthèse, on cherche un rédacteur branché électro/techno. On ne paie pas et il y a une ambiance merdique à la rédaction. Bref, Boris Brejcha : le garçon est allemand, et il est tombé très tôt dans la musique. Lui-même qualifie sa musique de High-Tech Minimal.Et effectivement, le côté minimaliste, que j’apprécie chez Nina Kravitz ou Charlotte De Witte, je le retrouve en partie chez notre ami Boris.

Apprécié partout à travers la planète, il enflamme les clubs et autres festivals grâce à ses sonorités répétitives, immersives et parfois, enchantées. Je vais laisser ce dernier terme, même s’il est un peu fort, car c’est vraiment la sensation que j’ai quand je danse là-dessus ! Ça vous attrape par les tripes et vous voilà réduit à l’état de pantin bougeant dans tous les sens. Autant vous dire que j’ai vraiment apprécié de terminer ma journée de vendredi sur l’excellente performance live de Boris Brejcha, quelle délicate attention de la part de la programmation du festival!

Boris Brejcha - Beauregard 2018-2

http://www.borisbrejcha.de/

A la fin du set de Boris Brejcha, nous quittons le site du festival pour aller nous coucher. Entre les 300 bornes pour venir et tous ces grands moment de musique, nous sommes crevés. Demain, samedi, une sacrée programmation nous attend !

Eddy de Pretto : l’homme d’une seule chanson? Modeste va!

Vu par Fatherubu

Beauregard accueillait une des grandes révélations de l’année, j’ai nommé Eddy De Pretto! Hormis si vous vivez sur Mars, impossible d’échapper à la Fête de trop! En tout cas, le personnage est intéressant et il s’intègre parfaitement dans les mouvances d’aujourd’hui en parlant, par exemple, d’orientations sexuelles qui ne plaisent pas aux parents un peu fermés d’esprit…Résumer Eddy De Pretto à un phénomène de foire, voir pire à un produit marketing serait extrêmement injurieux! Le gars a du talent, c’est une certitude, et nous étions donc impatients de le voir sur scène.

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Il arrive, son smartphone d’une célèbre marque à la main! Eddy de Pretto est uniquement accompagné d’un batteur, l’essentiel de ses samples provenant de son téléphone branché en sortie son : simple, basique comme dirait l’autre! Son premier album, Cure, est sorti en début d’année, Eddy va nous en jouer la quasi intégralité.

Identité sexuelle, homosexualité, peur des autres, l’enfance, histoire d’amour et peine de coeur, vous trouverez un peu de tout çà chez Eddy! Il a en tout cas un timbre de voix très agréable, qui laisse présager de très belles choses pour l’avenir! Le concert se déroule devant un public captivé par le jeune chanteur originaire de Créteil, les chansons sont reprises en coeur : Kid, Jimmy, Rue de Moscou, Beaulieue, Mamere…

En fin stratège, Eddy nous a garder sa chanson la plus connue pour la fin, la fameuse Fête de trop! Il l’introduit par cette petite phrase que j’apprécie beaucoup : « Je suis Eddy de Pretto, l’homme d’une seule chanson« .  Le pauvre vieux fait la douloureuse expérience du « tube » qui écrase tout le reste d’un album ou pire, d’une discographie! Cher Eddy, pour le péquin lambda, un artiste = une chanson. Celle qu’il a entendu à la radio ou vu à la TV avant le journal de 13 heures. C’est moche je sais. Te voilà condamner à écrire plein d’autres bonnes chansons pour sortir de ce cercle infernal, mais je suis bien convaincu que tu vas y arriver! Le garçon à du talent, attendons donc de voir là suite!

eddydepretto.com

 

Julien Clerc : on hair !

Vu par BigBaron

Un monument de la chanson française était là avec nous ce soir (une des forces de ce festival de Beauregard, qui nous offre une line-up qui ne laissera personne sur sa faim). On reconnait instantanément la voix du chanteur grâce un son timbre clair et son vibrato légèrement chevrotant. C’est sa signature, certains adorent, d’autres détestent, tout le monde donne son avis. « Il n’y a pas de mauvaise pub comme on dit ». Ce soir visiblement tout le monde adore et pour ma part ayant grandi avec ses chansons je ne pouvais qu’apprécier l’évènement.

Le chanteur apparaît sur scène vêtu d’un jean noir et d’une veste scintillante aux motifs paisley. Dès les premières notes, il semblerait que l’artiste soit comme le bon vin (je vous laisse finir la citation). La voix ne moufte pas et l’on pourrait presque fermer les yeux et se croire en train d’écouter un vinyle dans notre salon en 1970 (je dis ça, mais en fait je n’étais pas né).

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Il est accompagné du line-up pop-rock classique, mais aussi d’un quatuor à cordes pour une touche d’élégance. Julien Clerc comme on le sait tous est l’interprète et compositeur du tube Ma préférence ou encore de la chaloupée Mélissa. Mais il est aussi l’homme qui à ténu le premier rôle dans la version française de la comédie musicale Hair. A l’origine composée aux États-Unis, elle resta à l’affiche sur Broadway quatre ans de suite. Et rappelons-le, ce spectacle est inspiré de la culture hippie (donc rock).

Si aujourd’hui l’artiste est très vite rangé dans la case chanteur sage pour sénior, rappelons qu’il a été un des interprètes de la génération 68. Il est le gardien d’une certaine idée (un peu « mainstreamisée » certes) de cette contre-culture hippie qui a secoué la deuxième moitié du XXème siècle. En atteste le morceau Cœur de Rocker de 1988 (clin d’œil appuyé).

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Pour cette tournée baptisée sobrement « Tournée des 50 ans » l’homme gâte son public avec une sélection de morceaux traversant toutes ces périodes. Il commence par Utile datant des années 90, l’on verra passer La Californie et Laissons entrer le Soleil (traduction française de Let the Sunshine in) toutes deux issues de ses premières années de carrière. Mais aussi des titres plus récents et aux paroles pleines de sens comme Double Enfance (qu’il présentera avec émotion) ou la plus classique, mais tout aussi efficace, Je t’aime etc de 2017.  Il interprètera aussi les trois morceaux cités plus haut que ses fans reprendront en chœur avec lui.

http://www.julienclerc.com/

On part se descendre des bières et autres mojito pendant que Julien Clerc termine de pousser la chansonnette : « c’est comme écouter Nostalgie en étant collé au poste »!  (dixit fatherubu). En tout cas, on ne peut être qu’admiratifs face à l’énergie du chanteur, il assure encore bien le bougre ! Et surtout, on sent qu’il s’amuse bien sur scène : fans je vous aime ? Pardon c’est nul, mais on voulait la placer…

ambiance - Beauregard 2018
On a vraiment un job difficile…

Black Rebel Motorcycle Club : La force tranquille

Vu par Fatherubu

Moi et BRMC (la flemme de taper le nom en entier), c’est une longue histoire d’amour. J’ai dû les voir 4 ou 5 fois dans ma courte vie, toujours avec le même plaisir ! Pourtant, l’histoire a bien failli s’arrêter prématurément avec la maladie de Leah Shapiro, batteuse du groupe depuis 2010. Et puis, miracle! La santé revient, et un nouvel album sort début 2018, il est intitulé Wrong Creatures, et c’est un petit bijou. Il trône fièrement à côté de Howl (2005) et Beat the Devil’s Tattoo (2010).

BRMC en résumé? Du bon gros rock américain qui sent le cuir, les balades en moto et la gomina dans les cheveux. Un son abrasif et un poil crade, entre americana et shoegaze, le son de BRMC c’est aussi quelques envolées électriques d’anthologie! Voilà notre trio de bikers qui arrivent sur scène, Peter Hayes (ancien Brian Jonestown Massacre pour la petite histoire) plante un couteau à cran d’arrêt dans une enceinte. OK c’est kitsch, mais ça met dans l’ambiance! Puis arrive Robert Levon Been , qui assure le chant en plus de la guitare au sein de BRMC. Leah Shapiro se planque derrière sa batterie, c’est foutu pour la photo.

BRMC - Beauregard 2018
Une de mes rares photos où vous les verrez tous les trois!

Les perfectos, les poses de mauvais garçons, on rentre dans le monde de BRMC, où règne sur scène, comme dans la fosse, une tension permanente. Une sorte de violence contenue, maîtrisée, qui alimente le groupe. À les regarder évoluer sur scène, on a l’impression de voir des fauves en cage, et les coups d’œil qu’ils se balancent entre eux sont assez terribles. Bordel, ça c’est du rock, on a l’illusion du danger, on sent le cheval sauvage qui demande à partir au galop…Yahou! (oui bon je me lâche…).

Niveau setlist, c’est impeccable : Little Thing Gone Wild, King of Bones, Beat the Devil’s Tattoo (merci!!!), Ain’t No Easy Way, Berlin, Conscience Killer (encore merci!) Stop, Question of Faith, Let the Day Begin, Six Barrel Shotgun (géniale!), Spread Your Love, Whatever Happened to My Rock n Roll…Un sans faute! Un concert parfait du début à la fin, BRMC est revenu à son meilleur niveau, qu’on se le dise dans les chaumières!

http://www.blackrebelmotorcycleclub.com/

On passe Nekfeu, pour en arriver à Simple Minds qui se produisait sur la scène John. Soyons honnêtes, nous étions au moins à 200 mètres, puisque nous avions décidé de faire notre pause dîner…Pour les gourmands, Beauregard c’est un peu le paradis sur Terre, nous n’avons pas perdu de poids…

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Photo prise à une main pendant le repas : admirez la performance!

 

The Offspring : Punk is not dead!

 Vu par Fatherubu

En allant me placer en plein milieu de la fosse, une étrange sensation m’envahis. L’excitation de voir un groupe qui a bercé mon adolescence, et le risque que ça soit carrément mauvais…Le cul entre deux chaises, où plutôt entre deux types éméchés visiblement très excités, j’attends. Vu où je me suis installé, je sais que je vais en prendre plein la tête pour pas un rond si ça pogote, mais est ce que ça va pogoter? That is the question comme dirait Sid Vicious…Je me moquais des vieux qui écoutaient les yéyé sur Nostalgie, me voilà devant une scène à attendre Offspring : la boucle est bouclée, je deviens vieux.

Les mecs du groupe ont pris plus de vingt ans dans la face, comme moi. Bon, moi je suis resté canon et super intelligent, mais eux? En tout cas le public est marrant, des jeunes étudiants/lycéens qui vivent leurs premiers émois amoureux, des quarantenaires avec des tee shirt de groupes de punk, des gens bien propres sur eux…bref il y a de tout. Le groupe arrive! Comme pour Jack White, vous n’aurez pas de photos de votre dévoué serviteur, nous n’avions pas accès à la crash barrière.

Je vous confirme que les gars ont pris un coup de vieux, mais dès les premiers accords de Americana : Blam! On oublie tout, et nous voilà embarqués dans une délicieuse régression adolescente! All I Want puis la géniale Come Out and Play…j’ai une pensée émue en me remémorant ces images de moi en Van’s, tentant de tenir sur un skateboard à la sortie du lycée : c’est à ce moment que j’ai découvert que je n’avais pas le sens de l’équilibre. It Won’t get Better, puis Staring at the Sun, place à What Happened to You? La fosse saute dans tous les sens, c’est trop cool de voir les kids et les moins jeunes s’ambiancer comme ça! On se bouscule gentiment, la poussière vole, les gobelets en plastique aussi. je prends un malin plaisir à dégager le kid juste à côté de moi : c’est ça le punk gamin!

je prends un malin plaisir à dégager le kid juste à côté de moi : c’est ça le punk gamin!

Original Prankster, suivi de Want You Bad, Dexter Holland et Noodles se chambrent gentiment sur scène, bien entendu ils nous font savoir que le public de Beauregard est le meilleur du monde : nous n’en avions jamais douté! Petite reprise de AC/DC : Whole Lotta Rosie, c’est plutôt cool, Bad Habit et un petit moment émotion au piano ou Dexter vient nous interpréter Gone Away.

Les dernières vingt cinq minutes du concert vont être folles! Offspring sort l’artillerie lourde. Ca commence avec Hit That (la bien nommée), puis Why Don’t You Get a Job? qu’on ne présente plus.  Head Around You, et…Pretty Fly (For a White Guy), toujours aussi chouette! Le tube avec lequel Offspring a explosé au niveau mondial The Kids Aren’t Alright!

Ils nous font la blague des rappels, ça c’est vraiment des punk! On aura le droit à deux chansons supplémentaires : You’re Gonna Go Far, Kid et Self Esteem. La  musique stoppe et la poussière retombe :  je sens que je ne suis pas le seul à mettre envoyer en l’air, les gars dans la fosse en ont eu pour leur argent, et vu les sourires qu’ils abordent, ils repartiront avec un putain de bon souvenir de Offspring : moi aussi!

http://offspring.com/

Carpenter Brut : comme des lapins dans des phares!

Vu par Fatherubu

Comment bien terminer cette belle soirée du samedi soir? En allant voir Carpenter Brut pardi! De son vrai nom Franck Hueso, cet artiste électro nous offre une odyssées à mi chemin entre musique metal, bande de films d’horreur et autres séries B des années 80.

Carpenter Brut - Beauregard 2018-2.jpg
Photo super arty! Faudra vous en contenter

Nous prenons le show en cours de route, le temps de faire le chemin depuis la grande scène. Faut vraiment qu’on recrute, j’en ai marre de courir dans tous les sens! Le premier morceau se termine, il s’agit du très bon Leather Teeth, que je vous conseille de découvrir.

Carpenter Brut - Beauregard 2018
idem!

Bien fatigués, on va se faire la moitié du concert, je reconnais quelques morceaux vraiment sympa : Cheerleader Effect, Monday Hunt, Beware The Beast…Je trouve ça vraiment sympa, même si après voir vu Justice la semaine précédente, je trouve que ça a gout de trop peu! En tout cas, je prendrai plaisir à retourner écouter Carpenter Brut, une découverte vraiment intéressante: ça sert à ça aussi les festivals!

https://www.facebook.com/carpenter.brut/

On rentre à l’hôtel (bah oui à nos âges avancés, la tente très peu pour nous…). Nous avons trouvé l’hôtel le moins cher de Caen, avec des murs tellement épais qu’on à l’impression de dormir avec les voisins, et puis le petit déjeuner avec des routiers de tous les pays : ça aussi ça fait partie de l’expérience! Allez, on retourne à Beauregard pour le dimanche!

Parquet Courts : tellement hype et tellement cool!

Vu par Fatherubu

Ceux là, je les attendais de pied ferme! Le groupe m’avait tellement été survendu, que ça en devenait suspect…L’album Wide Awake! sorti en mai 2018, a été porté au nu par la critique, et je confesserai que je ne connaissais pas le groupe avant cette parution. Ils sont pourtant rendus à leur cinquième album studio : ah! Les champs infinis de la musique, je n’aurai pas assez d’une vie. Pour ce Wide Awake!, Parquet Courts a collaboré avec Danger Mouse, rien que ça! J’aurai du lever l’oreille, car le mec est sacrément bon.

Sur la grande Scène de Beauregard, le groupe va bien assuré! Un bon punk rock des familles. C’est un joyeux mélange de Black Lips, Ty Segall et de Thee Oh Sees…Je suis en terrain connu et j’aime ce que j’écoute. C’est mélodieux, tout en conservant un aspect garage un peu plus brut, Andrew Savage assure l’essentiel des parties vocales et le bougre le fait très bien. Je fais donc amende honorable, Parquet Courts mérite largement leur succès. Sans révolutionner le genre, ils amènent un peu de fraicheur sur la scène indé américaine, et ça peut faire une super bande son pour votre été!

 

Oscar & the Wolf :  rock de clubbers ou electro de rocker ?

Vu par BigBaron

Je vous vois venir « facile le titre ! ». Vous n’aurez pas tort. Mais cela étant dit, Oscar et le Loup mélangent si savamment les codes rock aux codes électro, qu’on a du mal à choisir. Et c’est ce qui est bon !

Comme leurs compatriotes de Triggerfinger, ces jeunes flamands se sont vus récompenser aux Music Industry Awards, (évènement de référence dans leur pays d’origine) et pour tout vous dire il semblerait qu’ils y aient fait table rase des prix.

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Max Colombie en gros plan!

Alors que ses musiciens sont déjà sur scène, affûtant leurs lames en nous offrant une intro instrumentale des plus convaincante, Max Colombie (Oscar) arrive sur scène vêtu d’un t-shirt blanc lui arrivant aux genoux et d’un baggy noir façon parachute. Il commence le set sans formalités superflues avec The Game. Après ce premier titre, en guise de présentation il lance à la foule un « You are beautiful » qui semble les combler.

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Leur esthétique est bel et bien en équilibre entre les deux styles musicaux mentionnés plus haut. Le rock, avec les interventions du guitariste et une vraie batterie, l’électro avec des sonorités synthétiques très présentes, puis un côté hypnotique et lancinant dans leur son qui évoque les dancefloor. Pour ce qui est du look, l’accoutrement très rock du guitariste et celui plus rave du clavier et du chanteur (sans compter le micro à l’extrémité dorée) illustre bien cette dualité.

Le groupe nous livre ensuite un set élégant et tamisé comme l’espace VIP d’un club à la mode. Ce fut une belle découverte que je ne manquerai pas d’écouter et de partager. Si le cœur vous en dit, le leader se confiait à Charts in France l’année dernière.

http://www.oscarandthewolf.com/

 

The Breeders : Oh temps, suspends ton vol!

Vu par Fatherubu

J’étais vraiment impatient de voir The Breeders, groupe pour lequel j’ai beaucoup d’affection et de respect. Les sœurs Deal arrivent sur la grande scène de Beauregard sous les acclamations de la foule, On s’attend à vivre un grand moment de musique !

Bon, je vais lâcher le morceau tout de suite, le grand moment de musique n’a jamais eu lieu. Si je veux être sincère avec vous, je me suis vraiment ennuyé, je suis même parti avant la fin, ce qui n’est pas dans mes habitudes pourtant. Des pauses interminables entre les morceaux, 36 réglages qui prennent deux plombes, et surtout une ambiance qui retombe comme un soufflet au bout de 2/3 chansons. Certes, les Breeders ça a toujours été une sorte de pop atmosphérique, douce et sensuelle, sans être dénuée d’un humour corrosif. C’est justement cette dualité entre paroles et sonorités que j’ai toujours aimé chez elles, sans compter le lien « historique » avec les années 80/90 et les groupes cultes de la scène grunge que je vénère (coucou Nirvana).

La setlist est pourtant béton, et elles vont jouer pas moins de 17 morceaux! Wait in The Car, Divine Hammer, All Nerve (de leur dernier album du même nom), Spacewoman, Cannonball, Nervous Mary...

Je suis peiné et gêné de devoir être critique envers un monument de la musique comme peuvent l’être les Breeders, mais difficile de sauver grand-chose dans ce concert. C’est mou, trop mou pour un festival, même si les Breeders n’ont jamais été connus pour être des destructeurs de scène, là on s’endort. La voix de Kim Deal ne monte plus assez haut sur certains morceaux, je préfère regarder mes pieds que croiser son regard. Les ravages du temps bordel…Je pars descendre quelques bières, j’écouterai l’album Last Splash en boucle en rentrant à la maison, pour me rappeler le bon temps!

http://thebreedersmusic.com/

At the drive in : bonjour, une bonne dose de rock à emporter!

Vu par Fatherubu

Je les attendais les gaillards ! Derrière Depeche Mode (on ne se refait pas) c’est sans doute le groupe que je voulais le plus écouter et voir cette année à Beauregard. Dix mille mercis à l’organisation ! At The Drive In est un groupe complexe a cerner, il résiste au jeu des étiquettes : post hardcore, emocore, post punk…mouais ! Une chose est sûre par contre, dans la musique des texans vous allez retrouver un peu de Fugazi, un peu de The Fall, un saupoudrage de Rage Against The Machine, et puis bien sûr un soupçon de The Mars Volta (groupe monté par Cedric Bixler et Omar Rodriguez Lopez, respectivement chanteur et guitariste dans At The Drive In). Vous ajoutez à cela des changements de line up fréquents, quel bazar !

Cedric Drixler - Beauregard 2018
Cedric Bixler en grande forme!

At The Drive In est à l’origine de l’album Relationship of Command (2001), une pure merveille qui a mis le groupe sur orbite, mais, car rien n’est jamais simple avec eux, le groupe annonce sa mise en pause juste après leur tournée mondiale…se passeront dix ans avant un premier signe d’éveil de la bête pour quelques dates de concerts en 2012…puis il faudra attendre 2017 pour qu’un nouvel album, in.ter.a.li.a, soit rendu public. Il faudrait d’ailleurs que je pense à en parler sur weirdsound un de ces quatre.

Nous voilà donc dans les premiers rangs à attendre nos cinq amis. Ils commencent sur le morceau Arcarsenal, tiré de Relationship of Command, ça s’annonce prometteur pour la suite ! Cedric Bixler a de l’ADN de chèvre, il saute dans tous les sens, escalade les enceintes…mais quelle voix ! Suivront Governed by Contagions (morceau du dernier album) et un Pattern Against User de haut niveau. Ça, c’est de la musique mes petits amis.

Bixler est déchaîné, ça va finir avec un AVC sur scène, le reste du groupe n’est pas en reste ceci étant. Hostage Stamps, Napoleon Solo, Cosmonaut…c’est un bombardement en règle de bons titres !

Cedric Drixler - Beauregard 2018
Bixler a parfois des faux airs de de David Vincent (Pere Ubu) dans sa jeunesse…

Keeley Davis nous démontre, s’il y a encore besoin, qu’il est un excellent guitariste…One Armed Scissor, No Wolf Like The Present, et encore deux/ trois titres que je n’ai pas pris le temps de noter sur mon petit calepin (comme tout journaliste qui se respecte). Le concert passe a la vitesse de l’éclair, je ressors de là aussi essoufflé que Cédric Bixler : c’était puissant! Petite anecdote (je sais que vous aimez ça), je pars en courant vers l’espace VIP pour me rendre aux toilettes, et je rentre en collision avec le groupe…Déboussolé, je n’ai rien trouvé d’intelligent à dire : la classe! Un grand moment de musique en tout cas, ça rachète largement les Breeders

http://www.atthedriveinmusic.com/

Après une telle petite merveille, nous décidons d’aller faire un tour de grande roue, il fallait bien ça pour se remettre de nos émotions! Sur la scène John, Big Flo et Oli poussent la chansonnette. La photo ci dessous vous prouvera qu’il y avait du monde!

ambiance - Beauregard 2018-9
Big Flo et Oli sur la scène John,  depuis la grande roue!

Macklemore : la classe à l’américaine!

Difficile pour moi de commenter un concert de Macklemore, tellement c’est éloigné de ce que j’écoute d’habitude! Néanmoins, j’apprécie aussi les festivals pour ça, avoir l’occasion de découvrir de nouvelles choses et de se confronter aux gouts des autres, notamment des plus jeunes, ça permet de vieillir moins vite, et de ne pas devenir un type suffisant et aigri trop rapidement…

Alors, Macklemore? Comment vous dire! C’est le show taillé pour Las Vegas. Avec une petite surprise au préalable, le festival avait prévu un feu d’artifice pour fêter comme il se doit ses dix ans : bien joué! Je ne connaissais pas du tout les titres de Macklemore hormis Can’t Hold Us (les ados à côté me regardaient comme un martien)…le type est un sacré showman et il est accompagné sur scène par une bonne équipe de danseuses et autres ambianceurs, ce qui contribue à donner à l’ensemble un petit côté carnaval à la Nouvelle Orléans, c’est plutôt cool à regarder.

Mention spéciale aux deux privilégiés qui sont montés sur scène pour le concours de danse, voilà deux festivaliers qui se souviendront longtemps de Beauregard! L’ambiance est bon enfant en tout cas et ça fait plaisir de voir autant de personnes s’amuser, même si je reste assez indifférent à ce genre de son (le mec désagréable qui a les bras croisés dans une fosse, c’est moi).

On file vers l’hôtel à la fin de Macklemore, histoire de se reposer un peu avant une dernière journée de musique!

ambiance - Beauregard 2018-13
Un château où je pourrai très bien vivre à l’année…

 

Concrete Knives : victoire à domicile

Vu par BigBaron

Lundi, dernier jour du festival Beauregard. Alors que je sirote un café dans un transat essayant de compléter mes quatre heures de sommeil. J’écoute d’une oreille distraite les balances des groupes qui passent tour à tour. Soudain à-coup ! (Académie française représente) j’entends raisonner la voix mélodieuse de Morgane Colas et les guitares indies de son groupe les Concrete Knives. Je me précipite devant la scène pour écouter les Caennais.

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Nicolas Delahaye avec son joli plâtre!

Même dans l’irrégularité d’une balance et sous un soleil de plomb ils sonnent formidablement bien. Leur indie-blues urbain et pop donne à la fois envie de danser et de reprendre les refrains avec eux. Expert du dimanche (du lundi pour le coup) je me positionne en différents points de l’étendu vide au pied de la scène.

Quelques minutes plus tard, les festivaliers arrivent à toute vitesse comme si l’apocalypse s’était déclenchée et qu’une horde de zombies ayant flairé le casse-croute les poursuivaient. Premiers arrivés, premiers servis, ils auront des places de choix pour les concerts de l’après-midi, entre autres, Depeche Mode (chroniqué dans nos colonnes).

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Morgane Colas et derrière elle  Adrien Leprêtre au clavier

Les balances finies je me positionne derrière la crash barrière pour shooter les Concrete. Nicolas, guitariste, est assis dans un fauteuil roulant et arbore un magnifique plâtre rose, posé à l’horizontale sur un support. Le sourire en coin et l’œil goguenard il balance, « je suis content d’être là, c’est mon dernier jour de plâtre ».

Morgane, la chanteuse, ouvre le bal avec The Lights, tiré de leur album Our Hearts de 2018. Avec un jeu de scène calme et imperturbable elle déroule les morceaux issus de leurs deux longs : Greyhound Racing ou Wild Gun Man de Be Your Own King (2012) ou encore Golddigger, Tightrope et Our Hearts de l’album éponyme.

Les Caennais sont à la maison, et ils nous livrent sans sourciller un set enlevé et mélodieux, porté par leurs compositions solides, qu’on fredonnera encore le lendemain.

https://www.concreteknives.com/

 

Et voilà! Merci aux plus courageux qui ont pris le temps de lire cet article jusqu’à la fin! Que dire pour clôturer cet article sur les dix ans de Beauregard? Que c’est un des meilleurs festivals de France? C’est une évidence! Que la programmation est toujours au top? Naturellement! Que le site et l’organisation sont au top niveau? Bien sur! Que vous devriez déjà poser vos jours pour la 11ème édition en juillet 2019? Bah d’après vous??? On se voit là bas l’année prochaine!

https://www.festivalbeauregard.com/

 

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