The Moonlandingz : objectif lune!

Celui là, ça fait longtemps que je voulais vous en parler! Sorti début 2017, Interplanetary Class Classics est un album que je ne me lasse pas d’écouter. Mais connaissez vous le groupe qui se cache derrière cette petite merveille, j’ai nommé The Moonlandingz?

Les deux mauvais garçons de Fat White Family, Lias Saoudi (chant) et Saul Adamczewski (guitare) sont à l’origine de ce side project, The Moonlandingz étant initialement un groupe imaginaire vivant dans une ville imaginaire avec des membres…imaginaires! On y trouve, entre autre, le chanteur Johnny Rocket, un alcoolo/drogué complètement pervers et narcissique, dont on va suivre les péripéties…

 Avant d’aller plus loin, j’ouvre une parenthèse, nécessaire, sur Fat White Family. Un groupe de rock indé anglais vraiment intéressant. Lias et Saul l’ont créé en 2011, deux albums ont vu le jour : Champagne Holocaust (2013) et Song For Our Mothers (2016).

Pourquoi je les apprécie? C’est du pur rock! Transgressif, sale et puissant! Lias et Saul, à l’instar des Gallagher, passent leur temps à s’engueuler, l’alcool et la drogue sont monnaies courantes…Les Jeans sont troués et les guitares bizarrement accordées : mais ça envoie sévère! Entre le grunge de Nirvana, le stoner de Kyuss ou Fu Manchu, et la provoc d’un Velvet Underground, on y trouve toutes les composantes d’un super groupe! « Rock n Roll as way of life » : Ce ne sont pas des poseurs, engagés à 100% dans leurs concerts, Fat White Family est un groupe survolté et sans limites en live. Ouvertement misanthropes, ils se font les journalistes de la décadence et des perversions de notre époques. Ils flinguent généreusement tout ce qui bouge, et putain, ça fait du bien! Complètements désenchantés, tarés et marginaux, nos anti héros ont l’étoffe des grands du rock, pour peu qu’ils ne se désintègrent pas en vol!

The Moonlandingz est devenu une réalité quand nos deux amis ont été rejoints par Adrian Flanagan et Dean Honer membres du groupe Eccentronic Research Council.

Nos quatre compères, complètement tarés, réunis, les voilà prêts à composer un album digne de ce nom : Interplanetary Class Classics. Mais ne brulons pas les étapes! Avant l’album, il y a eu un EP : Black Hanz, que je vous invite très fortement à écouter. C’est une merveille! Avec des sonorités me faisant penser à Bauhaus et Alien Sex Fiend, je l’ai écouté en boucle pendant des jours entiers.

L’EP est bien reçu par la critique, et nos quatre garçons prennent le chemin des studios. En l’occurrence pas n’importe quel studio, mais celui de Sean Lennon, fils de John…Les featuring ne sont pas en reste : Yoko Uno, Slow Club et un ancien Village People donnent un coup de main!

Lias Saoudi endosse le costume de Johnny Rocket, chanteur fictif de The Moonlandingz, et nous voilà en route pour un pur moment de délire! Hormis Black Hanz, on citera The Strangle of Anna, chanson tirant à boulets rouges sur les chanteuses mainstream et propres sur elles,  ainsi que Neuf de Pape, déclaration d’amour au vin rouge…

La chanson Glory Hole aurait pu être revendiquée par Motley Crüe ( je vous laisserai vous pencher sur les paroles…). Interplanetary Class Classics est un monument d’humour trash et un réquisitoire sans concessions contre l’espèce humaine…Glam rock? Punk? Nihiliste? Dingue? Sale et méchant? The Moonlandingz c’est tout çà à la fois!

On ne sait pas encore si il y aura une suite à cet opus, mais est ce nécessaire? Il faut déguster Interplanetary Class Classics comme un concept album, qui se suffit à lui même. Il en reste une des meilleures surprises de 2017. Nos méchants garçons réussiront à nous remettre une baffe avec Fat White Family ou un autre projet foutraque, je ne suis pas inquiet là dessus! En attendant, The Moolandingz est en tournée dans toute l’Europe, si ce n’est pas déjà fait, courez vite les voir!

 

 

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