The Blind Suns et Yarol, une soirée Rock qui a comblé le VIP de St Nazaire!

Yarol et Black Minou VIP St Nazaire 2018 Photo benoit weirdsound Yarol et Black Minou VIP St Nazaire 2018 Photo benoit weirdsound

Bon…autant le dire tout de suite…J’allais au V.I.P de ST Nazaire, ce vendredi soir 30 Novembre 2018, surtout pour revoir The Blind Suns et, par curiosité, découvrir Yarol Poupaud dans son projet solo. Je ne fus pas déçu, bien au contraire et l’énergie mais aussi la qualité de la musique proposées par Yarol et son groupe, Black Minou, nous ont fait passer une excellente soirée rock.

 The Blind Suns VIP St Nazaire 2018 photo benoit weirdsound
The Blind Suns VIP St Nazaire 2018 photo benoit weirdsound

The Blind Suns est un trio qui réussit à concilier brillamment voyage dans le temps-les 70’S, la surf music- avec une musique rock pop bien ancrée aussi dans son époque , le 21 ème siècle! Après le lancement d’une bande instrumentale introduisant le titre “Alligators“, le groupe entrait en scène, menée par Dorota Kuszewska au maquillage pailleté et toujours aussi à l’aise en Live! C’est d’ailleurs ce titre de leur dernier albumOff Shore“, paru au printemps qui leur avait valu, ainsi qu’à notre site weirdsound, les honneurs de France Inter et de Michka Assayas 10 jours plus tôt. Le groupe allait d’ailleurs jouer la moitié de cet album, revisitant, comme à leur habitude en live, les versions de leurs titres comme “Ride” ou l’excellent “Texas Sky“, clôturant provisoirement leur set.

 

 

Ils n’en oubliaient pas leur 1er album “Baltic waves” avec des versions toujours brillantes de “Boundaries” ou “Rockerfeller”….Le public ne se trompait pas en reconnaissant le brio de notre trio et demandait un rappel! Fait rare pour une 1ère partie, The Blind Suns revenaient pour deux titres du 1er album: “Golden Years” que j’aime beaucoup et que joue rarement le groupe (pourtant, après le concert, Dorota me disait affectionner aussi beaucoup ce titre) et 13.31.

Dorota et Romain VIP St Nazaire 2018 photo benoit weirdsound
Dorota et Romain VIP St Nazaire 2018 photo benoit weirdsound

Une grande partie du public découvrait the Blind Suns et a été séduit par la qualité de leur musique, la complicité souvent visible entre Dorota et Romain et le jeu de Jérémy, toujours aussi efficace à la batterie.

 

 

 

 

Après une tournée qui les a amenés récemment en Italie et en Corée du Sud, The Blind Suns s’envolaient ce week end pour …Taïwan (“c’est peut-être de la folie” m’avouait Dorota!) avant de revenir mercredi en France et se produire aux Transmusicales de Rennes ce Vendredi 6 Novembre (à L’étage).

The Blind Suns Dorota St Nazaire photo benoit weirdsound
The Blind Suns Dorota St Nazaire photo benoit weirdsound

Pour les amateurs de vinyles, le vinyle de “Off Shore” (jusqu’ici seulement dispo en cd) sera aussi en vente aux Transmusicales de Rennes (Il était encore “coincé à Strasbourg” me disait Dorota).

Yarol : le rock dans les tripes !

Yarol Poupaud, qui désormais a choisi d’utiliser son prénom pour son nouveau projet musical, est loin d’être un inconnu pour beaucoup et c’est précisément l’aura de ce bientôt quinquagénaire qui avait poussé la curiosité de bon nombre de spectateurs.

Yarol VIP St Nazaire 2018 photo benoit weirdsound
Yarol VIP St Nazaire 2018 photo benoit weirdsound

En 1987, alors qu’il n’a que 18 ans, il rejoint F.F.F (Fédération Française de Fonck) puis tourne aussi avec Niagara en 1990. A noter qu’en 1998, F.F.F joue en 1ère partie du concert mythique de Johnny au stade de France. Yarol Poupaud crée aussi son propre label en 2006 (Bonus Track Records), compose des musiques de films (comme la B.O de « Bus Palladium »). A partir de 2012 et jusqu’à la mort de Johnny, Yarol en est son guitariste et directeur artistique musical et composa 4 titres de l’album posthume de Johnny. Aujourd’hui, Yarol reprend la route avec son groupe de 5 musiciens, Black Minou.

Yarol VIP St Nazaire 2018 photo benoit weirdsound
Yarol VIP St Nazaire 2018 photo benoit weirdsound

Le ton est donné dès les deux premiers titres… Le concert sera bien rock et tonique ! Une petite pause est nécessaire cependant car une corde de la basse a cassé dès le 1er titre ! Yarol redémarre en force avec le titre « Boogie with you » (qui était déjà, avec 2 autres titres joués ce soir, sur l’E.P 4 titres de Black Minou, sorti en 2012) dont le superbe clip video est déjà connu des internautes depuis quelques mois : clip en noir et blanc enregistré au Bus Palladium où l’on retrouve sa muse et compagne Carole de Maigret dans une atmosphère underground newyorkaise très 70’S.

 

Le public, de plus en plus chaud, est sollicité régulièrement comme pour participer, vocalement, sur » What am I supposed to do ». Après « Girls », un titre écrit par la chanteuse Corine, Yarol souligne l’exploit de son régisseur, Romain, qui a pallié l’absence du batteur et empêché l’annulation du concert. Vient alors le titre « Bad habit » au parfum de Santana dans le rythme et de Rod Stewart dans la voix. « Caroline » permet à Yarol de nous gratifier d’un fabuleux solo de guitare. Après un nouveau morceau de choix « No Filter » (pourquoi « pâté » évoqué par un spectateur ? !), le public va souffler un peu avec un presque slow à la Scorpions « The end of the world », avec lumières bleues tamisées, nappes d’orgue et les « Oh Oh » des spectateurs alors que la voix de Yarol me fait penser aussi à Joe Cocker, juste avant un nouveau solo de guitare. Vient alors le titre chanté en français « Sale » (écrit par Benjamin Biolay) avec une rythmique à mi-chemin entre Fela Kuti et Santana (j’adorais le titre Jingo » !). Tout le public chante « Laisse-moi rester sale » !.

Yarol debout sur le bar du VIP St Nazaire 2018 photo benoit weirdsound
Yarol debout sur le bar du VIP St Nazaire 2018 photo benoit weirdsound

Après la présentation des musiciens, le titre « Black Cat bone » me rappelle, au moins au début, le titre de Johnny « Toute la musique que j’aime… », un blues rock qui permet à Yarol de descendre une 1ère fois dans la fosse puis de monter à l’étage pour la plus grande joie du public. Fausse sortie et rappel. « Voodoo Love » puis « Fils de personne » ! (Ah ! j’adorais le 45t , que j’ai toujours, de la V.O des Creedence « Fortunate Son », la traduction pour Johnny ayant été opérée par Philippe Labro en 1971). La fin du concert va nous valoir un final de folie avec « Go to Hell » , Yarol redescendant dans la foule puis terminant, debout sur le zinc du bar du 1er étage avant de regagner la scène. Un « boogie », pot-pourri très rock and roll est un prétexte pour englober des extraits de standards mêlant les « Johnny go » aux « I can’t get no » et « Shake it, baby shake »…. Yarol s’est jeté dans le public.

Plus de 2 heures d’un concert intense qui fait du bien à tous les amoureux du rock. On a assisté à un très bon concert de Yarol qui ne compte pas sa dépense d’énergie, mêlant Rock, Rhythm and Blues, Funk, Soul, disco électro par moments et, bien sûr, sonorités percus latinos et afro beats ! Un cocktail séduisant pour ce multi instrumentiste brillant !

Le 1er album de Yarol sort fin janvier le 1er Février 2019 ?).