HELLFEST DAY 2 : In Sweat & Dust

La statue la plus célèbre du Hellfest! La statue la plus célèbre du Hellfest!

[ TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES PERSONNES EXISTANTES OU AYANT EXISTEES EST PUREMENT FORTUITE. CERTAINS PROPOS PEUVENT CHOQUER LA SENSIBILITÉ DES PLUS JEUNES.]

Le réveil de ce deuxième jour se fait sans difficulté (en comparaison avec mes camarades). Afin d’éviter une randonnée qui m’a, mine de rien, fatigué, ma douce et bien aimée se propose de nous déposer au plus près du festival. J’attends donc le reste de l’équipe en compagnie d’Elanbleu (qui meurt d’envie de venir au HELLFEST avec nous ! Je le vois dans ses yeux ! Rire diabolique).

Le programme de la journée ne me rend pas spécialement dingue, mais comme la veille, nous ne sommes pas à l’abri de belles découvertes.

Fatherubu et Mrsurfinbird arrivent en début d’après midi. Nous ne sommes plus seuls ! Notre grand chef a convié sa moitié. Un peu de douceur dans ce trio de testostérone ne va pas faire de mal ! Juste le temps de prendre des munitions pour le trajet et c’est parti ! Nous nous retrouvons rapidement dans l’enceinte du festival (à quand la téléportation ?!).

13h00 : Le HELL SQUARE est bondé. Les boutiques proposent tout un tas de démos et de jeux. On ne voit pas la fin des files d’attente.

13h20 : Passage éclair sous la cathédrale et nous voici de nouveau au cœur de la bête. Nous nous empressons d’aller nous ravitailler en élixir houblonné. Nous restons à coté du bar pour profiter de L7 qui joue sur la Main Stage 1. Fatherubu le cache bien, mais voir des nénettes avec des guitares, en train de jouer du punk, ça l’a toujours émoustillé ! Le concert n’est pas dingue. Les californiennes sont devenues plus sages avec les années. Il est loin le temps où les tampons hygiéniques volaient dans la fausse. Mais cela reste quand même agréable pour débuter un deuxième jour qui s’annonce intense sous la chaleur et la poussière.

14h20 : Direction la Warzone qui est quasiment vide pour le moment. Vide au Hellfest … tout est relatif. Disons que nous trouvons un petit coin d’herbe pour poser nos fesses. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée. Nous sommes encerclés par des boudins remplis d’air (une nouvelle mode apparemment). Des sortes de canapés fluo portatifs. On dirait des capotes géantes qui virevoltent au dessus de nous. Ça à presque un coté romantique … Les gens qui commencent à nous piétiner indiquent l’arrivée de TURNSTILE. Nous restons affalés comme des larves pendant le début du set. Mais il faut avouer que le groove et l’énergie des dignes représentants de la scène de Baltimore donnent envie de remuer la tête, malgré une nuque encore sclérosée de la veille.

15h40 : Fatherubu trépigne. Il n’arrête pas de regarder sa montre. Je pense qu’il est en train de muter. Ses yeux deviennent tout blancs ! Ils bavent … c’est dégueulasse. On arrive à discerner dans ses gémissements : « ror … roooor … horrooor … HO99O9 !!! ».

15h45 : Fatherubu a commencé grogne sur les gens et pisse partout pour marquer son territoire. Nous nous éclipsons en direction de Valley avant d’avoir le moindre problème avec le reste de la communauté.

15h55 : Nous voilà placés à notre spot habituel sous Valley. Cette scène devient un peu notre deuxième maison. Devant sa crache barrière, Fatherubu s’est détendu. Le show commence … et quel show ! Le batteur entre en premier sur scène. J’ose une remarque un peu osée : « il a 12 ans ou quoi ? ». Certes le petit monsieur semble avoir 12 ans mais rien que le premier break de batterie qui lance le concert met tout le monde dans le bain. Il est bon l’ e***** !!! Les deux front men de cet après midi arrivent, tels des monstres sortis du pire cauchemar que vous ayez fait.

Hellfest 2018 - HO99O9-8
Les dreads de l’enfer !

Nous sommes vraiment au festival de l’enfer. 1 heure de bourrinage extrême ! Le hip-hop expérimental tinté de punk hardcore des américains nous transporte directement. Le public réagit instantanément. Les slameurs s’enchaînent à une vitesse incroyable. Tout le monde entre dans une sorte de trans communicative. Les festivaliers ne sont apparemment pas les seuls à apprécier le spectacle. D’un coup de coude, j’interpelle Mrsurfinbird. Regarde ! C’est ICE-T ! Le leader de BODY COUNT est visiblement impressionné de la performance qu’il a sous les yeux. Le HELLFEST a osé programmer les sorciers du New Jersey et pour Weirdsound.net, à mon humble avis, ce show reste l’un des plus marquant de cette 13ème édition.

Ice t
ICE T incognito

16h40 : La fin d’ HO99O9 nous laisse groggy.

16h42 : Nous errons sans but…

16h55 : JONATHAN DAVIS est en plein effort sur la main stage. Cela me rappelle le lycée. Malheureusement, cela reste un avis personnel, le leader de KORN reste bien fade sans ses camarades de jeu habituel.

17h45 : Après un ravitaillement auprès d’un déssoiffeur des plus serviable, nous décidons de prendre une petite pause bien méritée et de nous restaurer avant le début de soirée. Pique-nique rapide sous le Bois du Muscadet et ingurgitation d’eau (les mélanges sont pourtant déconseillés!). Une douce mélodie, pas tout à fait inconnue, arrive jusqu’à nos oreilles. Les mecs de PLEYMO sont, à ce moment précis, en train de retourner la main stage 2. Le son très nu-métal qu’il nous proposaient 10 ans plus tôt à pris des cojones ! Ça tabasse pas mal !

18h33 : Notre petit frichti terminé, nous repartons vers la main stage 1 pour assister à la performance de BULLET FOR MY VALENTINE. Il faut bien avouer que les métalleux propres sur eux ont bercé mes années collège. Aujourd’hui, la programmation est basée sur ma playlist d’adolescent. Dans mon souvenir, la bande de MATTHEW TUCK était ultra violente, malgré une coupe de Dragon Ball Z. J’ai grandi, M.TUCK a oublié les cheveux à la Tokyo Hotel Mufasa et le son s’est adouci à mes oreilles. Ce qui est sûr, c’est que les lascars jouent sacrément bien. C’est technique, c’est propre, mais pour ma part, cela reste un peu trop mignon. Une petite déception dans le souvenir rebelle de mon cœur d’adolescent. Je m’en remettrai.

Hellfest 2018 - BFMV-13

19h28 : Nous revoilà, pour changer, sous Valley. Je ne le sais pas encore, mai je m’apprête, encore une fois, à me prendre un ouragan dans les tympans. ORANGE GOBLIN m’était inconnu. A part me rappeler le nom d’un cocktail du Seigneur des Anneaux, je n’en avais jamais entendu parlé. Et qu’est ce que j’ai raté ! Le stoner des anglais met le feu ! BEN WARD, en leader charismatique, interpelle le public de sa voix puissante. Je rigole un peu dans ma moustache car j’ai l’impression que lorsque ce “LEMMY KILMISTER / DAVE GROHL” ne chante pas, il ne sait pas trop quoi faire de ses bras. Bref, encore une fois je suis tout seul. Si vous aussi vous n’aviez jamais entendu parler d’ ORANGE GOBLIN, n’hésitez pas à jeter une oreille, car vous ne le regretterez pas. Les vapeurs de cigarettes qui font rire me transporte vers des contrés merveilleuses. Je commence a caresser le visage de Mrsurfinbird. Ses mouvements de yoga – capoeira deviennent psychédéliques. Il a l’air d’ apprécier …

Le concert terminé, j’arrive à perdre mes camardes en l’espace de trois pas … c’est chiant ! J’ai soif. J’ai la flemme de chercher. J’ai envie de m’asseoir … mais debout.

20h50 : J’ai repris mes esprits. Nous nous plaçons devant la main stage 1 en profitant de la fin du concert de BODY COUNT. Ce n’est pas ma tasse de thé, mais il faut avouer que ICE-T envoie quand même du steak ! Ça change de New York Unité Spéciale !

Toujours aussi chevelu (je ne sais pas ce que j’ai avec les poils de tête moi aujourd’hui?) STEPHEN CARPENTER arrive sur scène. Les co-fondateurs du nu-métal ambiance la fosse dès le premier titre, Headup. Les titres s’enchaînent et ne baissent pas en régime. DEFTONES est là ! Depuis le temps que je voulais les voir, c’est fait. Swerve City, Rocket Skates, Engine No.9, 7 Words et j’en passe ! Que des tubes ! CHINO MORENO a pris un peu d’embonpoint mais il est bien présent. 1H15 d’un concert jouissif !

22h25 : L’heure est venue de re-kiffer ma race ! (désolé pour les termes employés mais j’ai prévenu en début d’article!) LIMP BIZKIT et son guitariste mystérieux enflamment littéralement le HELLFEST. Les lances-flammes inondent de feu le ciel clissonais. C’est dingue ! WES BORLAND se tente même un slam avec sa guitare ! C’est juste parfait ! Le public le dépose dans la fosse. Encerclé de festivaliers, on dirait une créature prête à bondir. L’atmosphère est irrespirable tant la pression est intense. Tout le monde n’attend qu’une seule chose – pogotter comme des tarés ! Nookie, My Generation, My Way, Take A Look Around et même Killing In The Name (petit clin d’oeil à RAGE AGAINST THE MACHINE) auront ponctué un live rondement bien mené par FRED DURST et ses complices !

23h30 : Ma soirée se termine par un concert qui fût épique tant par les titres joués que par la prise en otage de la main stage par LIMP BIZKIT. Cette journée en enfer aura été ponctuée de quelques déceptions et encore une fois de très bonnes surprises et de belles découvertes. Je n’ai pas peur de le dire : HELLFEST je t’aime !

Je profite encore quelques instants avec mes camarades de l’ambiance du festival. Petit détour par le HELL MARKET qui est malheureusement fermé. Il reste demain alors il est temps pour nous de reposer nos yeux … et nos oreilles.

Heureusement, aujourd’hui, pas de longue marche car ma douce vient nous ramasser. C’est le terme adapté pour l’état dans lequel nous sommes.

HELLFEST je t’aime !