FESTIVAL DE LA MOTTE : The forest

Le festival de la Motte : 10 ans déjà! Le festival de la Motte : 10 ans déjà!

Je sais que le titre est plutôt accrocheur mais non, je ne vais pas vous faire partager un concert des CURE. Les 24 & 25 août dernier s’est déroulé le FESTIVAL DE LA MOTTE à Siecq (17). Étant sur une bonne lancée c’est Elanbleu qui m’accompagne pour ce festival hors norme au milieu de la forêt charentaise.

Direction la Charente Maritime. De gentils bénévoles nous indiquent notre emplacement de parking. Le champs de tournesols a mis à rude épreuve notre véhicule. Il fait froid en ce premier soir de festival. En espérant que l’ambiance nous réchauffera. Des pancartes nous indiquent la direction à suivre et un périple des plus «  nature «  nous attend. Nous traversons le bois des fées pendant un bon quart d’heure avant d’atteindre les portes du festival. Elanbleu commence à stresser. Toute cette verdure le rend mal à l’aise (pas l’habitude!). ENC***** ! A zut ! Le revoilà celui là ! En même temps, qui dit forêt dit homme des bois ! Et on a le culot de faire les étonnés … (pour ceux qui ne comprennent pas, se référer aux articles du MOTOCULTOR FESTIVAL).

Les serpentins qui conduisent à la roulotte-guichet sont vides. Il n’est pas encore tard, tant mieux ça ira plus vite ! Voyant que le monsieur devant moi n’a pas l’air motivé pour laisser sa place, je m’incruste. Et là … BAM prend ça dans tes naseaux ! Il sent le pastis et les cacahuètes … un truc de malade ! Je ne savais pas que les PMU avait une ligne de parfums ! Une fois présentés nous espérons avoir nos pass mais sommes redirigés vers le festival. Nous finissons par nous retrouver devant les scènes sans même un bracelet. Notre étique journalistique nous oblige à retourner au point d’entrée où le mec qui porte du « fleur de PMU » est toujours là. Je me retape l’incruste. Le mec me regarde d’une étrange façon. Je n’arrive pas à décrypter si il me connait ou si il a juste envie de gerber. Difficile à dire … Bref. Je récupère les bracelets mais du coin de l’œil, j’ai l’impression que son visage se rapproche étrangement. Rien que de renifler son haleine je suis bourré. Elanbleu et moi même retournons sur les lieux du festival non sans tituber après cette arrivée plutôt épique.

Le bois qui accueille ces deux jours de fête n’est pas immense et crée immédiatement un sentiment de convivialité. 3 scènes sont à disposition des artistes. Des activités pour les plus jeunes étaient au programme de l’après midi et c’est bientôt l’heure du premier concert.

I AM STRAMGRAM : le nouveau Woodkid ?

La foule n’est pas encore arrivée et nous pouvons profiter du concert d’ I AM STRAMGRAM sans être sur la pointe des pieds pour voir quelque chose. Remarque, les scènes sont plutôt bien faites et même plus tard dans la soirée, peu importe où nous nous trouvions, c’était parfait . Mais par contre, adieu les pogos … ou à deux et là … nous aurions eu l’air de deux c***.

Sur scène, VINCENT JOUFFROY accompagné de son batteur nous offre une pop des plus propre. Guitare sèche (avec de la saturation s’il vous plait !) et rythmique froide forment un cocktail tonitruant alliant douceur et sévérité (houla ! Ça devient sexuel !). Les bordelais ne sont peut être que deux mais le son est ample et nous enveloppe littéralement. La sueur commence à perler sur les fronts malgré la température plutôt fraiche et j’avoue que la musique m’emporte , sans me transcender, mais elle m’emporte tout de même. Les paroles inspirent une éternelle enfance avec ses joies et ses tristesses. La musique est solide et sonne, elle, très  » adulte « . I AM STRAMGRAM sera à compter sur la scène pop française dorénavant.

 

GUNWOOD : cowboy 2.0

C’est le moment de faire  péter les chemises à carreaux, de sortir les harmonicas, de grimper à cheval et d’aller démonter deux ou trois indiens ! GUNWOOD est dans la place !

Un groupe qui m’était inconnu jusqu’ici et qui m’a fait forte impression. Le country rock que nous propose le power trio est tout simplement magique. Amoureux des grands espaces, vous avez trouvé la BO parfaite pour vos soirées feu de camp. L’instrumentation et la voix puissante ainsi que le goût pour les harmonies vocales créées par ces multi-instrumentistes est un véritable pont entre la culture irlandaise (mais il n’y a pas de cowboy là bas !? On s’en fout!) et les riffs ravageurs de SONIC YOUTH ou de PEARL JAM. Le chanteur guitariste GUNNAR mène d’une main de maitre ce trio pas commun. Petit bémol, j’ai trouvé que cela s’essoufflait un peu sur 1 heure de concert … mais ce n’est que mon avis. A tous les curieux, vous pourrez voir GUNWOOD en concert au TRIANON en avril prochain !

 

FEU! CHATTERTON : emphase et utopie

Quand les 5 compères de FEU ! CHATTERTON au look 80’s arrivent sur scène, nul doute que celle-ci leur appartient. Moustache gominée et boots en croco, le kitch c’est hype ce soir au milieu de ces bois magiques où le dieu renard fait sa loi auprès des fées et des festivaliers. La fosse est pleine et nous nous adossons aux arbres pour profiter de la poésie mystificatrice du groupe parisien. ARTHUR TEBOUL en chanteur charismatique s’est clairement inspiré des plus grands en passant de la plume de SERGE GAINSBOURG au dandysme et à la présence scénique de BREL (toute proportion gardée bien sûr car personne n’égale ces monstres sacrés!). Les musiciens, eux, sont plus effacés mais accompagnent avec efficacité et lyrisme la voix onirique de leur chanteur. FEU ! CHATTERTON à l’air heureux de faire partie de la programmation du FESTIVAL DE LA MOTTE, à en croire la longue tirade sur l’environnement incroyable qui nous entoure, baigné par la pop rock d’un groupe qui gère sa partition parfaitement.

Bien que le public ne soit pas d’une sobriété exemplaire, les différentes élocutions du leader semblent en perdre tout de même quelques uns. Opium es tu là ? (J’ai dis opium mais j’aurai pu tout aussi bien dire binouze ou doliprane ! )

Si vous aimez les chansons à texte et la musique pop-groovy-ambiant, vous ne serez pas déçu par FEU ! CHATTERTON. Un groupe d’une poésie libératrice et fataliste qui fait du bien!

 

Ayant eu un petit contre temps, nous n’avons malheureusement pas pu assister au deuxième jour de festival, qui proposait une affiche incroyable pour un événement de cette taille (TOO MANY ZOOZ ULTRA VOMIT DÄTCHA MANDALA – …).

Certes ce fut bref mais ce festival aura su marquer son empreinte dans nos mémoires. Cela reste un « petit » festival (et ce n’est pas péjoratif ) qui permet de venir voir de supers concerts (la programmation est dingue quand même!) tout en profitant de toutes les activités proposées pendant la journée. Une sortie en famille ou entre amis, c’est ça l’ambiance du FESTIVAL DE LA MOTTE. Le festival a, de plus, un sujet plus profond, bien que la musique, pour ma part, soit déjà suffisamment importante pour créer un événement comme celui ci : l’environnement et la protection des animaux. Plusieurs stands étaient dans le bois pour lutter contre la maltraitance des animaux et la pollution à outrance. Bravo à tous ces bénévoles pour leur combat et comme on dirait : « Chapeau bas ! ».

Je récupère Elanbleu qui est en train de profiter d’une danse privée offerte par deux fillettes dans la « motte » (sorte de butte creuse qui donne le nom au festival) surmonté d’une énorme boule à facettes (on ne juge pas … c’est pas joli!). Nous disons au revoir à l’énorme tête aux yeux rubis ainsi qu’aux fées.

Et j’allais oublier …

JOYEUX ANNIVERSAIRE LE FESTIVAL DE LA MOTTE !

 

festivaldelamotte.com

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