Tample, l’été en pop douce

Rythmes répétitifs qui hypnotisent l’âme et poussent les corps les plus récalcitrants à bouger, mélodies entêtantes survolées par un chant éthéré, voilà ce que propose et produit la musique de Tample. Les bordelais charrient avec eux des sonorités qui mêlent du The Foals, du Editors, saupoudrées de Disco et de New Wave très 80 avec quelques poussières de Daft Punk ou de Radiohead.

C’est avec la mélodie douce-amère de Chimera que Tample a convaincu Yotanka de les signer

Sam (chant/guitare), Gérald  (Batterie), Fred (basse/guitare) et  Nicolas (synthé/percus) ont su créer une alchimie de sons qui, tout en gardant un côté dansant, amène toujours un brin de nostalgie. L’essence de ce précipité réussi réside dans la recherche d’une mélodie fédératrice, d’un refrain qui s’incruste durablement entre les oreilles.

On trouvait plus graphique d’écrire « temple » avec un A. En fin de compte, ce nom de groupe est assez singulier puisqu’il n’existe que pour nous.

Dossier presse

Indéniablement, il se dégage des compositions du quatuor une identité forte, une fraicheur et une évidence que démentent les arrangements  et le travail d’orfèvre qui se cache derrière chaque morceau. les influences diverses—du métal à l’électro, de la pop à la cold wave—des membres sont de véritables atouts dans la constitution de cet édifice.

Un voyage sonore aux confins de la pop

Tample, c’est l’histoire de deux beaux-frères musiciens qui décident de monter un projet (dites les gars de weirdsound, ça me rappelle quelque chose, quand même, mais quoi?) et s’entourent d’amis afin de concrétiser leurs envies.

Mélodies douces d’une pop idéal pour bercer les amours d’été.

Un équilibre entre une certaine nostalgie et quelque chose de plus actuel et dansant 

RTL2, 17/05/2018

Après un travail acharné sur les compositions, avec une attention toute particulière sur les mélodies, le quatuor sort Summer Light sur Yotanka.  Huit titres concis qui prennent une dimension particulièrement hypnotique en concert et font voyager les auditeurs dans un univers coloré et riche en émotions.

L’album s’ouvre sur quatre titres qui font monter la sauce, amenant petit à petit des rythmes de plus en plus dansants. Sur Love Keep Us Alive, le tempo se calme le temps d’une balade pour mieux repartir sur Runaway qui a un petit je ne sais quoi de New Order.

Power est peut-être le morceau le plus sombre du disque avec son beat lancinant et sa voix parfois sous-mixée, noyée dans une réverb courte, presque étouffante. Le groupe montre une capacité à créer des univers différents, et à développer une pop qui pioche dans ce que leurs ainées ont fait de meilleurs.

Kings of Earth 1, qui clôture Summer Light, sonne comme une fin de récrée. On y retrouve l’essence du groupe, des guitares au son clair, arpèges et synthés répétitifs, nappes sombres et percus qui viennent contrebalancer la langueur des voix sur des rythmes en tension qui font monter l’ambiance jusqu’au climax final.

Plus qu’un amour de vacances

Après un passage remarqué aux Transmusicales en décembre dernier, Tample a su séduire une grande partie de la presse spécialisée et conquérir un public sans cesse grandissant. C’est qu’il y a une véritable volonté de partager le plaisir musical et une dose de travail énorme derrière l’étonnante et fausse simplicité des morceaux du groupe. Chaque titre sonne peut-être comme une évidence, mais c’est l’apanage d’un grand talent que de savoir cacher le travail nécessaire à l’élaboration d’une œuvre.

Le groupe a placé la barre très haut, et nul doute que le prochain échelon demande aussi beaucoup de travail. C’est que l’amour pour qu’il dure et nous maintienne en vie doit aussi faire l’objet d’une remise en cause incessante.

Liens :

http://www.yotanka.net/fr/artists/tample/summerlight/

https://www.facebook.com/tampleband

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