Rob Zombie : Hellbilly Deluxe

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Ah en voilà un qui me fait sacrément plaisir en venant au Hellfest cette année! Rob Zombie, de son vrai nom Robert Bartleh Cummings, est un drôle d’énergumène difficilement qualifiable. Touche à tout plutôt doué, autant musicien que cinéaste, il est le responsable de un ou deux très bon albums tels que Hellbilly Deluxe (1998), The Sinister Urge (2001) et Past, Present & Future (2003).

Rob est né dans une famille de forains en 1965, et  il passera l’essentiel de son enfance à regarder la télévision. Il se nourrit donc de séries B et autres films avec Bela Lugosi, tout en côtoyant des artistes de cirque et en écoutant les récits des anciens sur les monstres de foires…

Étudiant en cinéma et ultra fan de vieux films de zombie et autres morts vivants, l’univers du cinéma B (certains diront de genre), va marquer toute la carrière de l’ami Robert. L’iconographie de son premier groupe White Zombie, puis de sa carrière solo, s’en inspire fortement. Les plus malins d’entre vous auront remarqués que le terme zombie se retrouve dans le pseudo du mec et dans le nom de son groupe : si ça ce n’est pas de la passion!

Lui même est réalisateur et acteur. Il nous a proposé un remake du classique Halloween (2007), sacrément violent et sans concessions, remettant notre cher Mickael Myers au somment du panthéon des croques mitaines! On pourrait citer aussi la Maison des 1000 morts (2003) et The Devil’s rejects (2006), les deux sont de bonnes péloches, si comme moi vous aimez le cinéma qui tâche, où les gentils péquenauds se font démembrer!

Revenons en à la musique! Pour créer de la concurrence à wikipedia, et pour faire le malin, je vous apprendrai que Robert a eu un premier groupe :  White Zombie. Le groupe durera de 1985 à 1998 et connaitra un succès en dent de scie. Les premiers EP et albums passent relativement inaperçus, mélange de punk et de rock psychédélique, puis se produit un « deux ex machina » pour Rob Zombie, la rencontre avec Iggy Pop, qui le prend sous son aile et aide le groupe à trouver un producteur digne de ce nom en la personne de Bill Laswell. Le plus gros carton notable de White Zombie est l’album Astro-Creep : 2000 (1995), il reste à ce jour considéré comme leur meilleur album, notamment grâce au titre More Human Than Human :

White Zombie : More Human Than Human (1995)

Une information importante quand même! Rob Zombie a annoncé qu’il jouerait l’intégralité de Astro-Creep : 2000 au Hellfest édition 2017. ça va faire plaisir à tout ceux qui étaient « kids » début 2000 : c’est un peu notre âge tendre et tête de bois à nous autres trentenaires!

En 1998, le groupe se sépare, et Rob Zombie démarre sa carrière en solo. Le premier album sera Hellbilly Deluxe, et ça tombe bien, c’est de ce dernier que je souhaite vous parler! Pour une première escapade en solo, Rob s’en sort bien, avec 3 millions d’exemplaires vendus! On entend clairement des sonorités industrielles et metal sur cet album, qui n’est pas sans rappeler Marilyn Manson ou Defstones par certains morceaux.

Dragula – Rob Zombie (1998)

Dragula est un bon exemple des titres qui ont fait le succès de Hellbilly Deluxe. Le morceau sera de plus dans la B.O de Matrix, ce qui aidera à la notoriété de l’album. Rythme entrainant, groovy diront certains, paroles simples mais efficaces, on rentre dans l’univers de Rob Zombie : horreur, monstres, hémoglobine et filles dévêtues!

Living Dead Girl est l’autre tube présent sur Hellbilly, on croise la femme de Rob Zombie dans le clip, Sheri Moon Zombie, mise en scène dans un laboratoire secret de série B avec son mari. Là encore, les référence au cinéma de genre sont nombreuses et la parodie totalement assumée.

Living Dead Girl – Rob Zombie (1998)

La chanson sera reprise dans beaucoup de films et séries par la suite (et pas que des bons malheureusement!). d’autres chansons ont fait mon régal : Superbeast, Spookshow Baby…A chaque fois un vibrant hommage aux monstres et aux macchabés!

Par la suite, The Sinister Urge sera un album qui confirmera le talent de Rob Zombie et lui assurera sa place auprès des grands noms de la scène métal et industriel : NIN, Ministry, Marilyn Manson, mais aussi auprès des amateurs de psycho, qui seraient plus branchés sur The Misfits ou les Cramps...

Puis Rob Zombie commencera à disparaitre des radars, ayant du mal à revenir avec un album qui casse la baraque. Past, Present & Futur sera une tentative honorable pour se remettre en selle, sans pour autant susciter autant d’enthousiasme que les deux premiers opus.

Je me suis éloigné progressivement de cet artiste, et voilà qu’en avril 2016, je trouve dans les éditions du disquaire day ceci :

rob zombie.png

Un EP intitulé Well everybodys fucking in a U.F.O. La pochette est TRES imaginative : j’aime! L’album The Electric Warlock Acid Witch Satanic Orgy Celebration Dispenser sortira en juin 2016.

Avec l’âge j’ai appris à me méfier, aussi je l’ai écouté sur une célèbre plateforme de streaming. Verdict : mouais, bof. Sans être mauvais (chacun se fera son opinion), je n’ai pas eu la montée d’acide qu’on me promettait, ni l’orgie qui devait aller avec d’ailleurs!

Je serai quand même très content de croiser Rob Zombie au Hellfest, et j’espère qu’il va nous offrir un grand show! Promis vous aurez un reportage digne de ce nom à notre retour du festival!

 

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