Nuit de l’Erdre : les secrets de la nuit !

La Nuit de L'Erdre : une programmation au poil! (de singe) La Nuit de L'Erdre : une programmation au poil! (de singe)

Alors que la saison des festivals bat son plein, chez Weirdsound nous avons voulu nous introduire dans les arcanes d’un festival de musique. Quelle meilleure écurie choisir pour nous, webzine Nantais, que la très locale Nuit de l’Erdre.

La Nuit de l’Erdre, pour la première fois cette année, c’est trois jours de musique et non plus deux, c’est une affiche variée avec des artistes internationaux, mais aussi des groupes locaux. Et surtout, c’est vendredi.

J’ai eu le plaisir de rencontrer Gabriel Massei, un des deux responsables à plein temps du festival, qui en répondant à mes questions nous a permis d’en savoir un peu plus sur le fonctionnement de ce type d’évènement. Si vous êtes gentiment chauvin, vous découvrirez que « La Nuit » est bel et bien une fierté locale. Elle a commencé modeste outsider, mais est en train de se tailler la part du lion dans le paysage des festivals français, lentement mais surement comme mon « animal porteur de force », la tortue (référence à Fight Club quand tu nous tiens !), le tout en gardant ses valeurs. Entretiens.

 W : pour nos lecteurs, peux-tu te présenter ?

Gabriel NDE : je suis dans La Nuit de L’Erdre depuis trois ans maintenant. J’occupe le poste de Chargé de Communication. Mais en pratique ça va au-delà, car je gère tous les volets de la communication (partenariat communication, relation presse promotion, artistique, etc.), mais aussi la billetterie et une partie des partenariats.

W : pour les 20 ans, peux-tu nous faire un petit résumé de l’histoire du festival ? Des dates clés peut-être ? Des anecdotes ?

Gabriel NDE : Le festival a commencé en 1998, il a été créé par le comité des fêtes de Nort-sur-Erdre initialement. Qui fêtait ses cinquante ans en 98, et pour marquer le coup ils ont voulu organiser un concert pour le quatorze-juillet. À l’époque c’est Try Yann qui est venu au plan d’eau de Nort-sur -Erdre. L’équipe du comité des fêtes y a pris goût et a recommencé année après année. Ça a permis au festival de prendre de l’ampleur de façon régulière ce qui a rendu possible la création en 2006 d’une association dédiée au festival. Elle partage un bureau avec le comité des fêtes, mais a une organisation vraiment à part. C’est là aussi que le site à déménagé. On est passé du plan d’eau au parc du Port-Mulon.

Le festival à grossi au fur et à mesure, est passé d’un à deux jours, puis a été déplacé vers le premier weekend de juillet. Puis une deuxième scène, puis de plus en plus de bénévoles… et aujourd’hui, on arrive aux vingt ans et on a atteint, 1500 bénévoles, 3 jours, 23 concerts.

Maintenant pour les moments marquants, je pense à l’édition de 2012 avec la venue de Manu Chao. L’équipe de l’artiste est revenue le lendemain pour passer du temps avec les bénévoles, et certains ont même fini par faire un tour de bateau sur l’Erdre avec eux (ndlr : avec les bénévoles).

Puis on en a eu un autre l’année dernière, entre Les Insus et Datcha Mandala. Les Datcha jouaient sur la scène deux juste après Les Insus, … Les Insus sortent de scène et passe par-derrière, ils entendent le groupe jouer et ils se disent « tiens c’est cool ! », ils montent sur le côté de la scène pour les regarder jouer, ils ont adoré. Après leur set ils les ont conviés dans leur loge pour leur proposer de les accompagner dans leur tournée, entre autres au stade de France.

Et donc deux mois après Datcha Mandala à fait l’ouverture des Insus au stade de France.

« Début novembre, on lance notre première opération de billetterie, avec des pass trois jours à des tarifs promotionnels. Chaque année ils partent plus vite c’est assez impressionnant. Par exemple à l’automne 2015 les pass promo pour l’année 2016 sont partie en un mois. Cette année pour une quantité identique ils sont partis en vingt minutes. »

W : l’équipe à l’année ?

Gabriel NDE : nous sommes deux à plein temps. Moi-même à la communication et Laura Jolys, Assistante de Direction. Elle est multicasquette aussi, elle est sur les volets production, bénévoles, une autre partie de la billetterie et l’administration. Ensuite, on a notre président et directeur à mi-temps à l’année, qui travaille beaucoup sur les aspects d’organisation générale avec ma collègue. Ça comprend la sécurité, les aspects matériels. Et ensuite on a aussi des prestataires : un graphiste, un programmateur, un commercial, un directeur technique.

Notre commercial s’occupe de tout le village partenaire, notre graphiste, qui avec moi travaille à la définition de notre charte graphique de l’année, puis qui ensuite nous aide beaucoup sur toutes les déclinaisons de visuels, de programmes, d’affiches, etc.Notre programmateur est sur la programmation la première moitié de l’année et sur la régie artistique la seconde. Enfin, notre directeur technique qui arrive plus tard au printemps pour bosser sur l’organisation des équipes techniciens.

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Crédits : Benjamin Guillements.

W : pourquoi Nort-sur-Erdre et y a-t-il eu une volonté de changer de lieu lorsque le festival a pris en ampleur ?

Gabriel NDE : à l’origine Nort-sur-Erdre parce que, comme on vient de le voir, c’est le comité des fêtes qui a créé le festival. Il y a déjà eu le changement de lieu dont on parlait avant, qui était une réponse à un besoin d’expansion. Maintenant aujourd’hui on n’a pas la volonté de changer de site, que ce soit à Nort-sur-Erdre ou ailleurs. Ça impliquerait de changer radicalement l’ambiance du festival. Aujourd’hui si on veut grossir et que l’on change de site pour accueillir plus de personnes, on perdra l’aspect familial qu’à La Nuit de l’Erdre, et qui est très apprécié des festivaliers.

W : pourquoi le symbole du singe ?

Gabriel NDE : la première année où on a eu un singe sur la charte graphique c’était en 2012. En fait, le singe possède des valeurs que partage le festival tout simplement, les valeurs familiales, les valeurs d’entraide et c’est aussi un personnage attachant.  D’autres parts quand le singe est arrivé dans la charte graphique du festival il a beaucoup plu et du coup l’association a souhaité renouveler ce personnage et le faire voyager d’univers en univers chaque année.

C’est comme ça qu’on a eu un singe indien, un singe astronautes, un super héros, cette année c’est un singe rétro.

W : le comité de Nort-sur-Erdre est toujours impliqué dans le festival ?

Gabriel NDE : Alors oui, car le bureau est commun entre le comité et La Nuit de l’Erdre. Et aussi, car il y a beaucoup de bénévoles qui travaillent avec nous aujourd’hui et qui sont là depuis le départ. Sur les 1500, il y en a des centaines qui sont là depuis de nombreuses éditions. Et qui en effet avaient suivi le projet initialement à l’époque du comité des fêtes.

W : j’ai vu qu’il y avait trente bénévoles à l’année, qui sont-ils ?

Gabriel NDE :  c’est le conseil d’administration qui est composé d’une trentaine de personnes bénévoles à l’année. Mais en réalité, on a entre 80 et 100 bénévoles « responsables » à l’année qui sont en fait les chefs d’équipe. Cette somme inclut le conseil d’administration et ce dernier inclut le bureau du festival.

Les nuits programme
Demandez le programme 2018 !

W : les valeurs de la Nuit de l’Erdre : environnement, public, scène locale, style musical à l’affiche, économie locale, protection des animaux, prévention ?

Gabriel NDE : Alors, ça fait pas mal de sujets (rire) je vais essayer de tout commenter.

Famille

Pour la famille, ça fait maintenant quatre ans que l’on a un espace famille dans le château aux abords des installations du festival, où on propose aux familles de venir avec leurs enfants faire un break. Ce n’est pas une garderie, les parents doivent être là. Donc c’est vraiment un espace de décompression qui en plus est en conformité avec le nouveau décret sur la prévention auditive. Et le festival est gratuit pour les enfants de moins de 11 ans. Ce qui représente quelques centaines d’enfants chaque année.

Voilà, donc ça, c’est un aspect très important qui contribue à l’ambiance familiale du festival à laquelle on tient énormément.

Environnement

Sur l’aspect environnemental maintenant on a différentes actions qui sont mises en place. En interne, toutes les équipes de bénévoles sont formées au tri sélectif, on a pleins de bennes qui sont disséminées sur le site à cet effet. Et chaque soir, les équipes ramènent les déchets de leur pôle dans les bennes. Tous les déchets sont collectés et la majorité est recyclée.

Après on a aussi une brigade verte sur le site qui sensibilise les festivaliers au geste écolo durant le festival. Distribue des cendriers de poches et s’assure de la propreté du site en permanence.

Le tissu économique local

La grande majorité des fournisseurs avec lesquels on travaille sont du 44. C’est une volonté. Pour ma part par exemple, je ne fais pas tout imprimer chez le même prestataire de service. J’essaie de faire fonctionner différents imprimeurs locaux pour dynamiser le tissu économique. Et on fait ça pour la boisson, la restauration, le petit matériel.

La scène locale

Depuis huit ans, il y a le tremplin du festival qui a lieu pendant le printemps, qui est ouvert à des groupes du grand ouest (Bretagne et Pays de la Loire). On reçoit des dizaines de candidatures, on frôle la centaine chaque année. Le tremplin est organisé par la réunion de quatre associations de communes environnantes de Nort-sur-Erdre et non pas La Nuit de L’Erdre. Regailles, Trans-sur-Erdre, Joué-sur-Erdre et Les Touches.

Les candidatures sont étudiées en automnes, le tremplin a lieu au printemps (à la grande salle de concert Cap Nord de Nort-sur-Erdre), et le gagnant peut après jouer lors du festival. Cette année donc c’est Solar Project qui a gagné le tremplin et qui jouera le dimanche.

La nuit de l'erdre: espace famille
Le château accueillant l’espace famille.

La protection des animaux 

On a mis quelque chose en place cette année, mais ça nous trottait dans la tête depuis longtemps, grâce à l’imagerie du singe. Cette année on a franchi le pas. Et on a décidé de se rapprocher d’une association travaillant à la protection des singes et qui s’appelle Gorilla. Elle est située dans la Drôme et depuis 30 ans elle soutient la cause des grands singes en reprenant les travaux de Dian Fossey. Une grande ethnologue américaine qui avait été sauvagement assassinée dans les années 80. C’est Fabrice Martinez le président le l’association, qui à reprit le flambeau.

On a été sensible à ça donc on les a contactés pour créer un partenariat. Un partenariat qui fonctionne à quatre : La Nuit, Gorilla, la société Algam qui fabrique des instruments de musique, et les artistes.

Algam nous a offert plusieurs instruments, ils seront dédicacés pendant le festival, par des artistes comme Bernard Lavilliers, Shaka Ponk et Findlay notamment. Puis ils seront vendus aux enchères pendant l’été et les fonds récoltés seront versés à l’association Gorilla.

Prévention

Sur les lieux du festival, on a un stand de prévention ou les festivaliers peuvent récupérer des éthylotests, des préservatifs, des bouchons d’oreilles. Ils peuvent aussi y être sensibilisés aux différents risques en milieu festif. Le stand est animé par une équipe de bénévoles.

W : ce festival est un peu beaucoup une fierté locale pour tous les gens de la région, il semble qu’il soit de plus en plus rempli chaque année, parle nous de tes chiffres un peu ?

Gabriel NDE : Le gros seuil qui a été franchi c’était en 2012, l’année ou Manu Chao est venu. Ou le festival est passé de 8000 à 12000 personnes par jour environ. On a aussi eu la chance d’être complet plusieurs années consécutives, 2014, 2015 et 2016. On a fait une moyenne de 33 000 festivaliers par année en moyenne.

L’an dernier on était presque complet (32 000) et cette année avec le passage à 3 jours on espère être autour des 45 000 festivaliers.

Gabriel NDE : je pense que c’est la recherche volontaire de notre part de mélanger têtes d’affiche nationales et internationales avec scène locale. Le tout à des tarifs en dessous des moyennes nationales, pour notre catégorie « festival de taille moyenne », à savoir inférieur à 70 000 festivaliers. On essaie aussi de mélanger les styles de musique et le tout sur des scènes communes.

Cette année par exemple, on aura Tramp Expérience, groupe local de « tribute » à Supertramp qui jouera sur la même scène qu’Alt-J, tête d’affiche internationale. Nos tarifs sont aussi inférieurs pour les consommations sur place.

« Les Datchas jouaient sur la scène deux justes après Les Insus, … Les Insus sortent de scène et passe par-derrière, ils entendent le groupe jouer et ils se disent « tiens c’est cool ! », ils montent sur le côté de la scène pour les regarder jouer, ils ont adoré. Après leur set ils les ont conviés dans leur loge pour leur proposer de les accompagner dans leur tournée, entre autres au stade de France. »

W : J’ai vu que vous avez mis en place le paiement dématérialisé cette année (avec le Monkey) il n’y aura plus aucun échange de devise sur le festival ?

Gabriel NDE : non, plus aucun, ces dernières années on était en tickets et jetons et là on passe vraiment au 100% dématérialisé. C’est une technologie qui a fait ses preuves avec les grands festivals internationaux et on s’est rendu compte, quand on a mis en place la technologie, que les festivaliers connaissent déjà. Ils sont habitués, car ils l’on vu et utilisé, à Solidays, aux Vieilles Charrues, etc.

Il y aura évidemment des gens qui ne l’ont pas encore utilisé, on fait donc en sorte de communiquer un maximum sur le fonctionnement, d’être le plus clair possible aussi, le plus complet en cas de questions éventuelles.

Cette nouveauté va permettre une plus grande fluidité au niveau des fils d’attentes, le temps sera largement réduit. Car le paiement va plus vite, mais aussi parce que certains festivaliers auront rechargé leur Monkey en avance et n’auront pas à faire la queue aux banques comme avec les jetons ou tickets. Et s’ils veulent recharger leur compte, ils pourront le faire depuis leur mobile.

W : Question en deux parties, pourrais-tu nous faire vivre en résumé (du point de vue de l’équipe du festival) une année de préparation d’abord, puis un festival ?

Une année de préparation

Gabriel NDE : une préparation de festival ça commence le lendemain du festival précèdent. Voire même un peu avant parfois ou pendant le festival. Car on tire les enseignements de ce qui s’est passé pendant les deux jours. Les premiers debriefs se font à chaud. Les debriefs principaux se font par contre à la rentrée de septembre à froid.

L’aspect programmation se fait dès l’été, car les tourneurs envoient les « Roster » (le catalogue des artistes qui vont tourner l’année suivante) à tous les programmateurs avec qui ils sont en contact. Pour faire des appels d’offres sur les artistes.  Ça démarre comme ça dès l’été pour les grandes têtes d’affiche qui sont les plus prisées et donc qu’on programme en premier. Et aussi parce que ce sont les budgets les plus conséquents, donc ensuite on peut se baser sur ce qui nous reste pour concevoir la fin de la programmation.

La nuit s'engage

Mi-juillet on commence à travailler sur la charte graphique de l’année à venir. L’an dernier par exemple, on a commencé à cette période et on a terminé début octobre. Entre temps il y a une multitude de versions et il y a beaucoup d’aller-retour entre notre graphiste et moi.

Quelques semaines de vacances au mois d’aout quand même. Dès septembre on reprend contact avec les partenaires principaux. Début novembre, on lance notre première opération de billetterie, avec des pass trois jours à des tarifs promotionnels. Chaque année ils partent plus vite c’est assez impressionnant. Par exemple à l’automne 2015 les pass promo pour l’année 2016 sont partie en un mois. Cette année pour une quantité identique ils sont partis en vingt minutes.

Et ils sont vendus sans programmation, donc c’est qu’il y a vraiment un engouement avec des habitués qui ne loupent pas ce rendez-vous annuel.

Ensuite, on essaie soit un peu avant soit un peu après Noël d’annoncer les premiers noms de la programmation. Selon les artistes que l’on a signés. Puis dans la foulée on lance la billetterie officiellement.

À cette époque en général je suis dans le gros du plan média, on met à jour tous nos supports de communication.

Laura à ce moment la lance la procédure d’inscription des bénévoles (durant l’hiver). Elle s’occupe aussi du dossier de sécurité, à boucler trois mois avant l’évènement. Elle est en lien avec les équipes de sécurité et les équipes techniques du festival.

Après arrivent la finalisation et le déclenchement des différents partenariats. Préparer le montage du site qui va commencer au début du mois de juin avec les premières barrières, l’arrivée des bungalows, puis l’arrivée des scènes.

Le festival a lieu, et là on est 1500 à accueillir plus de 40 000 personnes.

La nuit plan

Un festival 

Gabriel NDE : pendant le festival, on a un credo, c’est que généralement les concerts on va les voir chez les autres. Parce que quand tu organises tu n’as pas vraiment le temps d’aller voir les concerts. En fait, ils nous font réaliser l’heure qu’il est, on se dit : « tiens c’est untel qui joue en ce moment donc il est déjà telle heure ». On est complètement en décalage avec les festivaliers.

En bientôt trois éditions de La Nuit de L’Erdre, je n’ai jamais vu un concert ni mi les pieds en zone festivaliers, ou très peu, car on court d’un point à un autre.

Le premier jour, c’est généralement le jour de rodage ou on va corriger, rectifier, les choses qui sont en retard, oubliées ou à modifier. On ajuste. Le deuxième et troisième jour roule mieux, le troisième étant le plus fluide ou on peut parfois passer un peu de temps sur autre chose. Et si on a de la chance, on peut se débloquer un petit créneau pour aller profiter.

W : Question sociologique pour terminer : Nantes et la musique, comment expliques-tu cette relation fusionnelle entre les deux, toi qui vis dans les coulisses de cette industrie ?

Gabriel NDE : je pense que le motif principal c’est la politique culturelle de la région. Et on est aussi géographiquement à un endroit qui est proche de Paris et proche de la Bretagne qui sont deux régions culturellement très denses.

On a une offre culturelle très riche à Nantes, les gens sont habitués à la culture que ce soit en termes de musique de théâtre, d’expositions. C’est vraiment une métropole culturelle très dense avec beaucoup de petites salles de café-concert aussi.

On a ce retour aussi des tourneurs et des artistes qui disent que culturellement Nantes serait devenue le deuxième Paris. C’est-à-dire que pendant longtemps, il y avait Paris et le reste. Les artistes indépendants ou de niche, quand ils passaient en France, ils s’arrêtaient généralement à Paris. Un Rock en Seine ou un Eurockéennes dans l’été et c’était tout.

Maintenant, c’est en train de devenir Paris, Nantes et le reste. Notre ville devient vraiment la deuxième de France concernant le culturel.

Et aussi, beaucoup plus de projets sont tentés à Nantes, car une dynamique a été lancée. Il y a le Voyage à Nantes, l’Arbre aux Hérons, le projet Transfert cette année aussi. La proximité d’autres métropoles dynamiques participe elle aussi. Ceci est également permis, car les locaux ont été habitués à ça et en conséquence ils l’accueillent de façon positive.

La billetterie : http://www.lanuitdelerdre.fr/billetterie/

Le site du festival : http://www.lanuitdelerdre.fr/

L’Instagram : https://www.instagram.com/lanuitdelerdre/?hl=fr

Le Facebook : https://www.facebook.com/lanuitdelerdre/

L’association Gorilla : http://www.gorilla.fr/

Le site de Algam : https://www.algam.net/