No Money Kids - Trouble LP (Cover) (© Louis Dazy)

No Money Kids : t’en auras pour ton fric!

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Je vous avoue, chers lecteurs, que la première chose qui m’avait attiré dans ce groupe était leur nom. C’était une impression de « déjà vu » : moi, allant voir mon père pour lui quémander un peu de sous pour acheter un magazine porno (pas d’internet à l’époque), ou un paquet de clope (pas d’interdiction de vente aux mineurs), ou bien le CD de Metallica (encore, pas d’internet) et lui, me regarder avec son air le plus épuisé face à cet ado con et me répondre : No Money Kids.

Ce duo parisien (personne n’est parfait) forme une douce harmonie entre la guitare et le chant de Félix KAZABLANCA et la basse et la composition/sampleuritude de JM PALETAN. Cette rencontre est née en 2014 et a permis l’éclosion d’un EP en 2014 et un 1er album I don’t trust you en 2015 et le deuxième Hear the silence en 2017.

Trouble, non pas tes problèmes personnels, mais le nom du nouvel album de ce duo. Trouble est une ode à la douceur d’été. Le début de juillet avec ses lueurs de soleil et ses Congés Payés, les corps dénudés et la testostérone/œstrogène à son comble, les longues balades en voiture avec ses potes, lunettes tamisées, fenêtres ouvertes et clopes au bec, errer sans but dans les rues d’une ville apaisée… une période plaisante et suave. Ouuuuuh, j’ai le blues de juillet.

Félix Kazablanca (bonnet) et JM Paletan (lunette) -  Photo © Sergey Neamoscou
Félix Kazablanca (bonnet marron) et JM Paletan (lunette de soleil) – Photo © Sergey Neamoscou

No Money Kids va, surtout en ces temps moroses et froids, vous apporter cette errance nostalgique, tu sais celle où dans le tram, tu te perds dans tes souvenirs d’il y a 3 ans… Ah les amis, la plage, les corps presque dénudés et l’alcool : tout ça accompagné de – par exemple – Hush Hush deuxième titre de ce nouvel album.

 

Prochain joint, je glisse ce morceau dans ma playlist : Thanks kids !

Mais qui dit douceur d’été dit soirée « Rooftop » et boîte de nuit à ciel ouvert ; c’est exactement ce que m’évoque Wake Me Up ; cette ambiance de fête du mois d’aout : il fait chaud, beau, tout le monde est beau d’ailleurs, et la musique est agréable et tu as envie d’inviter Capucine pour bouger ton popotin (et dans l’espoir de lui rouler une belle galoche avant minuit) et surtout transpirer un bon coup ! Réveil toi.

Ouf ! je suis esquinté… J’ai soif, je bois, je fume et je rebois : le temps s’apaise et le ciel t’aspire dans son royaume infini (n’oubliez pas, nous sommes à une soirée à ciel ouvert) : Putain c’est immense. Nos parisiens nous offrent une balade réconfortante et un peu psychédélique avec la reprise du morceau Crazy du groupe Gnarls Barkley – et honnêtement, elle est très réussie. Prochain joint, je glisse ce morceau dans ma playlist : Thanks kids !

Bon, c’est reparti, Capucine je ne lâche rien.

Trouble est un mélange audacieux entre le rock blues (du style les Black Keys) et les sonorités électro des tubes d’été (en mieux quand même. Quand même !). Le reste de l’album s’écoute d’une traite avec « suavitude ». Quelques morceaux sortent du lot et vous font bouger, notamment Family blood où le beat est assez groovy : tu fais l’hélicoptère avec tes hanches ou bien tu fais du moonwalk en sortant de la douche. Tous ces attraits font de toi le/la roi/reine de la piste de danse.

Bref, dans l’ensemble, No Money Kids nous livre un album chaud, groovy, et mélancolique à la fois de quoi réchauffer nos soirées d’hivers. Désormais, vous savez quoi mettre dans votre playlist pour le 31 !

Site officiel – No Money Kids

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