Le Rock and Pop idéaliste de Bast

Il fait un froid de canard dehors en cette dernière semaine d’octobre 2018, l’hiver pointe son nez et le temps se fait menaçant lorsque je reçois le mail m’annonçant la sortie du nouveau morceau avec un lien pour écouter en avant-première le rock de Bast que je ne connaissais pas du tout. Après avoir lu quelques lignes du dossier de presse, je décide de me plonger dans l’univers musicale de ce jeune artiste parisien dont la culture littéraire, qui est vantée dans le portrait m’intrigue.

Après avoir quitté sa dernière formation de pop rock anglais Inner Brain avec laquelle il a sorti un EP et donné une quarantaine de concerts, Bastien Jorelle alias Bast qui se définit comme auteur/compositeur/interprète idéaliste du 21ème siècle, décide d’évoluer en solo. Ses influences sont diverses et variées dans l’univers du rock de Rolling Stones en passant par l’énergétique Mick jagger ou l’univers de la grande prêtresse du rock et de la littérature Patti Smith

Ode à la femme

bast - madame, je vous désire pochette
Pochette du titre « Madame, je vous désire » disponible depuis le 30 octobre 2018

Le nouvel single de Bast « Madame, je vous désire » qui sort ce jour est une véritable ode à la femme, quelque chose de léger par rapport aux précédents titres. C’est l’histoire d’un jeune homme qui tombe sous le charme d’une femme plus âgée que lui et ne sachant pas comment l’aborder, il lui écrit et lui chante cette chanson afin de lui faire comprendre qu’il n’est pas complètement indifférent à son physique de charme. Il prend du plaisir à « regarder ses hanches » et ne veut pas « se voiler la face » devant cette femme qui le met en transe. Le titre commence dans ce qu’on peut imaginer être une ruelle avec les talons d’une femme qui claquent sur le trottoir et les voitures qui circulent en fond sonore. Le clip n’est pas encore disponible, mais on imagine déjà la scénographie qui devrait coller au plus près du titre.

L’univers Franco de Bast

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« franco » le premier single de Bast  crédit photo : instagram Bast

Je tombe sur son premier single Franco sorti en juillet dernier et avec le temps qu’il fait dehors un peu de chaleur musicale ne peut être que bénéfique. La pochette du titre met en scène Bast, dans un manteau noir sur un quai du métro parisien, surveillant l’arrivée de sa rame. Marlon veut s’en sortir dans la vie, mais il se voit confronté à la triste réalité de la société. Il y’a de moins en moins de place disponible, il faut cravacher dur. La vie n’est pas si rose que ça et Franco va l’apprendre à ses dépens.

Le titre est plein d’énergie, on embarque dans une ballade groove où les paroles sont empreintes de littérature et où « l’homme qui n’a rien à perdre est redoutable » pour citer Goethe. Je l’écoute en boucle, il y’a quelque chose de rock suave dont on a besoin pour se remotiver. Une voix qui va très bien avec le personnage dont la rage de vivre, sème le chaos musicalement parlant dans mes oreilles. C’est dansant, je m’imagine y aller franco à son prochain concert, ça doit être quelque chose de le voir sur scène.

Bast y va franco dans son clip tourné sur le pont du Garigliano à paris l’été dernier. Dans cette ville endormie à son retour de soirée où plus rien ne lui résiste. Face à la seine, il refait le film de sa vie et se pose des questions sur son avenir : y a-t-il encore de la place pour les gens comme lui dans la société ? Des gens qui comme lui, n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent dans une société où l’hypocrisie gagne de plus en plus de la place.

Le vertigo dans les verres qu’il renverse.

Il y va Franco

Tout de noir vêtu avec son chapeau vissé sur la tête, il dévale les marches pour se perdre plus bas au niveau du Quai Louis Blériot.

A la rentrée il sortait une réadaptation française de « praise you » du légendaire Fatboy Slim intitulée « planer sans détour » où il prend des faux airs de David Bowie, notamment dans le clip de sa réadaptation et donne une nouvelle tonalité à ce titre mythique tout en gardant la même mélodie. Un écran divisé en quatre parties permet au rocker de se mouvoir dans chacune d’elles en ne laissant apercevoir que son visage flanqué de ses lunettes de soleil. Il plane et nous conte son histoire d’amour invisible.

« Nous avons dominé ce monde.

Oui en faisant la route ensemble.

Je crois que nous pouvons être fiers.

Et lever à nouveau les yeux au ciel »

Un premier EP qui promet des « vertiges »

Après les singles, place au premier EP intitulé Vertiges qui sortira le 11 janvier 2019 et promet d’être sombre tout en gardant son côté Rock and Pop pour faire danser le public. Il s’inspire du poème de Charles Baudelaire une passante dans le titre « la nuit acidulée » pour peindre la femme en drogue douce qui rend l’homme complètement accro.

Une release party sera organisée au Bus Palladium le soir de la sortie de l’EP et je compte bien m’y rendre pour voir ce qu’il dégage sur scène, si cette énergie qu’il déverse dans ses clips est palpable de plus près. Et si l’idéaliste qu’il prétend être, est aussi perfectionniste devant un public amoureux de sa pop groove.

Plus d’infos

11 janvier 2019 : release party au Bus Palladium

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