HELLFEST DAY 3 : THIS IS THE END

Hellfest - photo weirdsound Hellfest - photo weirdsound

 

Et nous voici de retour au Hellfest à Clisson pour l’ultime journée du festival. Les meilleurs choses ont toujours une fin : le gus qui a écrit cette maxime était vraiment un rabat joie! Pour notre part, l’équipe de weirdsound était bien décidée a profiter à 300% de ce dimanche en Enfer!!

The Lords Of Altamont: Groovy Baby !

Vu par Fatherubu

Moskowmonkey a visiblement décidé de rester dans son lit ! Plutôt que de l’attendre en buvant des hectolitres de bière, nous décidons de nous rendre à la Warzone pour découvrir et écouter The Lords Of Altamont. Bon alors ? C’est qui ces fameux seigneurs ? Visiblement mes voisins belges et mes voisines anglaises n’en savent rien. Comment ça tu es venue bronzée dans la pelouse ? Il y a Center Park pour ça !

Bref je m’égare. Le groupe existe depuis 2000, il est formé autour de son charismatique chanteur, Jake Cavaliere surnommé le prêcheur ! Leur nom fait directement référence au festival de Altamont, considéré par beaucoup comme le festival qui a mis fin au Flower Power (pour les évènements concernant Altamont, internet est votre ami).

 

 

 

 

Tout le groupe est sapé comme un gang de biker, rien d’anormal me direz-vous, puisque Jake a été élevé dans la plus pure tradition des gangs de motards américains. Du cuir, des lunettes de soleil, plus de tatouages que d’agio sur le compte bancaire de moskowmonkey après le Hellfest…c’est classe !

 

 

 

 

Bon et musicalement ? L’inspiration psychédélique du groupe se fait clairement entendre, l’orgue, omniprésent, n’y est pas pour rien. C’est très mélodieux, Le fantôme des années 70 flotte au-dessus de la Warzone…Bon, ne vous faites pas de fausses idées, ce n’est pas les Doors ou Jefferson Airplane non plus hein ! Il y a aussi de la guitare électrique, et pas qu’un peu.

The Lords Of Altamont - Hellfest 2018-21.jpg
Jake Cavaliere dit le “Prêcheur” : classe le surnom!

Vu que je vous sais férus de setlist, voici les quelques morceaux que j’ai reconnu : Born to Lose (premier morceau en intro), Going Nowhere Fast, Death On The Highway, Like a Bird, Take A Walk…ce n’est sans doute pas dans l’ordre : faudra faire avec ! En définitive c’était un très bon concert, je reverrai The Lords Of Altamont avec plaisir !

A peine le temps de faire quelques photos, que vous découvrirez en bas de cet article, nous voilà repartis vers la scène de The Valley !

Grave Pleasures : ça fait grave plaisir…

Vu par Fatherubu

Bon, j’ai honte de commencer sur une blague aussi naze…En même temps j’y pense depuis le mois de juin, c’est le problème des mauvais jeux de mots, ils ont tendance à rester en tête. Vu le nom du groupe, je m’attendais à des nécrophiles ou à des mecs qui rôdent autour des EPHAD pour appâter les mémés, et bien perdu !

Vous voulez un scoop ? Les gars ne s’appelaient pas Grave Pleasures au départ ! Ils avaient un nom beaucoup plus cool, à savoir Beastmilk. Et attendez, vous ne savez pas tout, les gus avaient choisis ce nom du fait de leur fascination pour les « fluides » (on va le dire proprement) humains. Chacun fera fonctionner son imagination, mais de manière invariable vous arriverez forcément à une conclusion bien dégueulasse. Un changement de line up en 2015 entraina la disparition du premier nom, pour en arriver à Grave Pleasures.

Grave Pleasures - Hellfest 2018-5
Mat McNerney sur la scène de The Valley

Sur scène, vous trouverez Mat McNerney, chanteur doté d’une très belle voix, qui, visiblement, a aussi des actions chez Vivelle Dop vu la quantité de gel qu’il se met dans les cheveux. C’est clairement lui qui porte le groupe, il est accompagné par Rainer Tuomikanto (batterie), Valtteri Arino (basse), Juho Vanhanen et Aleksi Kiiskilä (guitares). L’inconvénient des noms finlandais, c’est qu’il faut cinq minutes pour écrire ces deux lignes…savourez parce que je ne compte pas le refaire !

 

 

 

 

Musicalement, je ne suis pas ultra fan. C’est dur mais c’est comme ça. Non pas que ça soit inaudible, bien au contraire, mais ça ne décolle pas…je trouve ça un peu kitsch au final et encore heureux qu’ils ont un chanteur qui ne ménage pas ses efforts, sinon je serai parti assez rapidement.

Nebula : une masterclass du stoner

Vu par Fatherubu

Arrive LE concert que j’attendais pour ce dimanche ! Nebula !!! Je vous ai parlé de ce groupe il y a déjà quelques mois. Fondé par Eddy Glass (ex Fu Manchu), le groupe s’inspire des fondations du rock psyché et du Heavy, pour nous proposer un stoner rock des plus exaltant !

Nebula - Hellfest 2018-25
La légende Eddy Glass!

Exalté, c’est le terme qui convient quand je viens me positionner devant la scène, sous le nez De Eddy Glass pour faire mes photos : un rêve de gosse qui devient réalité ! Bon, je sais pertinemment que vous n’en avez rien à faire de mes états d’âme, alors causons de musique.

 

 

 

 

Force est de constater que les garçons n’ont pas perdu la main, même après une pause assez longue (on parle de sept ans quand même). J’aime ce que j’entends, putain, ça c’est ma camelote ! Pour les connaisseurs de la discographie du groupe, Nebula va nous régaler avec une série de bons morceaux : To the Center, Out Of Your Head, Perfect Rapture, Come Down, Let It Burn, Anything From You…Ahahaha (rire du mec qui pète un fusible), c’est le pied intégral.

 

 

 

 

Je reste quasiment tout le concert devant la crash barrière, et après au premier rang ! On n’est peut-être pas près de les revoir, je ne veux pas en louper une miette. Je vais paraître totalement subjectif : Eddy Glass assure comme un demi dieu (je suis dans la retenue, j’ai écrit « demi »). Rendons aussi justice au reste du groupe : Tom Davies à la basse et Rob Oswald à la batterie. Tom à un super tee-shirt, il va falloir que je me le trouve, et une manière de jouer qui n’est pas sans rappeler…les Ramones ! Je passe une heure purement jouissive, ça sera un super bon souvenir concernant ce Hellfest 2018 (qui n’intéressera sans doute personne aux repas de famille).

Moi-même et Mr.Surfinbird sommes obligés de filer peu de temps après, figurez-vous que nous sommes obligés de bosser à côté de Weirdsound, c’est un comble ! Le réveil va sonner à 3h du matin, dur retour à la réalité…Je passe la main à Moskowmonkey pour la suite de cette belle journée de clôture du Hellfest !

Avant de se quitter, je vais quand même partager avec vous quelques photos prises par moi même et Mr.Surfinbird. Un festival c’est de la musique, mais aussi des festivalier(e)s! Très sympas qui plus est quand on parle du Hellfest! Enjoy!

 

 

 

 

Alice in Chains : enfoiré de lapin blanc !

Vu par Moskowmonkey

Je reprends le flambeau pour cette fin de festival et je commence ma partie par une blague  “à la Fatherubu” (ça promet pour la suite …).

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concours de culs

Après m’être fait lâchement abandonné par les deux Vampes qui m’accompagnaient (“On est fatigué et notre prothèse de hanche nous fait souffrir le martyr […]”), je déambule à travers le festival en croisant des visages plus ou moins connus. Il est 17h et le prochain concert qui m’intéresse c’est ALICE IN CHAINS à 20h30. J’ai donc pas mal de temps à tuer. En revenant de la Warzone, je reste un bon moment à regarder quelques festivaliers en jury d’un concours bien particulier. Les bougres perchés au sommet d’une carlingue d’avion hurlent en chœur : “ On veut des culs ! On veut des culs ! “. Amis de la poésie bonsoir … Il n’est pas bien tard mais j’en profite pour me ravitailler. J’engloutis mon plat végétarien indien devant Megadeth (c’est un concept assez original je l’avoue) et vais me caler devant la crash barrière de la mainstage 2. Je sors les sardines et me harnache solidement pour éviter de me faire bouler par les relous qui, même s’il n’y a plus un seul mm² de libre, essaient quand même de passer devant toi. (Petit coup de gueule. Discret certes, mais coup de gueule quand même).

Les titans du Big Four of Seattle arrivent sur scène, cheveux au vent. Je ne suis pas un grand spécialiste du groupe mais les deux mecs qui m’entourent semblent, eux, super fan. Les perfectos aux couleurs du groupe prouvent mes dires, ainsi que les paroles chantées tout au long du concert par cœur, avec un accent plus qu’approximatif mais ce n’est pas moi qui vais critiquer cela. Dès le premier morceau, Bread The Freak, on sent l’énergie d’Alice In Chains. Même après 30 ans de carrière, la bande à Jerry Cantrell envoie sérieusement du bois. Rien à dire sur le show. Check My Brain, Them Bones, Dam That River, No Excuses, Man In The Box. C’est carré du début à la fin. Cela a peut être manqué d’un peu d’extravagance mais les américains, menés par William Duvall, nous ont offert une petite dédicace à Vinnie Paul (le batteur de Pantera qui nous a quitté quelques jours avant le festival) avec le titre Nutshell.

 

 

 

 

Le concert touche à sa fin et et la fosse se décale vers la droite (rien de politique là dedans) car le prochain concert sur la mainstage 1 c’est Iron Maiden ! A ce moment là, je pense à Mrsurfinbird qui doit être en train de pleurer sur le chemin du retour (paix à son âme).

Iron Maiden : Métal à la sauce 70′

Vu par Moskowmonkey

Étant toujours entravé entre les pavés avec mes sardines de stabilisation contre la crash barrière de la mainstage 2, je regarde le concert d’ Iron Maiden de coté.

Je sais que je vais me fâcher avec les puristes mais je me lance. Il m’est un peu pénible d’écouter plus de trois titres du groupe car, malheureusement, la voix de Bruce Dickinson a tendance à m’insupporter rapidement et je pars du principe qu’au bout de 16 albums studio, on a plus grand chose à dire, tant au point de vue lyrics que musicalement. (Je sent que je me fais fouetter par tous les fans – je crois que j’ai achevé Mrsurfinbird !)

Paul Bruce Dickinson est un chanteur, compositeur, pilote de ligne, escrimeur, animateur radio et ancien directeur marketing britannique, célèbre pour être le vocaliste du groupe de heavy métal Iron Maiden

Rien que ça ! Il ne manque plus que pilote de course et astronaute …

Il faut avouer que les 2h de concerts ont de quoi faire rêver les festivaliers. C’est du grand show à l’américaine. Les tubes du groupe s’enchaînent avec les décors et les costumes du front man. N’étant pas un fin connaisseur, j’ai quand même reconnu quelques titres tels que Aces High, 2 Minutes To Midnight, The Trooper, For The Greater Good Of God, Sign Of The Cross, Flight Of Iracus, Fear Of The Dark, The Number Of The Beast, Iron Maiden et Run The Hills. Le spectacle est complet. J’entends la foule qui crie. Je me retourne et … What ?!!! Il y a un avion taille réelle qui sort de la scène pour survoler les premiers rangs de la fosse. C’est dingue !

 

 

 

 

Et ce n’est pas tout. Quelques titres plus tard, c’est un buste de démon d’au moins 10 mètres de haut qui essaye d’attraper de ses bras terrifiants les premiers spectateurs (je suis peut être un poil marseillais mais je vous assure que c’était énorme !) puis c’est au tour d’un ange gigantesque de déployer ses ailes. Je dois l’avouer, même si les changements de costumes incessants de Air Raid Siren sont un peu kitch, les décors m’en mettent plein la tronche. Rien à voir avec les caves un peu glauques et les groupes de bourrins que je côtoie habituellement. Le concert se termine après plus de 2 heures d’effort (un chouia long pour moi). Sans avoir été totalement convaincu de la performance des anglais, le concert ne m’a pas laissé indifférent. Mais moi, j’attends le Prince Noir.

Marilyn Manson : l’empereur est dans la place !

Vu par Moskowmonkey

Il est minuit. Le réveil à 6h demain matin va être dur. Mais je ne pouvais pas rater le seigneur des ombres encore une fois. J’ai nommé MARILYN MANSON !

Je remet les événements dans leur contexte (même si vous vous en fichez) . Cela fait plusieurs années que je rêve de voir Manson en concert. Lors de son dernier passage au Hellfest, en 2015, je n’avais pas réussi à avoir de place en ayant rafraîchi la page internet de ticket.net toutes les 15 secondes pendant 15 heures. J’avais eu pour un Noël un billet pour le voir au Zénith de Paris. Et BAM ! Les attentats. Bref, je croyais que je n’aurais jamais la chance de voir le baron faire son show. Je dois donc, logiquement, remercier le Hellfest et Weirdsound pour ce « rêve » qui s’est réalisé.

J’arrête de raconter ma life et j’en viens au faits.

Toutes les lumières du festival s’éteignent et nous avons droit, en avant première, à l’annonce des premier groupes de la programmation de l’édition 2019. A chaque groupe, c’est l’hystérie. Je vous laisse apprécier …

La scène s’éteint et une énorme croix s’illumine. J’aperçois dans la pénombre les musiciens entrer sur scène, suivi du Duc (tous les titres lui vont !). Je ne comprend pas pourquoi j’ai la sensation d’étouffer. Est-ce l’émotion ? Ou le coude du mec devant moi qui est en train de me broyer le plexus solaire ? L’ambiance est survoltée. C’est incroyable ! Dès le premier morceau, Irresponsable Hate Anthem, la fosse réagit immédiatement en pogottant comme jamais ! Marilyn Manson, affublé d’un costume et d’un maquillage plutôt sobre, sait incidemment bien comment animer les kermesses de quartier. Plus le concert avance, plus la fosse prend feu. Angel With The Scabbed Wings, Deep Six suivent. This Is A New Shit (un de mes morceaux préféré) acquière définitivement le public à sa cause. Disposible Teens, mOBSCENE, le roi nous fait plaisir et envoie ses meilleurs titres ! Arrive Kill4me, de son dernier album, et le concert prend une autre tournure.

[Avis au public mineur, les propos tenus  ci dessous sont classés interdit au moins de 16 ans]

Les écrans géants projettent les images du publics. Quand la caméra s’arrête sur une jeune femme, seins nus, qui à l’air plutôt gênée d’être diffusée. En même temps quelle idée… Outre le fait que tous les festivaliers l’aient vue, Marilyn aussi et ne la quitte pas du regard. A la fin du titre, d’un geste un peu nonchalant mais sûr, il demande à ce qu’on la fasse monter l’ingénue sur scène. La pauvre à l’air perdue. Ni une ni deux, des dizaines de nanas soulèvent leur t-shirt à leur tour espérant rejoindre la première élue. C’est une véritable pluie de boobes qui nous entoure, une orgie de nibards, une avalanche de tétons (pas tous de première qualité – dédicace à Elanbleu). Et elles montent toutes sur scène. Notre bon vieux Manson n’est pas fou et on assiste à un tri selon les critères du chanteur. Il en profite bien … (Petite pensée aux mecs qui ont laissé leur nana monter). Je me penche vers mon voisin qui à l’air sympathique et lui demande : ” Tu crois que si je montre mes nichons, moi, je vais monter sur scène ? “ Et d’un ton très calme il me rétorque : “ Je pense qu’il faudrait plutôt que tu sortes ta b*** “. Bref, vous avez compris, on est dans le raffinement total. La dizaine de demoiselles à moitié nues restent sur scène jusqu’à la fin du show et les moins timorées sont invitées à faire le spectacle en se déhanchant sur les titres du front-man et en jouant avec lui. Certaines sont emmenées en coulisse (paix à leurs âmes).

 

 

 

 

Puis s’enchaînent The Dope Show, Sweet Dreams (et oui il ne pouvait pas ne pas la faire. Un concert de Manson sans Sweet Dreams, même si ce n’est pas la mieux, c’est comme un concert d’ Indochine sans L’ Aventurier), Say10, avant laquelle J.Depp vient partager une cigarette qui fait rire, puis la superbe Antichrist Superstar et la génialissimement parfaite The Beautiful People ! Le concert se termine un peu en jus de boudin. Personne ne sait si le concert est vraiment fini et c’est les logos géant du Hellfest sur les écrans géants qui font se vider la fosse.

 

 

 

 

Malgré des pauses entre chaque chansons et des problèmes de micros qui ont subi la fureur du chanteur, ce fut une véritable expérience que je recommande à tout le monde. Lorsque l’on va voir Marilyn Manson en live, on ne s’attend pas à voir Vianney et de la chansonnette à minettes. L’Antichrist Superstar nous offre sur un plateau d’argent son univers où sexe, violence, drogue et anarchie sont rois.

[Le suicide des micros devient un véritable problème de société. Si vous en voyez un qui commence à perdre pied, surtout n’intervenez pas seul et prévenez les services compétents.]

Le Hellfest 2018 se termine, pour moi, après la réalisation d’un rêve. Un orgasme auditif qui me laissera quelques séquelles pendant la semaine qui va suivre. Une dernière petite traversée du festival et je passe, pour la dernière fois cette année, sous la cathédrale. Ce fut, encore une fois, un festival exceptionnel et l’envie d’y retourner n’en est que plus forte.

Alors à l’année prochaine j’espère !

Nb : Notez la citation de Vianney et d’Indochine dans un article du Hellfest ! C’est quand même balaise !

LIENS :

www.hellfest.fr

lordsofaltamont.com

gravepleasures.com

Nebula par Fatherubu

aliceinchains.com

ironmaiden.com

marilynmanson.com

Manson par Moskowmonkey

HELLFEST 2018 : DAY 2 – In Sweat & Dust

HELLFEST 2018 : le samedi du diable!

HELLFEST 2018 : DAY 1

Hellfest 2018 : un vendredi en Enfer!