HELLFEST 2018 : DAY 1

hellfest 2018 : c'est Noël au mois de juin! hellfest 2018 : c'est Noël au mois de juin!

Cela fait maintenant un peu plus d’une semaine que le HELLFEST 2018 a fermé ses portes. Il est donc temps pour moi de vous conter cette aventure qui a été, encore une fois, épique ! Cela me permettra aussi de rétablir quelques vérités, que notre grand chef Fatherubu, a su tourner à son avantage !

Dès le matin du premier jour, je suis au travail. Je prépare mon T-shirt WEIRDSOUND.NET. Quitte à être sur place, autant faire un peu de pub ! Le début d’après-midi arrivant, je me mets en route pour la 13eme édition du HELLFEST OPEN AIR. Je trouve, après une bonne heure de tournage en rond, une place pas très loin du rond point à la guitare (à peine 3 ou 4 kilomètres!). C’est partie pour la rando pré-pogos ! Le soleil tape fort ! Après au moins 500 mètres … j’ai un point de côté. Une petite pause s’impose. Je remarque que les voitures sont déjà recouvertes d’un nombre incroyable de cadavres de bières. Les hostilités sont bien lancées !

La foule est amassée devant les portes d’entrées. Mon e-billet en main, je me faufile dans les serpentins des pass 3 jours. Je suis cerné par un viking et quelque chose qui pourrait s’apparenter à une fée … mais avec vachement de poils ! Les fées, de nos jours, sont vraiment négligées !

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Welcome to HELLFEST

Le bracelet au poignet, l’aventure commence. J’envoie un message au reste de l’équipe qui est censée me rejoindre en ce début d’après midi : « On décolle ! On arrive bientôt mec ! « . Mais bien sûr ! En prenant rapidement conscience de la difficulté que j’ai eu pour arriver où je suis, je me dis que j’ai largement le temps d’ aller faire un tour de repérage sur le site. Je passe donc sous la cathédrale et foule pour la première fois de l’année le sol du HELLFEST. L’excitation est là. Je commence à piétiner sur place, je ne sais pas où aller en premier. Ça fait toujours quelque chose de passer les portes ! J’ouvre rapidement l’appli sur mon téléphone pour voir ma running order. Il est 14h45 et SEVEN HATE commence dans 15 minutes. Je me mets donc en route vers la Warzone. Le monde arrive petit à petit et je suis plutôt bien placé. Les gravillons de la fosse on été remplacés par des pavés. Cela évitera, sans doute, de rentrer couvert de poussière cette année.

Le concert commence avec Ups & Downs (d’après ma mémoire fatiguée). S’enchaînent Carry On, Good Vibrations, You Say !. Thin Barks commence et il se passe quelque chose de bizarre dans mon cerveau. Je me dis qu’il serait bien de commencer le premier concert par un petit slam. Et hop c’est parti ! Je slam … sur 10 mètres … pas dans le bon sens … J’ai reculé … Je vois plus rien … Je me tire !

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Salle d’attente de métalleux

J’ erre sans but, laissant mes yeux se poser sur les détails du décorum qui m’entoure … et les culs de métalleux. J’ai chaud, j’ai soif et ma gorge me crie d’aller au bar. Ni une ni deux, une pinte dans la main, je reçois un message de Fatherubu qui me hurle sur texto « BONGZILLAAAAAAA ! « . Coup de chance, mes déambulations m’ont menées devant la Valley. Je me cale contre la barrière qui entoure les techniciens. C’est une femme qui est au son. C’est assez rare pour le souligner … je trouve. Le concert commence et je reste un peu dubitatif sur ce que j’entends. J’écoute quand même deux ou trois titres et remets « Partir un jour » dans mes écouteurs pour changer de scène. (J’aurais peut être pas du dire ça !)

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BONGZILLA – Valley

Je repars vers la Warzone où BURNING HEADS monte sur scène. Le concert est énorme et la setlist est bien chargée ! Ça pogotte pas mal en ce premier jour. Les tubes s’enchaînent pendant les 45 minutes de concert des français. A True Life / Super Modern World / S.O.S. / In My Head / … (j’arrête de réciter tous les titres – Fatherubu sors de ce corps ! Encore une fois il n’y a rien de sexuel, bande de dépravés !). La fin du concert me permet de rejoindre mes compaňeros de festoch’ qui semblent enfin arrivés. J’avais prévu un pichet pour les accueillir … mais j’ai déjà tout bu ! J’en chope un autre (jeu de mot ! Chope – pichet – bière!) OK, je suis tout seul. Une fois le Saint Graal entre les mains, je me dirige vers l’entrée du site en passant devant les Mainstages où JOAN JETT est en plein effort. I Love Rock’n Roll passe à ce moment. Ça, si c’est pas de la synchronisation ! Le show à l’air un peu mou. Mais la dame n’est pas non plus de première jeunesse et elle assure quand même.

Je me cale à coté de la main de métal pour les attendre.

10 minutes plus tard, j’attends toujours. La bière s’évapore au soleil et moi aussi.

ENFIN ! Je les vois ! Ces retrouvailles furent très émouvantes. Une marche au ralenti puis des embrassades … j’en ai encore la larme à l’œil. J’offre donc à ces braves combattants une petite chopine. Je ne manque pas de leur faire remarquer qu’ils ont un peu de retard sur le taux de gamma GT. Ils ont dû le remarquer car j’ai déjà la voix explosée et je gueule sans grande raison. Ce qui est sûr, c’est que nous sommes tous les trois heureux d’être ici !

Je les traîne vers UNCOMMONMENFROMMARS. Je marche vite. Trop vite pour les papis qui me suivent ! Et vas y que je visite, et vas y que je prends des photos ! Hé les gars ! Au boulot ! Qu’est ce que je n’avais pas dit ! Eric, notre photographe chéri, croise une bande de curés SM. «  Une photo s’il vous plait ! «  –  » Ok, mais seulement si lui, il vient sur la photo ! « . Pourquoi je me sens visé d’un coup ?

[ Je fais une parenthèse. Pourquoi , lorsque j’étais tout seul sur le festival, tout se passait bien ? Et que depuis qu’il y a le reste de Weirdound.net, c’est à dire depuis un quart d’heure, je me retrouve déjà en train de me faire cravacher le cul par un gang de vieux curés SM !? Bref ! Je continue. ]

Pour un premier live des UNCO, autant vous dire que je me suis pris une calotte ! C’est propre, c’est bon ! 1 heure d’un concert euphorisant !

Dring ! Dring ! STEVEN WILSON dans 15 minutes ! Je cours, je fonce, je vole ! J’arrive devant le show. J’ai perdu Fatherubu et Eric ! Je m’en … Merde ça a déjà commencé. Home Invasion, énorme, Regret #9, ça me chatouille, Pariah, « mais qu’est ce qu’il se passe ? », The Creator Has a Mastertape, oui ça y est ! Je me transforme en petit garçon de 8 ans mais avec une érection d’étalon créole ! (Je crois pas que c’est bien de dire ça sur internet ! Trop tard!). Le show est digne de l’œuvre du Monsieur ! Mélangeant du WILSON et du PORCUPINE TREE. On ne pouvait pas rêver mieux. Vous pouvez aller voir le superbe article que le merveilleux Moskowmonkey a déjà fait sur STEVEN WILSON (Oups ! C’est moi ! Se faire des fleurs ne fait jamais de mal !). Steven Wilson à la croisée des genres

Étant sur les mainstages, nous y restons car c’est HOLLYWOOD VAMPIRES qui suit. Du beau monde sur scène. ALICE COOPER, JOE PERRY et JOHNNY DEPP ! Autant vous dire que les petites culottes étaient de sortie ! Nous avons dû retenir Eric qui commençait à se dénuder un peu trop pour rester sain … même au HELLFEST. Vu les monstres sur scène, le show était impeccable. Même un peu trop, si je peux oser dire ça. Rien de très extravagant. Du rock FM propre et carré mais pas fou. Mes compères semblaient être de mon avis.

C’est à mon tour de me laisser guider. Fatherubu mène la petite troupe vers Valley pour nous faire découvrir EYEHATEGOD. Eric et moi nous plaçons devant la scène pendant que notre chef se prépare à mitrailler de photos la bande à MIKE WILLIAMS. Les américains jouent dur ! Je me prends un gros taquet dans la tronche. J’ headbang comme un malade pendant qu’ Eric nous fait ce qui pourrait se rapprocher d’un yoga mélangé avec le rituel d’accouplement de l’oiseau de paradis. Comme dirait les jeunes foufous : « on kiff ! « . (A lire l’article de MR.Moonlight)

Je quitte la petite bande pour me risquer une percée devant STONE SOUR. Certes, je ne suis pas un grand fan de ce groupe mais c’est COREY TAYLOR quand même ! Whiplash Pants ouvre le concert. Absolute Zero, Get Inside, le show est vraiment cool malgré un nombre de re-coiffage incalculable de la part du front man. Petit bonus, trois titres en rappel : Song #3 / Through Glass et Febuless.

stone sour
Un petit re-coiffage ?

Le concert m’a complètement déshydraté. Les gars m’ont tiré tous mes gobelets. OK ! Je retiens !

Je fais un petit crochet par la warzone pour voir comment est le concert de BAD RELIGION. Comme prévu, le punk à l’ancienne des californiens est efficace. La grande croix barrée qui flotte au dessus de la scène crée une ambiance sympathique. Je ne m’attarde pas car sous Valley, les petits loulous m’attendent pour CORROSION OF CONFORMITY. Encore une énorme découverte pour moi. Plus qu’une baffe, c’est une biffle que j’ai reçu de la part du heavy des américains. Je crois que je me suis déplacé quelque chose dans la colonne vertébrale sur ce concert. Quand je tourne la tête, depuis, ça fait « clop-clop« . Le son est énorme , ça va tout droit. Il n’y a que l’essentiel. Que demander de plus ?! La fin du concert nous laisse en suspend et un beuglement animal : « YEEEEEAAAH ! » libérateur, accompagné d’une franche et virile accolade clôture le débat. La musique et ses effets ! Je ne pense pas que les m3 de bière aient eu un impact sur notre réaction.

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No religion / Warzone !

Les deux petits vieux qui m’accompagnaient jusqu’à présent sont rentrés pour enlever leurs bas de contention. Je fais un dernier petit détour vers la warzone pour glisser une oreille à RISE AGAINST. C’est bondé. Je reste quelques minutes car le punk de ces petits gars passe plutôt bien à cette heure avancée de la nuit.

Après une rapide prise de conscience au milieu des vapeurs éthyliques, je me souviens que je suis garé à perpet’. C’est fini pour moi aujourd’hui. Vivement demain !

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Ouah ! C’est beau !