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Molecule à Scopitone : Interview d’un explorateur musical des temps modernes

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Molecule en guest-star à Scopitone

Déjà une semaine que le festival Scopitone élisait domicile sur le site de l’ancien MIN de Nantes (Marché d’Intérêt National). Beaucoup d’artistes présents… dont Romain Delahaye alias Molecule. Sur les conseils de FatherUbu et Elanbleu, qui avaient eu l’occasion d’interviewer Molecule en avril dernier (et effectuer le live report), j’avais coché Molecule dans mon planning du festival électronique Nantais.

Il était prévu initialement 4 sessions lives sur les 2 jours de présence de Molecule à Scopitone, mais une blessure au bras lui ont fait réduire sont temps de présence entre les enceintes électroniques du festival.

Molecule-Acousmatic360-Scopitone2019-@jonathanlesage
Molecule à Scopitone 2019 – Acousmatic 360 @jonathanlesage

J’ai eu la chance toutefois de profiter de la haute performance de l’artiste dans le projet Acousmatic 360, vendredi 20 septembre : jauge limitée à 400, concert en immersion dans un noir quasi complet, son géré par Hervé Déjardin ingénieur son-spacialisation de Radio France. Les artistes sont au centre de la scène circulaire de la Cellule 31. Envoutant, limite dérangeant (par l’obscurité et la densité), un concert bouillant, à la qualité sonore hors du commun. Je ressors de ce live, littéralement vidé, mais persuadé de vivre l’un de mes meilleurs lives électro de ces 5 dernières années (peut-être même avant)… et persuadé à 130% de retourner voir le 2ème live le lendemain.

Masterclass et conférence de presse à l’heure du gouter

Samedi 21 septembre, Molecule avait prévu en compagnie d’Hervé, un Masterclass de 45 minutes suivi d’une conférence de presse.

Dès 16 heures et en très petit comité, nous assistons donc à l’intervention de Romain qui nous explique les rudiments de la musique électronique (ses choix d’instruments, sa méthodo, la façon de travailler en live). Hervé intervient ensuite pour nous convertir à la spacialisation, son logiciel très visuel (avec toutes les bubulles qui se déplacent et localise très précisément le son dans l’espace), la disposition des enceintes… Puis 5 minutes de démo à la fin par le duo.

Molecule - Masterclass - Scopitone2019 - @jonathanlesage
Molecule – Masterclass – Scopitone2019 – @jonathanlesage

A peine remis de ce moment entre formation et convivialité, Molecule nous propose une conférence de presse. Agrémenté de vidéo de ses différents projets (les tempêtes vécus à bord d’un chalutier, le calme du Groenland, ou l’immersion à Nazareth,…), Romain nous présente tout simplement sa vie, ses réalisations, cette recherche du son unique… . En plus d’être hautement instructif, Molecule nous accompagne facilement à nouveau 45 minutes… c’est simple, il nous raconte une histoire… une belle histoire de passionné sur fond de voyage, de musique, et de très belles images.

Après 1h30 pourtant de causette/présentation d’un public à l’écoute plus qu’attentive, Romain et Hervé ont accepté d’enchaîner sur une interview Weirdsound (et je ne boude pas mon plaisir…)

Acousmatic 360, un projet noctambule et spacialisé

WS : Merci tout d’abord Molecule et Hervé pour le temps accordé à Weirdsound pour cet interview.

Molecule :

C’est avec plaisir !

WS : Je t’avoue que c’était la première fois que je te voyais hier, et je vais t’avouer que j’ai pris une belle claque, une même très très belle claque. Je me posais la question suivante, en termes de réaction du public, le fait de jouer en 360° quels sont les retours que vous avez du public ?

Molecule :

C’est assez génial, car nous sommes au centre de la salle et on est entouré par le public. Il y a donc une immersion sonore et une immersion humaine. C’est juste super de ne pas avoir ce côté frontal, traditionnel où l’on est sur un piédestal. On est au même niveau et on est vraiment avec le public. Même si on est dans le noir, on sent une communion assez forte.

WS : Je rebondis sur ce que tu dis, le fait d’être sur une scène avec les lumières on a un feedback du public, mais avec le noir du live Acoustic. Comment vous sentez qu’il se passe quelque chose et que les spectateurs réagissent ?

Molecule :

Ça créé des vibrations et puis il y a des éléments de flash à certains moments bien définis pour aveugler tout le monde et accentuer ce côté noir dans la salle.

WS : Et d’ailleurs, quel est l’objectif de ce live dans le noir ?

Molecule :

C’est une expérience à la fois très intime car on est seul dans le son et à la fois : c’est quelque chose de collectif car il y a un rassemblement. C’est ce qu’apporte cette configuration, une nouveauté pour le public et pour nous. Cela fait beaucoup de changement et qui est une véritable innovation dans l’avenir pour des lives immersifs. En bref, c’est positif pour plein d’aspect.

Molecule Acousmatic360 (2) - Scopitone2019 - @Goledzinowski
Molecule Acousmatic360 – Scopitone2019 – @Goledzinowski

WS : Je rejoins ce que tu dis. Il n’y a pas longtemps, j’ai pu assister à un concert du collectif de La Colonie de Vacances (live report au Check in Party – Jour 2 et Jour 3) avec le système de 4 groupes qui entourent le public, cela remet vraiment le public d’une certaine manière au centre du concert et de la musique. J’ai retrouvé un peu les mêmes sensations hier pendant votre live (bien que pas le même genre musical). 

La genèse de la collaboration

Je n’ai peut-être pas été très bon élève tout à l’heure pendant le masterclass, mais quelle a été la genèse du projet et de votre rencontre (Hervé et Molecule) ?

Molecule :

C’est une rencontre avec Radio France puis avec Hervé qui est l’acteur principal du son spacialisé chez Radio France. Et ensuite, cela a été une affinité et une envie commune d’avoir un projet ensemble. Puis il a fallu que les institutions et les structures se mettent d’accord… l’aspect plutôt administratif – business. Car bien entendu ce projet a un coût,… il faut trouver des partenaires. Mais à l’origine c’est une volonté humaine assez simplement.

WS : Au sujet du concert, je n’ai pas trop fait attention hier mais comment vous gérez votre communication ? Vous parlez beaucoup ? Ou c’est une communication qui passe par les « flux musicaux » ?

Molecule :

On se dit beaucoup de bêtises… (Rire)

Molecule Acousmatic360 (3) - Scopitone2019 - @Goledzinowski
Molecule Acousmatic360 – Scopitone2019 – @Goledzinowski

Non, c’est aussi çà la communication, et c’est aussi pour cela que cela fonctionne : on définit des grandes lignes, mais il y a de la spontanéité, on est très complémentaire avec Hervé. On est chacun dans notre domaine, c’est très interactif, une véritable performance à 2 avec un très gros travail de mise en place, de configuration mais qui se fait très naturellement. La musique électronique de toute manière en live : Plus on a de travail en amont, plus cela permet de liberté et de plaisir à jouer une fois qu’on est sur scène.

WS : Hervé, je profite que tu sois là. As-tu d’autres projets en cours (autre que celui de Molecule) ?

Hervé :

En fait j’ai des projets actuellement dans le cadre de Radio France, notamment sur la spacialisation. Mais également, des projets fictions, documentaires. J’ai la chance de travailler sur des projets musicaux très intéressants notamment celui-ci (Molecule) qui est pour le moment l’un des plus grands que nous avons sur ce thème.

Nous travaillons également sur un projet qui ne sera pas live, mais sur une œuvre qui s’auto-compose et que l’on programme pour qu’elle s’auto-spacialise avec un compositeur qui s’appelle Vincent Carinola, et qui a fait une œuvre qui s’appelle Flux Aeterna (http://www.vrcarinola.com/fluxaeterna-info).

On est donc dans cette recherche, comme on disait tout à l’heure dans la masterclass de Romain, c’est que nous sommes à voir quels sont les besoins et qu’est ce qui va se créer et que veut dire ce terme générique d’art numérique où l’informatique devient un outil de création à la base de tout que ce soit la lumière, l’image et le son. Et donc, avec quelques collègues nous avons la chance de travailler dans le département Innovation de Radio France et de pouvoir se poser ses questions là et essayer d’y répondre

Pour en revenir à l’expérience que nous vivons avec Romain sur Acousmatic 360, cela nous apporte pas mal de questions et pas mal de réponses dans ce domaine.

Une créativité non-stop

WS : C’est-à-dire que chaque jour vous continuez à vous remettre en question sur votre création pour la moduler, la modifier et d’une certaine manière de l’optimiser ?

Molecule :

Oui, évidemment c’est essentiel.

WS : Même peut-être pendant les concerts ?

Molecule :

Oui, on débriefe, on s’adapte… chaque concert est différent et on essaie en continue de perfectionner les choses. C’est un projet qui se situe à la pointe d’une technologie et aussi d’une création artistique. Donc il faut affiner… Hervé pourra mieux en parler que moi, mais certains outils qu’il a développé personnellement depuis quelques années sont testés grandeur nature puis il les valide et il les perfectionne. Pour ma part, dans le rôle que j’ai, je participe aussi à avancer sur ce projet également dans l’innovation. Se remettre en cause est donc fondamental. En tant que musicien, il ne faut jamais se reposer sur ses acquis. Les acquis donnent confiance d’aller vers l’avant.

WS : Du coup, j’anticipe un peu, par rapport au teaser que tu as pu faire pendant le masterclass sur le projet Nazareth (Romain est parti pendant 3 jours sur le spot de Nazareth au Portugal site réputé parmi les plus grandes vagues du monde. Objectif : la prise de son sur ces vagues dépassant les 15 mètres d’envergure à l’aide de surfeurs (professionnel… mais un peu suicidaire surement aussi) ou même en se positionnant lui-même sur un jet ski avec un professionnel). Cette prise de son est-elle prévue à transposer en live et potentiellement à 360° ?

Molecule :

A ce jour, il n’est pas prévu que Nazareth donne lieu à une version live. On se pose actuellement des questions sur le rendu définitif. La période est plutôt à la réflexion sur le produit fini. Il existe une installation en son immersif (son à 360°). Ce qui est toutefois sur, c’est que le son immersif depuis quelques années et depuis mes collaborations avec Radio France et Hervé rentre de plus en plus en amont de mes projets… alors qu’il y a quelques années, cela venait plutôt en aval.

Sounds of surfing – Nazare – Molecule

Une collaboration de 2 ans avec Jan Kounen

WS : Ce qui est assez marquant dans tes créations, c’est l’omniprésence de l’audiovisuel. C’est également un point qui te tient à cœur ?

Molecule :

Finalement, l’important est de partager une expérience, une aventure. L’aspect vidéo-visuel en fait intégralement parti. C’est la raison des lives à 360°, les clips du précédent album incluent des rushs tournés sur places. On a également réalisé une expérience en Réalité Virtuelle avec Jan Kounen. Mes premiers albums ont été réalisés avec des musiciens, des chanteurs, et à un certain moment, j’ai souhaité mettre le son en avant et je me suis retrouvé un peu plus seul dans cette étape de composition et de création musicale. L’aspect collaboratif s’est développé sur le traitement du signal, la spacialisation, sur l’audiovisuel, sur les projets arts numériques. Pour synthétiser, j’aime la collaboration et c’est un élément selon moi fondamental de la création.

WS : Justement tu parlais de l’expérience en Réalité Virtuelle avec Jan Kounen. C’est une connaissance ? C’est lui qui est venu vers toi ou peut-être l’inverse ?

Molecule :

En fait, avant mon retour du Groënland, j’étais déjà sensible à la démarche de Jan. Je connaissais son travail (NB : Jan Kounen a réalisé de nombreux films tel que Doberman, Irréversible (qui avait généré un petit scandale au festival de Cannes il y a quelques années), … ou encore 99 Francs). Je suis rentré en contact avec lui, je lui ai présenté le projet et il a été sensible à la démarche. Jan a trouvé cela super. On a avancé et puis on s’est retrouvé ainsi sur le projet de la réalité virtuelle. A la base, je voulais qu’il réalise un clip et finalement cela a pris une ampleur beaucoup plus forte avec ce projet VR avec une collaboration de près de 2 ans.

WS : Ah oui quand même, 2 ans de travail… finalement, cela ne repose pas que sur la vidéo que l’on peut trouver sur le net (cf ci-dessous). C’est un projet d’une ampleur effectivement plus importante ?

Molecule :

Oui, on est au casque avec présence de manette et d’une expérience interactive. Après le problème de la réalité virtuelle, c’est celui de la diffusion entre les salles équipées… d’une certaine manière, la VR est un peu limitée : Comment diffuse-t-on ? Qui est équipée chez soi du matériel ? Donc finalement, pour le moment, le projet est présenté pour le moment plutôt dans les festivals. On l’a présenté à Paris dernièrement au festival NewImages. On pouvait y faire cette expérience et elle continue sur l’année en cours à voyager à travers le monde.

Une musique électronique nomade…

WS : L’expérience chalutier avec l’équipage puis au Groënland en vivant dans un village Inuit, tu as un besoin de partir d’une certaine manière à l’aventure en solo, de l’isolement, d’être face à la nature et aux éléments ?

Molecule :

Sur la plupart de mes projets, je cherche des environnements où la nature est dominante, où les éléments sont tellement forts qu’on peut les entendre on peut les enregistrer… c’est plutôt l’aspect sonore ! Dans le côté humain, il y a peut-être cette idée plus intime, singulière de se retrouver face à quelque chose qui nous dépasse, plus fort que nous, s’incliner face à çà. Clairement, cela remet en place, ça recadre. C’est pour moi une manière de me reconnecter avec ce lien originel que l’on a avec la nature et qu’on perd dans notre société moderne

WS : Cela te fait te ressentir tout petit, humain par rapport à l’immensité ?

Molecule :

Exactement.

WS : Je vais être transparent, je ne connaissais pas trop tes créations il y a 4-5 mois. La démarche de Thylacine (live report à Bourges à relire ici)semble assez similaire à la tienne par son projet Transiberian (création d’un album au cours d’un voyage du trajet en train Transibérien) puis Roads (road trip en caravane aménagé en Amérique du Sud). Vous vous connaissez ?

Molecule :

Oui, tout à fait on s’est déjà rencontré.

WS : Je trouve intéressant la démarche voyage – création de musique électro.

Molecule :

C’est vrai, finalement, mon projet Chalutier a « un peu fait des petits ». Cela a créé un mouvement que certains journalistes ont nommé « La Musique Electronique Nomade ». Je peux également parler de NSDOS qui jouera ce soir (Le groupe a joué après Molecule sur la même scène le soir même, avec des projections vidéos, pour le coup, projetées à 360° pendant son set). C’est un super gars, qui est parti dernièrement en Alaska, il y a également Maud Geffrey qui est allée en Sibérie pour le projet Polaar. Et c’est juste super de voir que ce courant et ce type de démarche se créent et se développent.

L’instant Wikipedia…

WS : C’est toujours difficile de se lancer dans la musique et de réussir à en vivre. Comment tu as géré le début de carrière ?

Molecule :

Je suis assez autodidacte. Le fait de se lancer dans la musique, c’était clairement par choix. J’étais étudiant en sociologie en licence. Je me suis dit que je devais vivre ma vie, et cela passait par laisser tomber mes études. J’ai commencé donc en tant que vendeur dans un magasin de musique à Pigalle, je faisais des petits boulots et je commençais à faire de la musique sans être vraiment compétent. J’ai fait alors des premiers rendez-vous avec des maisons de disques, à faire écouter des créations qui ne tenaient pas la route. Petit à petit, j’ai pu créer un groupe, faire des premiers concerts, rencontrer certaines personnes, beaucoup appris durant cette phase par ces rencontres.

Puis, j’ai rencontré un manager qui m’a aidé à faire mon premier album Part of You en 2006. Ce premier album m’a fait progresser, par ricochet, j’ai atterri chez Radio France. Encore une fois, cette évolution s’est effectuée par beaucoup de rencontre. L’humain est fondamental dans ce milieu. On ne maîtrise pas tout, je crois pas du tout au hasard mais en tout cas il faut le provoquer. Il n’existe pas de recettes magiques, il faut de la sincérité et ne pas perdre la foi. Certaines situations et moments peuvent être déroutants.

Il y a eu une multitude de chantiers et c’est vrai qu’arriver à un niveau où les médias, le public attendent, parlent d’un projet… c’est clairement pas évident. Il faut une certaine force pour tenir parfois le cap… Je pense que c’est çà être artiste : Etre convaincu soit même de quelque chose. Allez au bout coute que coute, et les portes s’ouvrent… plus vite pour certains que pour d’autres. Ce sont des trajectoires personnelles.

WS : Je ne vais pas te retenir, peut-être une dernière question : j’ai cru comprendre qu’à l’origine, tu étais plutôt guitariste…

Molecule :

Euh… mauvais guitariste… (Rire)

Je n’aurais pas pu en faire mon métier, mais effectivement c’est mon instrument d’origine. Et je gratouille toujours.

WS : Tu continues à t’enregistrer, notamment peut-être pour tes créations électro ?

Molecule :

Oui, sur certains morceaux, il y a de la guitare. J’aime l’instrument, j’aime les instruments, le rapport aux instruments. Après j’ai une approche qui est très tournée vers l’harmonie, vers la recherche d’accord, la virtuosité, je dirais même la mélodie. J’utilise donc pas mal d’instruments : des claviers, la guitare, pour créer des environnements et des paysages harmoniques.

Molecule Acousmatic360 - Scopitone2019 - @Goledzinowski
Molecule Acousmatic360 – Scopitone2019 – @Goledzinowski

WS : Vu que tu utilises pas mal d’instruments, tu n’envisages pas d’autres projets annexes ?

Molecule :

Je chante un peu et j’ai déjà commencé à créer un projet vocal, pour l’instant dans un tiroir, après la naissance de ma fille, par plaisir. Je me répète, mais avant toute chose c’est le plaisir, très peu de stratégie. On en parlait avec Sayem (Sylvain Mignot) mon manager de ce qu’on allait faire dans les prochains mois. On avise, mais on fait les choses de manière assez spontanée sans trop prévoir. Il faut juste de l’excitation.

WS : Je reviens sur cette histoire de projet surf à Nazareth. (C’est la vraie dernière question cette fois-ci) Ou penses-tu t’arrêter en termes de mise en danger ? As-tu atteint ta limite avec ce dernier projet ?

Molecule :

Non après, j’ai encore plein d’autres projets en tête. Pas uniquement le danger, je recherche également les choses majestueuses. Le fond des océans m’inspire, l’Amazonie, la Lune, les volcans, les nuages. Comme je le disais tout à l’heure pendant le MasterClass, tout peut devenir un sujet de création. Par exemple, le projet en cours avec un orchestre philharmonique s’inscrit dans la même démarche, il n’y a pas la notion de dangerosité en tant que telle. Pourtant, il existe le risque artistique et l’acceptation par un orchestre, par le chef d’orchestre, par un univers complètement différent. En tout cas, il y a clairement la volonté de faire des choses nouvelles et de prendre des risques artistiques et parfois des risques qui engagent aussi l’humain… mais je ne suis pas suicidaire et totalement fou ! (Rire)

C’est ainsi que s’achève notre interview de Molecule. Un grand grand merci car vraiment très cool de sa part de nous accorder un peu de temps après quasiment 1h30 compilé de masterclass et de conférence de presse.

Deux concerts valent mieux qu’un tu l’auras…

Comme indiqué en intro, Molecule enchaînait sur un 2ème set au sein la cellule 31 à l’ancien MIN de Nantes dans le cadre du festival Scopitone le soir même. Accompagné de Fouad et Benjamin mes compères Weirdsound (qui avait déjà vu Molecule cette année au Printemps de Bourges), nous assistons à une prestation exceptionnelle, montant crescendo et finissant en toute puissance. Atmosphère très nocturne agrémentée de flashs stroboscopiques, un son à 360° d’une qualité exceptionnelle et surtout un Romain et un Hervé (encore plus) déchainés (que la veille), nous livrant un live électro de très hautes volées. Redescendre sur Terre après ce voyage de 1h15 en leur présence, fut bien difficile malgré la qualité des autres prestations de DJ… mais en toute franchise… en retranscrivant cet interview… la redescente n’est toujours pas complète.

Pour conclure… merci Molecule !

John O'Cube

Sous ses airs de traders aux combines maladroites, John est fasciné depuis son plus jeune âge par la musique. Brillant titulaire d'un fichier excel récapitulant l'ensemble des concerts vu depuis le début de sa vie étudiante, il cherche désormais la renommée en additionnant son record de présence en live devant Mogwai ou Deerhunter ou divers groupe folk, rock, pop, indé,... Malheureusement, malgré une énergie débordante, on le perd souvent à l'heure de l'électro... ne vous méprenez pas, il ne commence pas à rédiger des articles pour la firme Weirdsound, il est plutôt perdu au 5 ou 6ème rang d'un scène électro douteuse, lunette de soleil sur le nez car "l'électro s'écoute mieux avec des lunettes de soleil".
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