Yannis Philippakis Guéret 2019 photo benoit weirdsound

Foals tête d’affiche d’une deuxième riche journée à Check in party

ZiggyPosté par

Photo en Une: Yannis Philippakis (Foals) photo benoit weirdsound

13 groupes constituaient le copieux menu musical de la 2ème journée du festival Check in Party en ce Vendredi 23 Août 2019 et , même s’il en faut pour tous les goûts, nul déchet dans cette programmation répartie sur 3 scènes, entre 17 heures  et 2h du matin. Avec John O’Cube en renfort appréciable, nous avons fait le maximum pour vous assurer le plus large report de cette riche journée où Foals constituait la principale tête d’affiche lorsque l’on sondait les festivaliers.

Une journée bien remplie… en mode pépouse – OKLM…

C’est une journée quasi-complète que votre cher serviteur a passé sur l’ensoleillé camping du tarmac de l‘aérodrome de Guéret du festival de Check-In-Party… (J’ai une certaine fierté à avoir calé autant de complément du nom dans une phrase…).

Check-In-Party Festival - @Check-In-Party
Check-In-Party Festival – @Check-In-Party

Une journée ponctuée par :

  • Un lever/petit déjeuner Smoothie/café dès 8h,
  • Un Yoga aux inspirations kronenbourgeoises dès 11h (#YogaBier®),
  • Un Blind Test à partir de13h (où l’on mange littéralement son t-shirt en reconnaissant un morceau et en n’étant pas capable de donner son fichu nom… grrrrr… DEUS – Instant Street… grrrrr, je ne m’en remettrais pas! Mais bon victoire finale par l’un de mes potes (Sylvain… Congrats !), l’honneur est sauf),
  • Et un concours d’Air-Guitar face à un Air-Public… car l’applaudimètre (important quand même je précise) se situait derrière la scène… à l’ombre, scrutant les concurrents sous le barnum faisant également office de bar bien utile par cette chaude journée.

Bref, le soleil Creusois de plomb ponctue une matinée / après-midi entre bière, burger, Mölkky, brossage de dents, douche et dernier préparatif pour rejoindre l’enceinte du festival.

Traversée du tarmac, contrôle de sécurité, prise d’une petite bière des brasseries locales et on peut démarrer le Day 2 !

L’uppercut Namdose

(par John O’ Cube)

Et on attaque avec les talentueux Belgo-Vendomois de Namdose, adepte du math-rock. Pour explication Namdose, c’est la fusion des BRNS et de Ropoporose… alors soit j’entends déjà au fond les petits rigolos les appeler les BRNSRPPRS… (en version compressée)

Namdose - Check In Party -  photo John O'Cube
Namdose – Check In Party –  photo John O’Cube

Né de leur rencontre sur un split regroupant chacun des 2 groupes en 2016 sur Thoré Single Club, les 2 festivals Les Nuits Botaniques (Bruxelles) et les Rockomotives (Vendôme), ainsi que leur label respectif Yotanka ont initié et poussé à la création du projet Namdose. Et ce projet a permis de pondre un album-EP en début 2019 S/T, que j’avoue énormément écouter et apprécier! Très prolifique, on est donc très heureux de les voir en intro de cette 2eme journée de festival.

Aucun doute, c’est un collectif qui a l’habitude de la scène, qui aime ça et qui nous le rend bien. Les influences Indés – rock sont nombreuses, l’osmose entre les artistes et le public est enivrante, avec le souhait de leur part de jouer au milieu de la foule, et au milieu de la scène où s’établira l’autre collectif star du festival Check-In-Party : La Colonie de Vacances, le soir même et le lendemain.

Namdose - Check In Party - photo John O'Cube
Namdose – Check In Party – photo John O’Cube

Le math-rock fait mouche. J’ai un vrai coup de cœur pour la complémentarité des 2 batteurs Romain Benard (Ropoporose) et Timothée Philippe (BRNS) qui jouent en miroir… ça décoiffe littéralement. Timothée est également au chant (c’est déjà pas simple de faire de la batterie, en rythme math et en plus il chante… ils sont forts ces belges) souvent complétée par la charismatique Pauline de Ropoporose, claviériste, guitariste et sœur de Romain.

On assiste ainsi à quelques morceaux phares de leur répertoire à savoir, la beauté puissante de You Can Dance :

Mais également, Fast et All That You Have sous un public qui se fait de plus en plus nombreux et qui se resserre autour du collectif. Un petit final par le topissime morceau Woe :

Une excellente entrée en matière : L’alerte canicule est bien là… mais tant par le soleil sur le tarmac que par ce show addictif!

Puts Marie, Alternatif & Addictif 

(par John O’ Cube)

Redescente, réhydratation, et on file sur la scène principale pour découvrir (tout du moins à mon niveau), les suisses de Puts Marie.

Musique assez alternative, le chanteur Max Usata au look de basketteur Décathlon nous illumine de son phrasé et de sa diction si spécifique entre hip-hop mesuré et slam. Il alterne entre sa batterie et ses 2 micros toujours accrochés à lui (un classique et un micro mode C-B lui procurant une voix rocailleuse).

Accompagné notamment de son batteur Nick Porsche, nous écoutons donc quelques excellents morceaux tels que The Bathhouse. Je rentre de plein fouet dans ce live grâce à l’envolée surpuissante et très post rock de Garibaldi (attendez 4 min de vidéo vous comprendrez mon coup de cœur) :

Le faux rythme de l’ensemble des morceaux qu’on pourrait penser nonchalant, révèle une impression d’ambiance dérangeante (mais pas forcément désagréable). Les sonorités musicales pourraient être décrites entre le juste milieu du punk, du dub (notamment par une basse marquée) et du post-rock par le biais d’une guitare disto bien présente.

On approche sur certains morceaux de la ténacité de l’indie rock 80’s avec des influences de Sonic Youth (attention cela n’a rien à voir avec les américains, je dis que l’on s’approche d’un courant), tandis que d’autres s’apparenteraient plutôt à celle de Jay-Z… oui, oui… c’est bien mon ressenti, et je n’ai pas encore (trop) abusé des brasseries.

Puts Marie - Check In Party -  Photo John-O'Cube
Puts Marie – Check In Party –  Photo John-O’Cube

Un set que j’ai démarré pas emballé, mais qui montre de la qualité, de l’impro, et un sacré punch!

En conclusion, les suisses nous proposent de l’alternatif, aux tendances diverses, un concert pour un public de connaisseur et une parenthèse assez agréable, malgré un petit débordement horaire…

YAK: un rock sauvage…parfois psyché

(vu par Ziggy)

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J’étais content et curieux de voir Yak, qui a sorti en début d’année son 2ème album Poursuit of momentary happiness , titre semblant vouloir conjurer la fuite du temps. J’avais surtout bêtement loupé leur concert à  Stereolux /Nantes fin Mai au festival Indigènes. Après un album prometteur, Alas Salvation, en  2016 et le départ de leur bassiste, ce nouvel album sonnait comme un nouvel élan pour le trio anglais, le rock flirtant avec la pop comme sur le titre “Bellyache” ou le rock psyché des 60’s . Il fut d’ailleurs enregistré sous la houlette de Jason Pierce (frontman du groupe Spiritualized, vu lors d’un excellent concert au festival Levitation d’Angers en sept 2018, voir article) qui chante aussi sur le dernier titre de l’album “This house has no living room”.

Fried, extrait du deuxième album: Titre péchu et video décalée

Yak nous offre un set énergique, plus rock que psyché!, même si Oliver Henry Burslen, le chanteur guitariste, sait aussi apprécier les titres plus cool comme “This house has no living room” qui, cela peut nous surprendre, est d’ailleurs son morceau préféré sur le dernier album.Le public, pas encore très nombreux en cette fin d’après midi, semble conquis: Oliver Henry Burslen, avec sa gueule d’ange, peut rappeler Mick Jagger, me souffle M, ma moitié, et contribue à amplifier le capital d’intérêt musical du jeune trio. A suivre!

 

Slaves… surement des cousins germains d’Idles !

(par John O’ Cube)

Slaves pourrait être décrit comme des types au look de Joe Talbot d’Idles tant physiquement que musicalement.

Le groupe Slaves a plusieurs vocations :

  • Rendre le monde meilleur,
  • Boire des bières (je pense),
  • Avoir des gros muscles,
  • Les montrer parce que c’est la canicule et parce qu’ils sont anglo-saxons,
  • Dire Fuck The World,

En tant que public de Slaves, tu as vocation à :

  • Dire Fuck The World car Slaves te l’a demandé (râle pas… tu fais c’est tout!)
  • Bouger ta tête,
  • Ne pas,… non pardon,… ne jamais les embêter après une défaite de leur équipe de foot favorite comme bon nombre de groupe anglais,
  • Lecteur… tu peux compléter cette liste avec tes propres idées… mais tu comprends le principe…

Pour synthétiser, ils sont littéralement tarés… et niveau musical, c’est gras et explosif.

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Isaac Holman, chanteur/leader, tambourine son énorme caisse et sa cymbale tandis que Laurie Vincent son collègue musical (et peut-être bien de grosse baston vu sa carrure), sur-tatoué, nous distille des riffs de guitariste épileptico-hyperactif.

On démarre le live de manière plutôt tranquillou (tout est relatif, soyons clairs) avec The Lives They Wish They Had,… mais ce n’est que partie remise avec le titre Sockets au rythme entêtant (une fois écouté, tu le connais) :

Live Like an Animal aux influences s’approchant d’Arctic Monkeys focalise également toute mon attention.

Sur Wall of Sound Stage, le public festivalier se prend clairement au jeu de Slaves enchaînant Pogo et Pit Circle. Tour à tour, Isaac Holman et Laurie Vincent, se feront même leur petite incursion dans le public par voie aérienne (Newton fonctionne également en Creuse rassurez-vous).

Le gros mur d’enceinte derrière les 2 trublions fait son effet, c’est rock, c’est punk et ça dépote. Slaves conclue les hostilités avec leur titre phareThe Hunter

J’avoue que je n’avais jamais trop écouté Slaves, ni vu… et je n’ai qu’une hâte, les voir en petite salle (comme Ziggy à l’automne dernier  ) ou les revoir tout court! Programmation de Check-in-party de ce vendredi : 100% de réussite à 20h30

Lysistrata:

(par John O’ Cube)

20h30, direction le Spitfire Stage. Pour la 2ème fois cette année, je vais assister au concert de Lysistrata (après leur passage au Printemps de Bourges). Théo, Max et Ben étaient assez attendus par un public fan de French-Rock-Indie.

Un live assez brut de décoffrage, ça tamponne sévère, ça sature les micros. Les Saintais nous proposent des morceaux vraiment intéressants. C’est plaisant, accrocheur, indie à souhait. Le public semble réactif, heureux et connaisseur.

Je me fais un constat par contre, assez similaire à celui de Bourges et aux quelques morceaux que j’avais pu y voir avant Amyl and the Sniffers : C’est très bien, mais peu innovant. La ligne directrice est assez standard, homogène… sans d’énormes surprises au fil des enchaînements de titres. Donc il y a du bon à les voir, mais le concert, je trouve, perd en consistance (cela reste mon humble point de vue).

Lecteur, ne voyez pas que le verre à moitié vide : j’ai assisté à un concert agréable… ! La preuve en vidéo au Ferrailleur à Nantes avec leur tip-top morceau Sugar and Anxiety, et celui-là je le trouve vraiment bien, avec ses sonorités à la Black Strobes :

 

Gogol Bordello: L’énergie gypsy punk !

(par Ziggy)

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Après une pause repas et un petit moment avec Lysistrata (trop bref pour rédiger un commentaire intéressant!) , je regagnais la Wall Of Sound pour le concert de Gogol Bordello qui fête cette année ses 20 ans d’âge et se qualifie lui même de Gypsy Punk, courant qu’il a lui même initié. J’avais eu l’occasion de voir Gogol Bordello en Live, lors du festival des Escales de St Nazaire en 2018: j’avais été séduit par l’énergie incoyable du groupe et l’originalité de leur musique alliant les influences punk newyorkaises, la musique des Balkans et celle de l’Est européen . Eugène Hütz, le bouilonnant chanteur guitariste est lui même ukrainien (arrivé à 14 ans aux USA avec ses parents après l’accident de Tchernobyl) et le sexagénaire violoniste, Sergey Rjabcev est russe, comme l’autre chanteur guitariste Boris Pelekh.

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Quand vous saurez que le groupe comporte aussi d’autres immigrés, comme le percussionniste et maître de cérémonie équatorien Pedro Erazo, vous ne serez pas surpris que dans les titres joués par le groupe revient, à plusieurs reprises, le thème de l’immigration comme dans “Immigraniada” ou “Immigrant Punk”, un des premiers titres joués ce soir , après l’intro revigorante “I would never wanna be young again” qui a mis le feu au tarmac du festival avec 8 musiciens en folie. Ce sont les albums de 2005 Gypsy Punk: Underdog World strike et 2010 Trans-continental Hustle qui se sont taillés la part du lion et le groupe n’a joué qu’un titre, “Saboteur blues” de son dernier album. Je pense aussi à l’énergie déployée jadis par The Pogues ou The Clash ou à notre excellent groupe français la Mano Negra: j’ai adoré notamment “My Companjera” avec un Sergey Rjabcev virevoltant au violon ou “Alcohol”, Hütz n’hésitant pas à brandir la divine petite bouteille.

 

La Colonie de Vacances… on se sait pas où donner de la tête (1ère partie)

(par John O’ Cube)

Rien à voir avec une formation BAFA qui te permettrait de piocher dans tes heures de DIF, rien à voir avec un cahier de vacances que tes parents t’obligeaient à faire quand t’étais petits, encore moins le morceau de Pierre Perret…

La Colonie de Vacances est née de la fusion de 4 groupes d’une scène underground française fracassante des années 2000 à savoir les Tourangeaux de Pneu, les Montpelliérains de Marvin, Les Strasbourgeois d’Electric Electric et enfin les Nantais de Papier Tigre.

Pour qualifier ce collectif, je pense qu’on pourrait sincèrement parler de « gros bordel maîtrisé ».

La musique est agressive, noise, entêtante et d’un rythmique industriel… mais la connexion entre les 4 groupes est impressionnante, génialissime et millimétrée (tout du moins, c’est l’avis qu’on a quand on se retrouve à tourner de la tête à chaque nouvelle intervention sonore d’un des musiciens).

Un live de la Colo reste une expérience assez unique…

  • En termes de disposition, le groupe forme un carré… le public est en plein milieu des 4 groupes qui se font mutuellement face à face. On se balade, on tourne entre les groupes… et puis on se perd dans le barycentre des 4 scènes si on cherche des sensations fortes, des pertes d’équilibres dans un no man’s land bordélique pas maîtrisé cette fois-ci…
  • Visuellement, le concert te fait avoir des torticolis… et vas-y que je suis devant Marvin, mais en même temps, je jette un oeil à droite car y a JB, le batteur de Pneu qui part en cahouèt à la batterie de l’autre côté, et j’ai à peine tourné la tête que Electric Electric et Papier Tigre te balance du lourd en parallèle… et on tourne la tête à gauche… puis à droite… puis derrière, puis devant…
  • Niveau sonore… les bouchons d’oreilles restent préférables si t’as le conduit auditif fragile… t’attends pas à les voir jouer Pandi Panda à 70 db.
  • De la mobilité… tu passes ton temps à changer de place, à modifier ta perception du concert… tu profites un peu de chaque groupe !
  • Et enfin tu transpires un peu ta bière accumulée aussi !

Donc, pour essayer de faire simple… même si ce n’est pas le cas. Un live de La Colonie de Vacances, ça se vit à 360°!

Mea Culpa, je n’ai pas retenu les morceaux joués sur ce premier soir, je peux juste vous confirmer que malgré un live de Gogol Bordello conservant un public important… le concert était sur-blindé… et qui dit blindé dit : ça a envoyé un gros steak en termes de pogo et de mouvement de foule ! Le public était en véritable transe, habité par les élucubrations du collectif multirégional.

Que dire de plus, chapeau bas à Nicolas Cueille (de Seal of Quality) qui a remplacé Fred Conte de Marvin (fracturée de la main quelques jours avant)… et a appris l’ensemble des morceaux en l’espace de 3 jours… un véritable caméléon. Toujours chez Marvin, une petite pensée à la claviériste Emilie Rougier qui a annoncé jeudi 29 août qu’elle quitterait le collectif d’ici la fin de l’année ! Une page de 9 ans se tourne pour La Colonie de Vacances.

Dans tous les cas un moment encore magique… qui ne donne envie que d’une chose, retournez les voir le lendemain !

The Psychotic Monks, la claque du week-end…

(par John O’ Cube)

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Tout est dit…

Je ne connaissais qu’assez peu les 4 Français de The Psychotic Monks. L’écoute cette semaine de leur deuxième et dernier album Private Meaning First était plutôt de bon augure pour le groupe qui passait à une heure étonnante (22h35) car prévue pour celle des têtes d’affiches. Pour le bonheur des festivaliers, The Psychotic Monks, non décontenancé par ce positionnement, ont livré un live de haute volée.

Puissant, psychédélique, noise… Je les décrirais (de mon point de vue)  comme les frères cachés de A Place To Bury Strangers, Soft Moon, et de BRMC (les thèmes, la voix, …), il juxtapose des riffs à la Black Sabbath… et ainsi qu’un soupçon de Thee Silver Mt Zion, notamment avec un Every Sight me faisant littéralement frissonner de plaisir :

Ce titre a peut-être été mon plus beau moment du festival… l’extase absolue !

On a 6h de festival dans les pattes ce vendredi 23 août… et je prends toutes mes références dans la tête d’un groupe que je ne connaissais que nominativement depuis quelques mois… mais pour lequel je n’avais pas poussé la porte… wahou !

Je ressors du concert pour ma part assez chamboulé, petit regard dans le vide… l’esprit un peu parti dans la stratosphère après ce voyage entre disto, shamanisme métallique et du “bruit” mélodique !

FOALS: un des meilleurs groupes Rock d’aujourd’hui

(par Ziggy)

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Foals était, pour beaucoup, la grosse tête d’affiche de la 2ème soirée et le groupe le plus connu en tous cas. C’est un groupe que j’aime beaucoup de puis leur 2ème album, Total Life Forever, en 2010, et j’avais déjà été conquis la 1ère fois que je les avais vus, en live, aux Déferlantes d’Argeles en 2011. Même si leur dernier opus, la 1ère partie de leur dyptique de 2019, Everything not saved will be lost, n’est pas, pour moi, leur meilleur, j’étais impatient de les retrouver, d’auatant que le groupe donne toujours le meilleur de lui même! Foals entrait en scène à 23h30 sur la grande scène Wall Of Sound: demi surprise, il ya bien 5 musiciens et même si, en début d’année, Yannis Philippakis, le frontman chanteur guitariste, avait déclaré que leur bassiste Walter Gervers ne serait pas remplacé, un bassiste était sans doute indispensable pour assurer les live et peut-être plus si affinités! Comme au Bataclan, en Mai dernier, c’est Jeremy Pritchard , du groupe anglais Everything Everything, qui va faire mieux , à la basse, qu’un simple remplaçant !

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Dès le 1er titre, On The Luna, extrait de leur dernier album, le ton est donné: la rage de jouer et de nous faire vibrer et danser semble être toujours le leitmotiv de Yannis Philippakis et sa bande. Le groupe va ensuite jouer 5 titres empruntés à ses 4 albums précédents dont “Mountain at my gates” (un de mes titres préférés), “My Number”, autre excellent titre qui ne peut laisser la foule sans bouger, et “Spanish Sahara” au crescendo somptueux. Retour pour 3 titres à l’opus (Part one) de 2019, “Exits” puis “In Degrees” et “White Onions” (eh oui chanceux public de Check in Party, nous avons eu 2 titres de plus qu’à Rock en Seine le lendemain!).

Yannis Philippakis Check In 2019 photo benoit weirdsound
Yannis Philippakis 2ème bain de foule Check In Party –  photo benoit weirdsound

Je vais vivre les 4 derniers titres dans le Crash Pit et c’est de la folie… “Inhaler”, “Black Bull” (titre qui figure sur l’album à paraître le 18 Octobre) puis “What went down” et “Two Steps Twice” (qui, je crois, cloturait déjà le live de Nantes en 2013). cette fin de concert donne l’occasion à Yannis Philippakis de descendre à 2 reprises dans le public: il adore et c’est ce qu’il a apprécié dans un festival de taille humaine comme Check In Party. J’ai peu évoqué les autres musiciens mais ils sont omniprésents, à l’image du puissant et efficace batteur Jack Bevan, pour faire de Foals un des plus grands groupes de rock d’aujourd’hui, avec une identité musicale forte. Modeste et heureux, Yannis Philippakis semble d’ailleurs toujours surpris que Foals soit arrivé si haut, en tête d’affiche!

 

Paula Temple : le choc Creuseturel!

(par John O’ Cube)

Foals vient de jouer ses dernières notes, un live de qualité, rock-pop… j’ai à peine levé la tête que l’épileptisme électro de Paula Temple démarre à quelques encablures du Wall Of Sound Stage. Au programme de ces 15 premières secondes de set électro, Paula nous envoie cash un 200 bpm dans la face, les oreilles et les trippes…

C’est violent, berlinois… et juste monumental ! Allez pour vous donner une idée :

Je serais bien incapable de vous dire quels morceaux ont été mixés et enchaînés par la productrice allemande, mais je n’en ai pas loupé une miette en compagnie de mon collègue Stéphane, tout aussi fan que moi de la prêtresse de la techno lourde allemande.

La danse est entêtante, les rythmes lourds, dark, très électriques. Vous l’avez compris, vous avez devant vous un énorme convaincu… les moins afficionados qui souhaitaient continuer la soirée se sont orientés au fur et à mesure vers le Spitfire Stage pour l’autre live électro de clôture de ce vendredi… perso… j’ai attendu d’être sûr que Paula Temple ne voulait pas faire un rappel !

It It Anita: le noise belge

(Vu Par Ziggy)

It It Anita Check in Party 2019 photo 2 benoit weirdsound
It It Anita Check in Party 2019 – photo  benoit weirdsound

Je ne suis resté qu’un petit quart d’heure pour Paula Temple…JohnO’Cube assurait le report et j’avoue que ce n’est pas vraiment ma “came”. Je voulais découvrir It It Anita, le groupe belge/liégeois de noise rock dont, j’avoue, je ne connaissais quasiment rien! Même si le jeune groupe (né en 2014) plonge ses racines dans le rock des 90’s, il mélange les influences (de Sonic Youth à Fugazzi en passant par Pavement). Sur scène, IT IT Anita livre un set énergique et brut …pour ne pas dire bruitiste tant les guitares et la rythmique sont puissantes. On retrouve le groupe sur le label bordelais Vicious Circle (qui partage le même immeuble que Talitres) comme The Psychotic Monks ou Lysistrata vus ce soir à Check In Party. A 1 heure du mat’, ça décoiffe et le jeune quatuor (qui a tout de même 4 opus au compteur dont un avec Agnello, l’ingéson producteur de Sonic Youth…entre autres!) sait faire bouger tous ceux qui auraient pu avoir envie d’aller dormir! On les retouvera au festival Levitation en septembre à Angers.

Oktober Lieber… women power goes on!

(par John O’ Cube)

Charlotte Boisselier et Marion Camy-Palou ont conclu donc cette soirée avec la lourde tâche de passer après Paula Temple.

Et c’est le cas de dire que les 2 parisiennes d’Oktober Lieber ont rempli la mission avec brio. Le set proposé est plus dansant et ambiant que l’artiste précédente. On garde toutefois un petit côté dark avec bien entendu moins de bpm. Leur Dance-Techno s’avère musicalement pointu et d’une efficacité redoutable. La rythmique est décomplexée, et on y trouve même une certaine violence qui me fait avoir mon petit sourire tout en dansant comme un petit fou sur les beats technos.

La musique diminue, les lumières s’allument… des applaudissements prolongés… je n’aurais qu’un souhait… que ce bon son techno se prolonge jusqu’au petit matin !

Bon….ouf! mission bien remplie, avec John O’Cube (et Marie!)  pour ce Day 2 de Check in Party! On se retrouve, avec John O’Cube pour le Day 3 avec 14 groupes au menu…..on va assurer sur 12, c’est déjà bien!!

Ziggy

Passionné depuis toujours par la musique et par le support vinyle! Son premier grand concert : King Crimson à Londres,il y a très longtemps! Aujourd'hui il aime de nombreux styles, pourvu que la musique soit bonne,mais ça, c'est très subjectif!!
Ziggy

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