The Hives à Beauregard édition 2019

Beauregard 2019 : Samedi et dimanche

FatherubuPosté par

Nous revoilà à Beauregard pour les deux derniers jours de la onzième édition du festival. Les courtes nuits de sommeil, la bière et les plateaux charcuterie/fromage se font sentir! Pour cette seconde partie, la programmation est encore super alléchante, nous courons comme des petits lapins d’une scène à l’autre. Bien sûr, il a fallu faire des choix! Entre les pauses, les conférences de presse et nos goûts personnels : impossible de tout voir. La météo est plus que clémente, décidément, il ne pleut jamais en Normandie, comme quoi les idées reçues…

Installez-vous confortablement, on en a pour un petit moment. Voici les journées du samedi et du dimanche à Beauregard édition 2019, à côté de ce compte rendu le récit de l’Iliade et l’Odyssée peut aller se rhabiller!

SAMEDI : du rock, du punk, du post rock et de l’amour aussi!

Beach youth : la fougue de la jeunesse

Vu par John O’Cube

Le quatuor caennais composé d’Etienne Froidure, Simon Dumottier, Louis-Antonin Lesieur et Gauthier Caignaert a remporté l’un des tremplins Beauregard leur permettant de jouer au festival.

Je suis arrivée juste pour les 2 derniers morceaux et n’ai pu que découvrir brièvement leurs créations provenant des différents EP Singles et Second. C’est un rock-pop sympatoche qui allie la classe des américains de Real Estate et les gimmicks musicaux de Vampire Weekend. Un peu désolé finalement d’être venu tardivement mais la bière ajoutée au plateau de charcuterie dégusté à l’hôtel ont eu raison des équipes Weirdsound. Une bonne présence scénique pour un groupe dont on parlera à coup sûr dans le futur.

Clara Luciani : je vous offre des fleurs pour être si bien réveillés à l’heure du thé

Vu par Eyhobro

Soyons honnête, de Clara Luciani, je connaissais uniquement “La Grenade“, ce tube qui a plus que contribué à lui apporter une belle lumière. Si mes deux collègues semblent sceptiques, je suis pour ma part un peu plus enclin à apprécier la pop de l’artiste auréolée d’une victoire de la musique 2019 (révélation scène), après son premier album Sainte Victoire. L’horaire qui lui est réservé, 16h10, n’est pas évident du tout.

Pourtant, le public est déjà présent en nombre (pour l’heure), et elle apprécie grandement. Le concert est introduit avec le morceau clôturant l’album, Sainte Victoire. Elle s’y met à nu, nous parlant d’elle, et de la reconstruction qui l’a menée vers la victoire. La jeune femme arrive sur scène sous les vivats de ses fans ; On ne meurt pas d’amour ouvre le set.  “Je vous offre des fleurs pour être si bien réveillés à l’heure du thé !”, lancera t’elle juste avant de chanter Les fleurs.

Puis, vient une chanson “en tête à tête“, sans musiciens, et avec sa guitare : Drôle d’époque. Elle mène très bien sa barque, et sait communiquer avec le public. Ses chansons pop, teintées de disco funk invitent à se dandiner. Je suis assez sensible à leurs sonorités 80th. Alors que nous nous éloignons afin de prendre position pour les photos du prochain concert, John O’Cube reconnait La Baie, reprise de Metronomy. La grenade, que chacun attendait, arrivera juste après en clôture du concert. Je n’en entendrai que les échos…

Idles : je crois que je suis en train de tomber amoureux!

Vu par Fatherubu

Sans doute un des concerts que j’attendais le plus en venant à Beauregard pour cette onzième édition, le passage de Idles samedi après midi! Les anglais passent sur la grande scène à 17H05, drôle d’horaire et drôle de planning, entre Clara Luciani et Flavien Berger… Sans doute un impératif lié à la logistique, le groupe enchainant les dates dans toute l’Europe.

Joe Talbot, un mec souriant mais énervé!

Au dernier Printemps de Bourges, le concert de Idles a été mon gros coup de cœur, c’était proprement génial. Il faut dire que je suis bon public pour ce genre de musique, un bon vieux punk rock qui vous balance une droite en plein dans les tripes. On tombe sur son cul, abasourdi, mais on dit merci! Du reste, Idles me plait pour les messages que leurs chansons véhiculent, sur le racisme, l’immigration, l’homosexualité : le groupe emmerde les fachos et les réactionnaires de toutes obédiences, et ça c’est chouette!

La sympathique bande menée par Joe Talbot arrive sur scène, devant une fosse qui va s’enflammer dès les premières notes, visiblement la réputation du groupe les a précédés! Un nuage de poussière visible depuis l’Espace se forme et les premiers rangs en redemandent, on est parti pour ne pas s’ennuyer.

A Bourges, devant 300 personnes dans une salle chauffée à blanc, j’avais été bluffé par la présence scénique du groupe, ils étaient impressionnants! Force est de constater qu’ils n’ont rien perdu de leur énergie sur la grande scène de Beauregard et quelques milliers de spectateurs en plus. Quelques descentes de Mark Bowen dans la crash achèvent de sceller une communion volcanique avec les gars de Bristol!

Niveau setlist, voici ce que j’ai noté sur mon téléphone : Heel/Heal, Never Fight a Man With a Perm, Mother, Faith in the City, 1049 Gotho, Divide and Conquer…A ce stade on est déjà bien servi! Le groupe décide de nous envoyer trois titres à suivre, qui achèvent de me combler : Love Song, Danny Nedelko, Samaritans! Le concert touche à sa fin à mon grand regret, Idles termine sur Rottweiler. Je serai resté jusqu’au bout et j’ai pris mon pied, trois concerts cette année, à chaque fois énormes. Idles est définitivement un groupe à suivre, salvateur pour l’esprit et les corps! Les mecs, je vous aime.

Flavien Berger : même joueur essaie encore…

Vu par John O’Cube

Flavien Berger donne lieu à un dilemme important pour moi… J’aime clairement ses 2 derniers albums Leviathan et Contre-temps incluant des morceaux de qualité, une vraie créativité… Bref une pointe de génialissime… Par contre, concernant les lives… Un seul constat : je suis tellement déçu qu’il joue tout seul et ne soit pas accompagné de musiciens… Je ne sais pas trop quoi dire d’autre…

On voit bien qu’il y a un effort visuel. Flavien Berger a aussi la volonté de communiquer un max avec le public, il a toujours ce petit côté décalé… Mais perso, je reste toujours sur la même ligne… Album OK, concert KO… Alors lecteur…, désolé si je fais grincer quelques dents… Mais je préfère dire ce que je pense… Et puis de toute manière, nous étions 3 rédacteurs à penser la même chose ! Flavien, si tu nous lis, agis pour ralentir le chômage en France, et embauche des musiciens (t’es doué tout seul, mais tes concerts se bonifieront)

Ben Harper & The Innocent Criminals : je plaide coupable!

Vu par Fatherubu

Avant de me faire jeter des cailloux, je préfère indiquer que je ne connais quasiment rien de Ben Harper! Un tirage au sort entre les trois rédacteurs présents a penché en ma défaveur! Plus sérieusement, j’avais hâte de voir et d’écouter Ben Harper, musicien génial qu’on ne présente plus. Il y a beaucoup de monde devant la grande scène, un bon baromètre de la popularité de l’artiste. L’ambiance est très détendue, des gamins courent dans tous les sens, la pelouse prend des airs de vaste pique-nique familial.

Ben Harper arrive sur scène hyper détendu, et il s’assoit pour commencer à jouer. Si il y a bien un seul reproche à faire à ce concert, c’est juste ça. Le gus est quand même super statique ou super fainéant! Hey je plaisante les gars hein! Musicalement c’est costaud, voir très costaud. J’aime beaucoup ce mélange oscillant entre le blues et la soul. Depuis 2015 il est accompagné par The Innocent Criminals, des mecs très talentueux, mention spéciale au percussionniste qui dynamise l’ensemble et fait le show en se promenant sur la grande scène de Beauregard.

Niveau setlist, du fait de mon manque de connaissance sur le sujet, je vais me baser sur ce que l’on trouve sur l’excellent site setlist.fm : The Will To Live, Burn One Down, Whipping Boy, Fight For Your Mind, Them Changes, Keep it Together, Please Bleed, Walk Away, Diamonds on the inside, Machine Gun… Visiblement, sur cette tournée la setlist change très peu, j’ai comparé sur 4 dates ; il y a très peu de variations.

J’assume sans problème mon ignorance concernant Ben Harper, c’est ce qui est bien avec la musique, c’est que l’on a toujours des choses à découvrir. C’était objectivement un bon concert et maintenant je peux me la péter en soirée : j’ai vu Ben Harper!

Mac Demarco : un concert sans biture, c’est un concert sans rature!

Vu par John O’Cube

Cela fait un mois presque jour pour jour que j’ai assisté à mon dernier live du joyeux trublion canadien au Primavera Sound à Barcelone, à ce sujet, je vous invite à relire mon excellent article : je sais je suis modeste.

Le concert est programmé à 22h30… autrement dit, c’est très mal barré pour les penchants avérés et avinés de Mac deMarco… Et bien figurez-vous, que c’est de nouveau un live propre et sans bavure (évidente) que le canadien nous propose. Un Lo-Fi-Pop toujours très agréable, le look est toujours au rendez-vous, Mac a de nouveau vissé sa casquette N64 sur le crâne. Son guitariste a toujours un look d’Astérix… ou plutôt de Christopher Lambert dans le film Vercingetorix.

Mais les meilleurs morceaux y passent avec une setlist très similaire à celle que j’ai pu entendre à Barcelone. Je rentre de mon côté dans le live à pleine balle avec le titre On the Level, ainsi que ceux qui suivent, tirés des 4 albums studios de Mac deMarco tels que Salad Days, The Stars Keep On Calling My Name, Cooking Up Something Good, et je ne suis bien entendu pas exhaustif…

Le public d’jeuns ne semble pas très emballé par le live de l’artiste aux 5 albums studios, lequel s’avère être pourtant de qualité. Pour ma part et pour une grande partie des festivaliers tendant l’oreille, heureux du déplacement !

Mac Demarco sur la scène John pour un concert de très bonne facture!

The Hives : ce que la Suède fait de mieux avant IKEA!

Vu par Fatherubu

Bon, Mac Demarco, c’est très mignon mais c’est un peu chiant (avis perso), passons à la vitesse supérieure! Voilà ce que je me suis dit en me dépêchant de rejoindre la grande scène pour l’arrivée des suédois de The Hives. Entre eux et moi, c’est une longue relation de confiance! J’ai du les voir une demi douzaine de fois, et ils ne m’ont JAMAIS déçu!

Véritables showmen, ils n’ont pas leur égal pour enflammer les scènes. C’est rare que je dise ça, mais pour le coup The Hives, c’est vraiment un groupe à voir en priorité en festival! Du reste, leur charismatique chanteur, Pelle Almqvist, est un sacré phénomène… Hormis le fait qu’il soit monté sur ressorts, lors de notre dernière rencontre à Beauregard il s’était proposé pour acheter le château! Ajouter des tentatives de communication en français approximatif avec un délicieux accent, vous tenez l’un des meilleurs frontmen que je connaisse.

Pelle Almqvist au contact des festivaliers lors d’une incursion dans la crash!

Ils arrivent! Comme à l’habitude vêtus de leurs costumes noirs et blancs, très 60’s. Dès le début ça part fort, je pense que The Hives fait installer des trampolines sur scène (cf notre photo en une)! Pour ceux qui seraient étrangers au sujet, The Hives existe depuis 1993 et ils auront sept albums au compteur d’ici la fin de l’année. Issue de la scène punk/garage suédoise, leur musique pourrait se définir comme un mélange parfait entre les Ramones et les Kinks. Des morceaux courts, des lignes mélodiques hyper accrocheuses pour des refrains efficaces, voici The Hives!

La setlist est un vrai régal, ayant pour une fortune autour du cou, je résiste à l’envie de me rendre au milieu de la fosse, le journalisme amateur c’est vraiment une passion de merde. On commence sur un traditionnel Come On! Puis vient le classique du groupe Walk Idiot Walk! Viendront ensuite Main Offender, Paint a Picture

Nicholaus Arson (de son vrai nom Niklas Almqvist) guitariste du groupe et frère de Pelle, se donne à fond! A eux deux ils font le spectacle sur le devant de la scène. Go Right Ahead, Good Samaritan, Take Back The Toys : à croire que j’ai écris la setlist! De temps en temps Pelle s’arrête pour faire crier les “madames” et puis les “messieurs” et les “messieurs et les madames”… Bref on s’amuse.

Toujours à fond la caisse, on aborde la dernière ligne droite du concert! Won’t Be Long, l’éternel et génial Hate To Say I Told You So, un nouveau titre I’m Alive et pour terminer tout ça, le tube de The Hives, Tick Tick Boom. Tu sais quoi mon lapin? Ça c’est du concert! Les suédois ont sacrément bien fait le boulot!

The Hives c’est de la bombe! Si tu ne connais pas il est grand temps de t’y mettre!

Mogwaï : puissant, envoutant et trop court!

Vu par John O’Cube

Mogwaï… je pense que je n’ai pas groupe où je pourrais être moins objectif que celui-ci… Les Écossais accompagnent ma vie musicale depuis maintenant 15 ans à coup d’album les uns tous meilleurs que les autres, et de concerts autrefois aux décibels surpuissants… mais aujourd’hui toujours transcendants.

Les organisateurs ont eu le nez creux en invitant ce groupe génialissime à l’occasion du festival Beauregard 2019… Mogwaï n’apprécie pas trop qu’on les compare à des pères fondateurs ou des références du Post-Rock… Toujours est-il c’est quand même le cas !

Je vais commencer par un regret sur ce live… 1 heure à baver sur leurs morceaux et même avec sûrement plus de 10 présences cumulées à leurs concerts… ça reste bien trop court à mon goût ! Néanmoins… quel pied de nouveau !

Je pourrais parler de ce groupe pendant des heures… J’y reviendrai un jour sur Weirdsound. Mais sache pour ta culture que Mogwaï a une légère tendance à participer à de la bande originale et du genre de celle qui fracasse : La série Les Revenants, le film Fountain, les documentaires Zidane : A 21th Century Portrait (ok c’est sur du foot, mais promis c’est un documentaire de malade) et Atomic.

Les frissons démarrent sur leur entame de set… Hunted by a Freak

On décolle, les ceintures sont bouclées, le son est magnifique, le professionnalisme est au rendez-vous, les lumières et la brume sont énigmatiques !

Très peu de communication avec le public pendant ce concert… enfin comme d’habitude, mais la musique est tellement prenante… qu’on est plutôt en communion avec la bande de Stuart Braithwaite.

Mogwai s’aligne, I’m Jim Morrison, I’m Dead… piano et mur de guitares montent en puissance…

Schpaff !!! des frissons encore des frissons… et 5 minutes après, c’est Auto Rock de l’album Mr Beast qui démarre (ce n’est pas forcément le plus apprécié des fans de Mogwaï…  et pourtant… on touche au génie avec cet album (je trouve))

On est à peine reposé… cela fait au moins 30 minutes que j’ai lâché mes collègues rédacteurs pour atteindre les 10 premiers rangs devant la scène… et les talentueux nord-britanniques initient le morceau fleuve stratosphériques de 16 minutes (en album)… Mogwai Fear Satan… originaire du 1er album du groupe Young Team (1997)… Cher lecteur, je te propose une récréation musicale, tu as beaucoup lu sur la musique… tu as des croyances religieuses, tu es persuadé qu’il existe une vie après la mort … et bien Weirdsound a un scoop : la playlist Spotify du paradis ne contient qu’un seul et unique morceau et le voici en exclusivité sur Weirdsound :

Le groupe finit par We’re No Here… une dernière montée dans les larsens, la batterie est douce et percutante à la fois. La conclusion est atomique et stroboscopique !

La fin du concert de Mogwaï sur la scène John à Beauregard

Moi je vais vous dire :

Après-ça Jean-Michel… je crois qu’on peut mourir tranquille… enfin le plus tard quand même !

DIMANCHE : il va falloir penser à rentrer…

Si les critiques de Télérama créaient un groupe, ce serait Embrasse-moi

Vu par Eyhobro

Ce concert qui ouvrait la journée du dimanche, souffrait d’un double handicap. Le premier, l’horaire : 15h30. Le second : le jour du dimanche, dernier des quatre jours de festival, alors que la fatigue commence largement à se faire ressentir chez les festivaliers (et nous aussi d’ailleurs !). D’accord d’accord, jamais deux sans trois, c’est vrai. Il y avait bien un troisième handicap ; le groupe lui-même. Le public n’était que très clairsemé ici et là. Petit moment malaisant tout de même… John O’Cube étant reparti et nous ayant lâchement abandonnés, Fatherubu et moi sommes néanmoins restés le temps de quelques chansons, avant de battre en retraite. Je n’en dirai pas plus sur Embrasse-Moi, si ce n’est que nous n’avons pas été emballés. Du tout.

RENDEZ VOUS : La claque du jour

Vu par Eyhobro

La bande de RENDEZ VOUS est plutôt bien connue chez Weirdsound. Certains membres de la rédaction (dont Fatherubu et John O’Cube), ont déjà vu le groupe plusieurs fois, et il n’y a pas si longtemps que ça, au Printemps de Bourges. A cette occasion, RENDEZ VOUS avait même donné une interview dont voici le lien. Pour ma part, je ne connaissais pas. Pour cause de conférence de presse de Jeanne Added, nous loupons une bonne partie du concert. Chemin faisant pour arriver sur la scène John, le concert est déjà donc plus que bien entamé et j’entends déjà la musique au loin.

Le beat est très rapide et au fur et à mesure que nous approchons je me prends la puissance du son de RENDEZ VOUS en pleine face. Je décide de l’accueillir à bras ouverts, et me prends un maximum de sensations les unes après les autres ; un chant punk, de la cold wave, de la new wave, les Cure, les années 80. Le tout donne une musique post punk débordante d’énergie. J’ai l’impression de prendre la même claque qu’en mars 2018, à un certain concert de The Soft Moon au Stereolux de Nantes. C’est un régal qui nettoie mes oreilles après le premier concert fumeux du jour.

Bror Gunnar Jansson : définitivement la classe!

Vu par Fatherubu

Nouvelle découverte pour moi (décidément, j’ai bien fait de venir à Beauregard), voici Bror Gunnar Jansson qui arrive sur la grande scène du festival ! Pour notre lectorat assidu, et nous savons que vous êtes nombreux, le nom du blues-man suédois ne doit pas être inconnu. Petit rafraichissement de mémoire pour ceux qui en auraient besoin, en relisant le live report de Ziggy à son sujet.

Le garçon respecte les codes du blues à la lettre : coiffure impeccable, tenue un peu old school type années 20… Il se dégage de lui une impression de vitalité et un magnétisme assez sidérant ! Sa présence sur scène nous ferait presque oublier qu’il est accompagné de musiciens sur scène (batterie /guitare). Bror Gunnar a un timbre de voix écorché qui colle parfaitement à sa musique, au bout de quelques minutes il y a un quasi silence qui règne devant la scène, hormis quelques nanas au premier rang : « il est beauuuuuu….. » : ah si seulement je faisais cet effet aux femmes !

Impossible pour moi de vous ressortir les morceaux joués avec précision, ce fut en tout cas un moment agréable, un peu à part dans la programmation du festival, que j’ai vraiment apprécié ! Bror Gunnar Jansson tourne un peu partout, je ne peux que vous conseiller de prendre vos billets, ça vaut le coup !

Jeanne Added : Du caractère, de l’énergie et de la sensibilité

Vu par Eyhobro

Ainsi que je vous le disais plus haut, nous avons assisté un peu plus tôt dans l’après midi à sa conférence de presse. A cette occasion, nous avons pu lui poser quelques questions dont nous vous ferons part sur un focus ultérieur. Jeanne Added a plutôt très bonne presse chez weirdsound dont nombre des membres sont fans et l’ont déjà vue en concert.

18:25 Un horaire qui aurait mérité d’être plus tardif, mais qui a le mérite de voir la jeunesse bien réveillée, prête à accueillir celle dont la carrière musicale a décollé aux Transmusicales de Rennes en 2014. Alors que nous avons pris place dans le crash pour les photos, je me retourne vers le public et remarque ces deux jeunes “sosies” (elles ne sont pas les seules !) de Jeanne Added de l’autre côté de la barrière. Vraiment, je suis désolé de la gêne que je m’apprête à vous occasionner, je ne vais rester ici que 3 chansons, les préviens-je. Mais une chanson c’est déjà bien trop ! me répondent-elles en souriant. Bon ok, je vais bouger très rapidement alors. Elles sont adorables et souriantes, je n’ai vraiment pas envie de leur gâcher ce moment particulier avec leur idole. Ce serait criminel…

Jeanne Added sur la scène John – Beauregard édition 2019

Le concert débute avec Remake, premier titre de son deuxième et dernier album Radiate. Douce entrée en matière qui laisse apprécier une belle voix placée au centre de la musique. Le titre suivant, Radiate, est l’un de mes préférés sur l’album, mais aussi sur scène. Il monte doucement en puissance jusqu’à l’explosion. Explosion finale durant laquelle l’artiste se libère complètement dans ses mouvement de danse d’une énergie incroyable. Sa veste tombera après ce second morceau.

Bien qu’elle se défende d’être militante, Jeanne est féministe et contre la discrimination sous toutes ses formes. Si elle a combattu, ce sont surtout ses propres peurs, ce qui lui a forgé un caractère en acier trempé. En gros, ne venez pas l’emmerder, ce serait à vos dépens ! Toute cette force transparait largement sur scène, et c’est tout simplement jouissif de la voir communiquer toute son énergie au gré du set très efficace. Un set bien électro au cours duquel nous aurons droit à (setlist non exhaustive, de mémoire et pas dans l’ordre) Look at Them, It, Mutate, Both sides, Before the sun , back to summer, A War is Coming, Falling Hearts.

Cat Power : capri(ce) c’est fini!

Vu par Fatherubu

Vous l’aurez compris au titre de ce paragraphe, il y a eu comme un couac concernant le passage de Cat Power! Nous apprenons par l’organisation que nous n’aurons droit qu’à un seul morceau pour faire nos photos devant la scène. La bonne blague! Mais bon il faudra faire avec.

La situation se complique, la consigne change, un seul titre et obligatoirement du côté droit de la scène! Ça sent le traquenard à plein nez. Weirdsound ayant à cœur de bien faire le boulot, nous nous rendons quand même à droite de la scène pour attendre Cat Power. La voici qui arrive sur scène sous les ovations du public… et elle vient se positionner à gauche, planquée derrière les micros. Autant vous dire que faire une photo correcte s’avère compliqué. C’est peut être cette coupe à la Mireille Mathieu qu’elle n’assume pas : nous partons après le premier morceau.

Dégoutés par ses consignes ubuesques, nous allons manger…c’est bien dommage en tout cas! En guise de consolation, je vous invite à relire la chronique de Ziggy sur le dernier album de cette talentueuse mais capricieuse artiste!

Tears For Fears : Vive les années 80 !

Vu par Eyhobro

J’avais songé (je blague) à venir avec quelques tomates pour ce soir. Imaginez : décembre 2017. Je guettais depuis des années une tournée des TFF quand enfin une date se programme au Dôme de Paris. Mes billets sont achetés, un beau carré or milieu de scène dans les premiers rangs. Avril 2018, une petite quinzaine avant la date fatidique, la tournée est purement et simplement annulée dans un premier temps. Puis repoussée à février 2019, cette fois à Bercy. Ivre de rage (j’exagère à peine) et vexé comme un pou, je fis clairement une croix sur ce concert de report. Mais le 7 février dernier, alors que tombait la programmation 2019 de Beauregard, je fus on ne peut plus ravi tandis que je lisais le nom de Tears For Fears.

C’est tout de même l’un des groupes estampillés années 80, années qui concentrent quasiment tous leurs tubes les plus connus. L’entente n’y survivra d’ailleurs pas et Smith quittera le groupe en 1991, avant de revenir en 2004. Le dernier gros succès de TFF remonte à 1993 avec l’album Elemental (lequel amorçait un virage musical nécessaire au sortir des années 80), et le single Break it down again.  Depuis 2004 et l’album Everybody loves a happy ending, il y a eu des tournées (hors Europe), des rééditions d’albums, des promesses d’un nouvel album sans cesse repoussé aux calendes grecques. Peut être un groupe condamné à ne pouvoir jouer que ses anciens tubes ? C’est d’ailleurs ce que chacun attend ce soir, moi le premier, suivi des quelques milliers de quarantenaires, cinquantenaires et soixantenaires présents pour l’occasion, ne nous mentons pas. “C’est toute ma jeunesse !”, “Ça me rappelle mes 20 ans !”, peut-on entendre ici et là.

Ce que semble aussi avoir entendu TFF, qui arrive sur scène avec Everybody wants to rule the world. Le combat ne sera pas difficile, le public est conquis d’avance… L’estocade finale en débutant avec ce tube placera le concert à un niveau dont il ne redescendra pas. Petit choc tout de même en constatant le contraste entre d’une part la photo d’Orzabal et Smith diffusée sur les écrans de la scène avant le concert, peau lisse comme une peau de bébé, cheveux teintés, et d’autre part la réalité où nos deux héros du soir font bel et bien leur âge, surtout Orzabal. Exit la teinture et la peau lisse, welcome les cheveux blancs et les rides. C’est toujours mieux d’accepter son âge !

Dans une chaleureuse et sympathique ambiance, TFF nous a conduit tout droit dans les eighties, égrenant entre autres perles : Sowing the seeds of love, Pale shelter, Change, Mad world, Break it down again. A noter, une belle reprise de la chanson Creep de Radiohead. Le hit planétaire Shout sera le bouquet final. La perfection n’étant pas de ce monde, je dirais qu’il a manqué Woman in chains.

Moralité : j’ai bien fait de ne pas emmener de tomates, et TFF s’est rattrapé de son affront que je lui pardonne volontiers après la prestation de ce soir.

C’est sur cette belle leçon que se termine notre périple à Beauregard! 4 jours de musique, de rencontres et de franche rigolade pour l’équipe! Nous quittons le site du festival, le cœur gros, en choisissant de louper Interpol et Disclosure. Demain il faut se taper 300 bornes pour rentrer. Cette onzième édition n’a pas dérogé à la règle, nous nous sommes régalés : une programmation éclectique et de premier choix, un remarquable accueil de la part de l’équipe du festival, un cadre superbe, un florilège de bières et de restaurateurs. Vraiment difficile de faire mieux. L’équipe du site enclenche déjà son compte à rebours en attendant la prochaine édition en juillet 2020!

https://www.festivalbeauregard.com/

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