Slayer en 2016

Hellfest, dimanche 23 juin : du trash sinon rien!

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Toutes générations confondues!

Le dimanche 23 juin, Clisson va trembler sous les assauts des Dieux du trash. Oui, car la grand-messe sur le Mainstage 2 sera menée par un des illustres créateurs du genre : Slayer. Poursuivant leur tournée d’adieu, les piliers du métal californien des eighties seront également entourés par les joyeux diablotins d’Anthrax, les titans de Testament, mais aussi par les trashers de la mort, Death Angels. La génération actuelle ne sera pas en reste, puisque les chantres de la série Z Municipal Waste et Insanity Alert viendront dézombifier le Mainstage, alors que la jeune garde prometteuse, les Néo-Zélandais d’Alien Weaponry, aura auparavant chauffé la Mainstage 1.

Avec leur heavy trash puissant, Lamb of God sera aussi de la partie. A côté de ces mastodontes du trash, le metal core de Trivium, qui participera aussi à la fête, fera l’effet d’un papillon survolant un troupeau d’éléphants.

Last and always…

Il ne faudra évidemment pas rater Slayer qui, après environ quarante ans de bons et loyaux services, donneront leur dernier show français. Tom Araya et sa troupe sont bien décidés à se retirer. Ils laissent derrière eux 11 albums et de nombreux classiques, tels, entre autre, Chemical Warfare, l’inévitable Raining Blood, Die by the Sword, Seasons in the Abyss ou Angel of Death, morceau controversé s’il en est. Le décès de Jeff Hanneman en 2013 aurait pu signer la fin du quatuor infernal. Musicien autodidacte, il a en effet composé la plupart de riffs cultes du groupe et marqué le style avec ses soli stridents ponctués de coups de vibrato, à la limite de la dissonance. Repentless, dernier opus en date de Slayer sorti en 2015, présente un patchwork de titres écrits avec et sans Hanneman. Disque de la transition et chant du cygne, c’est un peu une sorte l’album posthume du guitariste blond. Mais c’est aussi ce qui a permis au groupe de tenir, de survivre et de continuer à assurer les shows grâce aussi, il faut bien dire, aux services de Gary Holt, devenu membre légitime et respecté du combo après la disparition d’Hanneman. Unique survivant du line-up d’origine d’Exodus , le guitariste a su ériger sa formation au rang de groupe culte. Ce dernier aurait d’ailleurs pu aisément trouver sa place dans la programmation de ce dimanche en enfer, puisqu’il entretient lui aussi depuis quatre décennies le feu sacré du trash métal. Rappelons que le premier guitariste d’Exodus qui avait alors formé le groupe avec Holt n’est autre que Kirk Hammet.

Slayer avec le regretté Hanneman en 2010

Living in the eighties

Pendant ces années de folies où le métal se taillait la part du lion, côtoyant les sommets des charts, baignant les oreilles des skaters des rues, le mouvement s’aventurait alors sur des terrains et des chemins qu’il a depuis malheureusement délaissés. Alors que Suicidal Tendencies apportait sa culture plus street, marquant le genre de ses influences plus soul/funk, préludant à la formation du délirant Infectious Grooves, les farceurs d’Anthrax, aux influences punk revendiquées, s’acoquinaient avec les rappeurs de Public Ennemy pour le cultissime Bring the Noise, créant un style crossover que certains nommerons fusion. S’engouffreront dans le genre les excellents Fishbone, Living Colors ou, pour l’Europe, Urban Dance Squad et en France FFF. Mais le mélange ne fera pas long feu, et ce n’est finalement que très récemment qu’il nous a été donné d’entendre quelque chose d’aussi motivant avec Prophet of Rage. C’est dire à quel point le groupe de Ian/Benante/Bello aura été en avance sur son temps ! Avec le retour de Joey Belladonna depuis 2010 derrière le micro, c’est presque l’âme d’Anthrax qui se réincarne sur scène. Leurs reprises survitaminées de Joe Jackson ou de l’Antisocial de Trust retentiront peut-être ce dimanche soir sur les plaines bretonnes, provoquant des scènes de mosh incontrôlées. Qui sait ? It’s an Efilnikufesin, man !

Les Big Four, une appellation « marketing »

Aux alentours de 17h, alors que vous quitterez certainement la scène de la Valley après avoir apprécié le set de l’immense trio Yob, vous pourrez vous reposer les esgourdes avec un autre pilier du métal des années 80, toujours debout, délivrant des concerts d’une intensité rare : Testament. Au même titre que leurs collègues de Death Angels, ils ont fortement marqué le genre et ont largement su évoluer sans perdre leur identité. Il suffit de se mettre dans les oreilles un bon The Ultra-violence, de glisser l’aiguille de la platine sur les premiers sillons de The Legacy pour comprendre que lorsqu’on parle des Big Four avec Metallica, Anthrax, Megadeth et Slayer, il s’agit plus d’un slogan marketing que d’une réalité. La scène métal californienne des années 80 a été riche de formations innovantes, qui, à coups d’inventions sonores et musicales, ont donné naissance un nouveau genre qui a su évoluer et qui qui continue d’influencer de nouvelles générations de musiciens. Ne soyez pas en retard les kids : Hell awaits ! Mais c’est la dernière fois !

Mr Moonlight

Entremetteur! Non, pas celui qui concocte des entremets, mais bien un passeur. C'est cela Mr Moonlight, un amoureux de la musique sous toutes ses formes : du métal le plus extrême à l'électronica la plus douce. Pour vous servir
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