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KAINE FRANCESCO : La voix dans les nuages !

moskowmonkeyPosté par

Pour ce nouveau report / interview, je me retrouve dans mon fief adolescent pour assister au concert de KAINE FRANCESCO. Le Bistrot des Douves de Verteuil sur Charente accueille un des seuls live du soul man en France. L’ambiance est chaleureuse en ce dimanche après midi. Anglo-saxons et Français se mélangent en une ferveur particulière au charme d’antan, tintée de féerie en cette période de fêtes. Les pintes de Grimm trinquent avec les chocolats chauds en une sonorité nostalgique. Un retour à la période des petits troquets de village où la vie quotidienne suivait son cheminement frénétique. Le mot convivialité représente donc très bien l’ambiance qui émane de ce lieu chaleureux. Nicolas et Fabienne s’affairent à satisfaire les demandes des clients assoiffés de bonne musique et de liquide éthylique bien sûr !

Je m’installe tout près des instruments et les potins me font patienter jusqu’à l’heure dite. Juste le temps de recommander quelque chose et c’est parti !

Up High
ARTWORK Up High – KAINE FRANCESCO par CHRISSIE SALLY

Le show commence. Piano / guitare / voix. Une formation épurée qui fait du bien. La magie opère. La voix de KAINE FRANCESCO est ample et profonde. Une de ces voix pures sans défaut. C’est assez impressionnant à écouter, surtout dans un lieu comme celui ci, en corps à corps avec le public. Aussi à l’aise dans les graves que dans les aigus, c’est dingue ! Il est accompagné par FINN SALLY qui est à la fois musicien et producteur.

Le chanteur nous propose un set plutôt bien ficelé mélangeant ses compositions présentes sur son premier album Up High et quelques covers bien sélectionnés comme RIHANNA ou LANA DEL REY.

Les artistes ne sont pas avares de paroles. Entre chaque titre, ils prennent le temps de nous expliquer comment cela s’est créé. C’est vraiment agréable une telle générosité, et ça facilite grandement mon travail d’interview !

Le public présent semble conquis par l’efficacité de KAINE. Un peu plus de 2 heures de concert qui enthousiasment petits et grands. Je dois avouer qu’il me tarde d’échanger avec les deux musiciens du jour. Je leur laisse prendre quelques minutes pour souffler et c’est parti !

K Francesco
Photo Facebook KAINE FRANCESCO

Weirdsound : Salut Kaine, ce n’est pas la première fois que nous nous rencontrons. Nous nous sommes déjà croisés lorsque tu étais dans SOMADEM. Pour nos lecteurs, peux-tu te présenter ?

Kaine : Oui c’est vrai, SOMADEM avec mon père. Il y a toujours eu de la musique à la maison. Mon père a toujours été dans plein de groupes. Du coup pendant que je grandissais c’était toujours des gigs, des lives partout. Il m’a toujours soutenu là dessus, sur le fait de monter sur scène. Mon premier concert c’était à Villefagnan, je devais avoir 12 ans et une petite voix d’ange. J’avais chanté SOS d’un Terrien en Détresse a cappella. Puis j’ai appris le piano quand j’étais au Bois D’Amour. Ma première chanson c’était du LADY GAGA. J’ai toujours fait mes petits trucs. Après j’ai commencé à composer moi même.

Donc du coup au début avec mon père, c’était du reggae et j’ai commencé à prendre confiance en moi sur scène. J’ai créé avec des amis un groupe qui s’appelait PALM TREE POLICE. On faisait des reprises de chansons pop en reggae ou en samba. Je suis parti après à Londres pour faire un master en journalisme. Ma mère me demandait ce que je voulais faire. Je répondais chanteur ! « Pas sûr qu’en Poitou Charente tu y arrivesIl faut que tu ailles à la Fac ». Donc je suis allé en Fac de langue puis à Londres pour devenir journaliste. Depuis je travaille à l’ AFP. J’ai toujours voulu être chanteur et si je suis allé à Londres c’est aussi pour avoir ma chance dans la musique. Là bas c’est comme New York, c’est vraiment un hub international. Avec la technologie d’aujourd’hui, la communication est beaucoup plus simple et quand j’enregistrais des titres avec mon i phone, j’envoyais ça à FINqui me disait : « Ok on va voir ce qu’on peut faire ».

W : Lorsque je t’ai écouté, il y a tout un tas de références musicales qui m’ont sauté aux oreilles. J’aimerais savoir où tu te places, même s’il est toujours un peu pénible de se donner une étiquette ou un genre car cela restreint beaucoup. Mais tu fais une musique très pop et tu gères ta voix plus comme un soul-man. Il y a un côté très afro américain qui se dégage.

K : Je pense qu’il y a beaucoup d’influences de mon père avec le reggae. C’est un mec plus blanc que blanc qui chante comme s’il venait de la Jamaïque. Il y a toujours eu une confusion identitaire là-dessus. Mais je me classerais plus dans la pop alternative. Quand on pense pop on pense radio. Mais pour moi c’est la musique populaire qui n’est ni du rock, ni du rap. C’est un mélange de tout donc, oui, alternatif. Pop, Soul, R n’B sur certains titres. Ce qui est intéressant avec l’album c’est qu’avec FINon se disait qu’il fallait trouver le son. Un grand mélange de tout.

kaine live
Photo Facebook KAINE FRANCESCO

W : On entend des inspirations de LADY GAGA, RIHANNA mais aussi du REM …

FIN: Ah ouais! Pop … commerciale. Mais on en écoute beaucoup aussi. Mais par rapport au côté afro-américain, j’aime beaucoup ces genres là. La musique noire se ressent beaucoup quand je joue de la batterie.

: On aime ce coté sexy sad. On aime les émotions extrêmes. Ça a commencé en piano/voix tu vois ? Et je ne voulais pas faire du ADELE. C’est pour cela aussi qu’il y a tellement de références.

: On s’est pas dit qu’on allait faire un album pop commerciale mais on s’est dit qu’il fallait respecter quand même le format radio. Du coup on s’est vachement inspiré de tubes parce qu’on veut que nos chansons soient des tubes, des banners. C’était un peu notre fil conducteur avec un mélange de chansons plus intimistes, plus acoustiques.

: On aime ce genre d’artiste comme KATE BUSH où c’est un peu trop « weird » pour être vraiment écouté. Si je mets du KATE BUSH à une soirée tout le monde va me dire ta gueule. Mais c’est ce que j’aime, c’est du concept.

: En parlant d’identité d’artiste, on a mis un bon 4 /5 mois à définir le son de KAINE . Avant on testait des trucs. Je lui envoyais des titres en zouk ou je ne sais pas …

: Country ! (rires)

: Il me disait non non ! Il fallait qu’on trouve notre son, notre identité.

W : Quand on voit le résultat, c’est dingue de se dire que ça a été fait dans une petite pièce. Pourtant pour être un peu dans le milieu, je sais comment ça se passe. Mais je suis toujours impressionné !

: En fait c’est ça qui est ouf ! Quand j’avais 10 ans, tu avais un label et eux te faisaient l’album. Et tu vois avec mon premier salaire j’ai acheté un micro. FINfaisait tout de sa chambre et il est venu. En une semaine on a fait toutes les voix de l’album. Quand tu l’ écoutes, j’espère que tu n’entends pas juste un mec dans sa chambre. Il y a des reverbs … c’était vraiment réfléchi. On a fait en sorte que ça ne s’entende pas. C’est vraiment une liberté de se dire qu’on a plus besoin de label pour écrire des chansons. Il reste la promo qui est dure mais c’est comme partout. Maintenant quand je commence un nouveau titre j’imagine déjà ce que ça va donner au final. J’ai encore les mémos vocaux avec écrit Up High ? Est ce que c’est une chanson ? Ça dure 9 minutes ? Grâce à la technologie on fait ce qu’on veut !

W : Je discutais avec FINN pendant votre pause et il m’expliquait que vous vouliez voir d’abord en Angleterre comment ça se passait. Il n’y a que 2 dates en France pour le moment.

K : Londres c’est là que j’habite. FINil est à Bordeaux. Ce qui est dingue c’est que pour la création ça ne pose aucun problème mais pour les concerts c’est une vraie organisation. Le premier concert que nous avons fait c’était à Londres. Et on l’a trouvé au bluff. Je disais qu’on cherchait un endroit pour lancer notre album. Et il y a eu trois lieux qui nous ont soutenu en disant : « Ok vous êtes en headline ! » avec d’autres musiciens qui étaient déjà passés à la BBC et des orchestres. C’était la panique je hurlais sur FIN: « Qu’est ce qu’on fait ! ». Du coup on a utilisé des samples des violonistes qui ont joué sur l’album. Il y avait basse, batterie et des backs de voix. Ça a fait ce qu’on voulait, acoustique et électrique. Les gens ont adoré et à la fin j’ai annoncé à tout le monde que c’était notre premier concert. Ils étaient tous bluffés. Il y a eu un autre concert à Charroux avec batterie et basse. Aujourd’hui juste piano guitare. On découvre encore toutes les possibilités des titres. Et c’est ça qui est merveilleux. Une chanson que tu peux jouer dans tous les modes c’est un peu une chanson qui existe pour toujours.

W : Tout a fait d’accord. Parfois quand il y a trop d’instrumentation, on s’y perd. Tout se noie. Aujourd’hui nous avons eu droit à l’essence même de tes chansons. Comme je te l’ai dit tout à l’heure (désolé pour le langage) j’étais sur le cul en entendant ta voix. Ça envoie ! Surtout quand on sait que tu es autodidacte !

: Apparemment je connaissais toutes les paroles de ABBA, du Golden Hits, à l’âge de 5 ans. Je chantais mot par mot. Ma mère me disait que j’étais bizarre. Et de voir le petit garçon chanter c’était émouvant.

(Pendant le concert, KAINE a fait chanter un petit garçon qui était dans la salle, c’était un moment très touchant car tout le public l’a écouté avec la même ferveur que le reste du concert).

C’est grâce à FINaussi qui était réellement un point d’appui pour moi. C’est lui qui a fait passer mes chansons piano / voix à l’album que c’est aujourd’hui. On a appris ensemble. Tu vois, aujourd’hui, il y a plein de gens qui mettent tout direct sur Soundcloud. Mais nous, on a tout gardé. Il y a des chansons, on en a fait 8 versions. Maintenant les gens peuvent écouter. J’ai hâte d’avoir des retours et d’avoir les impressions du public. C’est seulement notre troisième concert, l’album est sorti le 9 décembre. Il y a encore toute l’année ! Même si j’ai déjà écrit 6 autres chansons. On en a joué 2 aujourd’hui sans répète. Mais c’est ça la musique, c’est du feeling !

Une chanson que tu peux jouer dans tous les modes, c’est un peu une chanson qui existe pour toujours.

W : Ce qui est appréciable c’est qu’on te sent vraiment proche du public. Tu n’est pas avare de mots. Entre chaque morceau tu expliques tout. Je t’avouerais que mon niveau d’anglais ne me permet pas de capter toutes les subtilités des textes. L’explication du concept de l’album aide à apprécier tes chansons. Ce garçon qui joue du piano et qui peut voyager dans l’espace et à travers le monde grâce à la musique … c’est toi ?

K : Ouais c’est moi littéralement sur mon piano.

W : Dans Lovely People tu expliques que tu es noyé dans la multitude de personnalités d’une grande ville …

Lovely Peoplje l’ai écrit dans le métro à Londres. Je venais de quitter la France et de terminer une relation qui avait duré trop longtemps. On n’était pas censé être ensemble, ça c’est Two Loversune des dernières . Je suis parti à Londres et je me suis dit que j’allais rencontrer quelqu’un direct … il y a 10 millions de personnes ! Je me suis dit que j’allais bien trouver quelqu’un ! Mais en fait 2 ans plus tard j’ai toujours personne. Je suis arrivé en hiver, je frôlais des centaines de personnes sans jamais vraiment avoir de connexions. Je prends beaucoup les transports en commun et j’écris beaucoup là dessus. J’ai eu cet air qui est venu « ces gentils gens ». Et mon ex détestait ce mot « lovely ». Du coup c’est un peu amer, comme une lettre à une personne qui n’existe pas encore. En mode j’ai envie de trouver ! L’amour c’est dur mais est ce qu’on ne peut pas être juste lovely entre nous ? Sur Up High c’est ce garçon, comme l’oiseau, qui est parti solo pour sa mission pour trouver l’amour. C’est une métaphore pour cet oiseau qui survole Mars. D’ailleurs tu le vois sur la pochette. Il y a des chansons qui représentent ma vie présente, l’urbain, l’acoustique la dureté et d’autres, plus éphémères et métaphoriques. Blue Moon, par exemple, c’est la quête pour devenir une star. Ils sont encore en train de dire qu’on n’est pas allé sur la lune … alors la lune représente mon but. On veut tous partir loin mais il y a aussi ce besoin de retour à la maison. Quand je retourne en France c’est toujours un peu bizarre. Toi tu as un peu changé et les autres non. Il y a comme un peu de peur. C’est pour ça que c’est un peu grave dans les couplets.

W : Blue Moon a sans doute été le titre que j’ai préféré.

: On a failli ne pas la faire. C’était la première fois qu’on la faisait en acoustique. Je pense qu’une bonne chanson marche autant en acoustique qu’en production.

W : Il y a un coté très intimiste. On entre réellement dans ta vie.

: Oui et c’est ce que j’aime . N’importe quel artiste invite le public à venir voyager dans son univers. Et je suis curieux d’entendre les gens me poser des questions sur les textes. Pourquoi tu as dit ça ou ça.

W : Les violonistes qui jouent sur l’album tu les as apparemment rencontrés dans la rue ?

: Il y en a une que j’ai rencontrée il y a 4 ans quand j’ai fait Erasmus en Allemagne. J’ai toujours été fasciné par les instruments à cordes et je lui ai dit qu’un jour elle jouerait sur mon album en rigolant. Et 4 ans après elle est dessus. J’ai vu une fille avec une jupe un peu colorée un soir où j’étais un peu bourré. J’ai commencé à discuter avec elle et dans la conversation elle me dit qu’elle joue de l’alto. Elle a écouté mes chansons et m’a envoyé un message en disant que ce serait un privilège de jouer sur l’album. 2 semaines plus tard elle était en studio. Une rencontre éphémère qui nous a bien aidé. C’est plein de gens qui croient en toi et qui te donnent encore plus de motivation.

W : Quels sont les projets futurs pour toi maintenant ?

: Les projets pour l’instant c’est promouvoir et vendre l’album autant que possible. On va essayer de se faire des contacts dans des blogs et des radios. Après, faire des concerts bien sûr. On a quelques chansons prêtes aussi pour le prochain album. En février ou mars on va sortir quelques titres et des clips. On va jongler sur ces choses là !

: On a juste fini l’album mais j’ai déjà plein d’idées pour la suite . Il faut tout de même que l’on maintienne le buzz. Les gens veulent tout gratuitement aujourd’hui donc il faut alimenter les réseaux sociaux très régulièrement pour ne pas s’effacer.

: On a attendu tellement longtemps avant de jouer que c’est cool de revenir aux concerts en 2019. Après on a tellement entendu ces chansons qu’on ne peut plus les saquer … non je déconne ! Mais on a besoin de créer régulièrement. Le but c’est de ne pas passer trop vite à autre chose quand même. On a une bonne année de boulot devant nous qui nous attend en plus de notre CDI ! Mais quand on aime quelque chose, tu peux, après 12 heures de travail, écrire une chanson.

: Je dois avoir 28 chansons et il n’y en a que 12 sur l’album. C’est comme des petits polaroïds.

: Mais on arrive à faire du tri. On arrive à avoir le recul pour se dire que cette chanson n’est pas assez bien pour être sur l’album.

W : Ce qui n’est pas évident car c’est quand même un bout de soi.

: Des fois tu te dis putain j’ai bossé sur cette chanson 3 semaines. On a vraiment essayé de la faire sonner mais au final …

: Comme Two Lovers. On a du faire 12 versions. Déjà c’était dur d’écrire. Ça parle du fait que tu aimes deux personnes en même temps dans une relation passionnée mais aussi conflictuelle. C’était dur de trouver la version instrumentale idéale. C’était dur de la mixer, dur de la jouer. Cette chanson avait presque sa propre identité !

W : C’est quasiment un accouchement !

(Rires)

: C’était douloureux … et saignant !

(Rires)

: Mais tu vois on est un petit duo producteur / musicien qui se connaissent depuis petits. C’était génial de faire ça par dessus la Manche.

F : Il faut remercier WeTransfer ! Merci !

W : Vous auriez pu mettre le petit logo sur l’album !

(Rires)

: On l’a utilisé des milliers de fois ce truc ! Genre j’étais au Vietnam et il m’envoyait des mix. Je me retrouvais au café lowcoast pour écouter !

: Mais tu verras sur l’album ce sont les mêmes chansons un peu plus embellies.

W : Oui j’ai reconnu pendant votre live la chanson du clip. Ça permet des lignes d’écoutes différentes comme pour un poème.

: On n’est pas difficiles ! Donne moi un instrument et on te fait les chansons ! Donne moi un ukulélé et c’est parti ! Le choix de production c’est autre chose. On aurait un full band de 8 personnes sur scène, ça sonnerait comme ça je pense.

: Les chansons ont leurs identités. Elles vivent différemment suivant la formule.

W : A quand l’orchestre philharmonique de Londres ?

: C’est le concept de l’album et du garçon. Ça dit que peu importe tes moyens si tu as l’envie c’est possible . Quelques accords et une voix !

: Ça reste très libre. C’est ça l’avantage d’être songwriter.

: Il n’y a pas de groupe folk ou jazz qui te contraigne à rester dans un genre. Il y a une chanson qui est un mélange de plein de styles complètement différents aux influences disco !

W : Je suis un grand fan de BONEY M !

(Rires)

W : C’est vrai que le fonctionnement est complètement différent que pour SOMADEM ou PALM TREE POLICE .

: Ça nous a permis de nous rendre compte qu’on avait une bonne connexion créative tous les deux !

W : Merci à vous pour votre temps, votre gentillesse et pour le concert ! Merde pour la suite. !

F/K : Merci à toi !

Kaine
Photo Facebook KAINE FRANCESCO

Pour finir cet article en beauté, je vous conseille vivement d’écouter l’album (en écoute gratuite sur les liens ci-dessous). C’est un vrai voyage duquel vous reviendrez changé ! Et même si ce n’est pas le cas, vous aurez passé, c’est certain, un très bon moment. KAINE FRANCESCO, un nom qu’il ne faut pas oublier car bientôt, il résonnera dans toutes les bouches !

WEIRDSOUND reste à l’affût pour vous communiquer tous les événements concernant KAINE FRANCESCO ! 

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Contributeur occasionnel du site, il aime la musique qui fait peur aux grands mères, le cuir et les sont trop aigus pour une oreille humaine. Bref, il aime le metal! Derrière la bière et les riffs se cachent cependant un petit cœur fragile, où Indochine résonne...
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