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Le top 2018 des weirdos de la rédaction!

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Tadaaa! Et maintenant, mesdames et messieurs, voici le moment tant attendu de cette fin d’année. LA RETROSPECTIVE! Oooouuuaaaisss!

Bon. On en a écouté des trucs durant ces 365, ou presque, jours. On a eu des frissons, découvert des perles, détesté d’autres trucs (dont nous n’avons pas parlé). Mais une chose est sûre, il y a eu des instants de passion, des coups de foudre, des amours plus lents à se déclarer. Bref, nous avons tous, nous rédacteurs de Weirdsound, vibré pour des artistes, avec des artistes, eu les poils des bras qui se dressent  à leur écoute, perdu quelques décibels aux deux oreilles. Mais surtout, nous avons eu l’immense honneur et plaisir d’essayer de vous faire partager cela au plus près de nos émotions.

Cette année n’a pas été pleine que d’évènements musicaux, puisque la rédaction s’est enrichie de nouveaux collaborateurs.trices de talent. Ce sang neuf permet aussi d’élargir le champ des univers musicaux, déjà large, que nous vous présentons. Quelques rédacteurs ont  donc décidé en cette fin d’année de faire un bilan de leurs coups de cœur et de vous les proposer comme un regard rétrospectif, et ô combien subjectif, sur ce cru 2018. Nous aurions pu essayer de faire un top 10 commun, mais devant la diversité des goûts de l’équipe, la chose aurait été difficile. Et c’est bien sûr ce qui fait la force et la qualité de l’équipe de Weirdsound! (un peu d’auto-cirage de pompes, ça remonte un peu l’égo et ça ne fait pas de mal). Sur ce site, vous ne trouverez jamais un article qui fasse l’éloge d’un artiste que nous n’avons pas aimé, vous trouverez des artistes “mainstream”, des indé, des débutants, des vétérans de la scène musicale, des vivants, des morts… un éclectisme qui justifie le sous-titre : “La musique dans tous ses états“.

Le Top 10 de Fatherubu

1 – Cabbage, Nihilistic Glamour Shots

Le rock anglais a encore de belles années devant lui, et ce n’est pas la joyeuse bande de Cabbage qui va déroger à la règle! Originaires de la banlieue de Manchester, biberonnés à la musique des Buzzcocks, leur album est jubilatoire, une ode à la jeunesse, à l’irrévérence et aux excès en tous genres. Cependant les résumer à un ramassis de pochards lubriques jouant de la guitare serait totalement injuste, tant les textes de Lee Broadbent et ses sbires sont travaillés. Tirant à boulets rouges sur la politique (Arms of Pleonexia), tout en étant capables de morceaux beaucoup plus introspectifs (Perturabo), les jeunes anglais m’ont redonné foi en l’humanité! Notre interview avec eux au dernier Printemps de Bourges a été l’un des moments marquants de 2018 pour ma part!

2 – JC Satàn, Centaur Desire

Un album jouissif! Je pourrais m’arrêter là tellement ça résume bien mon état d’esprit à l’écoute de Centaur Desire. Le rock est peut être mort pour certains, mais pas pour l’équipe des bordelais de JC Satàn! Un album à découvrir d’urgence, pourquoi pas dans nos pages grâce à la belle chronique de Mr.Moonlight!

3 – EELS, The Deconstruction

Je m’attendais à un album profondément dépressif, du EELS quoi… Quelle ne fut pas ma surprise! Mark Oliver est toujours un musicien génial, mais en plus, il commence à retrouver le moral! Un album touchant et splendide, soufflant le chaud et le froid. Le témoignage d’un homme brisé par la vie, commençant juste à recoller les morceaux. Ma chronique de cet album indispensable de 2018 est a lire sur weirdsound bien évidemment!

4 – Brace! Brace!

La bonne surprise de cette fin d’année 2018! Voici un premier album, chroniqué dans nos pages, qui emmène directement Brace! Brace! dans la catégorie des meilleurs espoirs de l’indie rock français. Un décollage réussi pour une formation  très inspirée par le meilleur de chez Tame Impala, croisé avec le rock british 90’s et saupoudré d’un je ne sais quoi de Mac Demarco. On va donc attendre la suite avec impatience…

5 – The Liminanas, Shadow People

Pas grand chose à redire concernant ce Shadow people! Entourés de prestigieux invités, The Liminanas nous proposent une petite merveille musicale, et le public ne s’y est pas trompé : une tournée fleuve dans tout l’hexagone, des dizaines d’articles dans la presse : assurément le sympathique duo change de dimension. Point bonus pour avoir proposé à Make Overs d’assurer leurs premières parties sur les dernières dates!

6 – Jeanne Added, Radiate

Dire que ce second album était attendu relève de l’euphémisme! Jeanne Added s’impose un peu plus dans le paysage musical français, il suffit de voir le nombre de dates à guichet fermé pour mesurer l’engouement autour de la talentueuse Jeanne! Co-produit par Maestro, ce Radiate sonne sans doute un peu plus électro que son prédécesseur, mais il est surtout superbe! C’est toujours casse gueule de faire un second album quand le premier a cartonné. Là, Jeanne Added a réussi son coup! Croisons les doigts pour une interview à Bourges en 2019!

7 – Justice, Woman Worlwide

N’en déplaise à certains, Justice est toujours au sommet de la chaine alimentaire quand on parle d’électro! Après l’excellent Woman, et 3 concerts pour ma part, on redécouvre, sur Woman Worlwide, les meilleurs morceaux de Justice remixés entre eux par ces coquins de Gaspard et Xavier. Un petit moment de bonheur musical en attendant le prochain album!

8 – Shame, Songs of Praise

On les a vu partout cette année, et à juste titre! Au départ dubitatif (les groupes dont tout le monde me parle me font fuir), leur concert à Nantes au mois de mai m’a fait revoir ma copie. Une énergie primaire qui ne peut que me parler, à l’instar de Queen Zee ou Cabbage, des mecs déchainés sur scène, et des lignes de basses qui restent en tête des jours après…bordel ça fait du bien.

9 – Molecule, -22,7C°

Romain Delahaye est définitivement un mec à part, et c’est bien pour ça qu’on l’aime. Après l’escapade en chalutier sur 60° 43′ Nord, voilà notre musicien-aventurier en plein Groenland! Molecule est un génial expérimentateur qui prend son pied à sampler des sons venant d’on ne sait où! -22,7C°, c’est la température par laquelle l’album a été enregistré, 22 c’est le nombre de fois où j’ai dû l’écouter! Définitivement un must have pour 2018.

10 – En attendant Ana, Lost and Found

Last but not least comme diraient les anglais! Les français de En Attendant Ana m’auront aidé à passer un agréable printemps. L’année 2018 aura été une année riche pour la pop, avec une colonie de formations indie nous sortant de bons albums : En Attendant Ana en fait partie!

Le Top 10 de Ziggy

Pour ce Top 10, j’ai du écarter, à regret, Jeanne Added, MotoramaVillagers, Kurt Vile, Inüit et The Liminanas!!…. J’aimerais tout de même mentionner les E.P remarquables de Jumaï, Silent blue day, Ritual Howls Their body, Protomartyr Consolation

1- Anna Calvi, The Hunter

Un 3ème album magnifique (son meilleur) avec des titres rock pop “féministes” où elle brille en guitare héroïne.

2- Cat Power, Wanderer

un retour que l’on n’espérait pas aussi brillant: délicatesse, émotion et puissance s’y mêlent.

3- The Soft Moon, Criminal

4ème album pour un groupe qui continue à nous faire voyager dans un post punk plus ou moins dark et plus ou moins introspectif tout en restant énergique (confirmation en live!)

4- Shame, Songs of Praise

1er album pour le quintet londonien mais 1er coup de maître et une énergie post punk communicative; A suivre!

5- Marianne Faithfull, Negative Capability

Après plus de 50 ans de carrière la diva anglaise nous a livré un album somptueux rempli de sincérité et d’émotion.

6- Dhafer Yousssef, Sounds of Mirror

un album hommage à Zakir Hussain qui nous ravit en réalisant l’alchimie entre jazz et musiques orientales.

7- Tamino, Amir

1er album pour le jeune belge qui, avec sa voix d’ange et une certaine mélancolie, nous élève entre Jeff Buckley et Elliot Smith.

8- Tunng, Songs You Make at Night

6ème album magnifique d’un pionnier de la “Folktronica”. Un groupe encore trop méconnu en France (comme The Innocence Mission!)

9-  The Blind Suns, Off shore

2ème album pour le trio angevin marqué par la pop/surf music et les rêves d’évasion. Un album plein de soleil et de vitamines!

10- Ought, Room Inside the World

Le 3ème album du groupe emmené par le canadien Tim Darcy nous délivre une pop sensible où l’écriture est souvent intimiste et toujours précise et soignée!

Le Top 10 de Mr Moonlight

Ont échappé de peu à la sélection : Ecca Vandal avec son pêchu et inclassable premier album, Michael Wookey dont l’album Hollywood Hex hante encore mes nuits, le dernier opus des Damned, Evil Spirit et, je ne sortirai pas de cette année sans mentionner mes coups de cœur, Thé Vanille et Kid Karate.

1- Father John Misty, God’s Favourite Customer

Cet album a la rare qualité d’être intemporel, Josh Tillman aka Father John Misty y évoque ses démons qui, sous acide, ressurgissent et le déchirent. Entre mysticisme et reniement d’une éducation religieuse trop stricte et hypocrite. Il se pare d’une pop parfaite et accouche d’un album à l’instrumentation somptueuse aux sonorités seventies dignes d’un All Things Must Pass de George Harrison (mon album préféré de tous les temps).

2 – The Ocean Collective, Phanerozoic I : Paleozoic

Énorme claque géo-paléonto-post-metal de cette fin d’année. L’album du collectif mené par Robin Staps allie avec maestria des considérations philosophiques et existentielles sur des échelles diachroniques. (un peu de recherche dans le dico, ça fait toujours du bien et ça dépoussière le gros Larousse qui dort sur les étagères). Une bombe à voir en live au Hellfest cet été.

3 – The Sword, Used Futur

C’est, à ce qu’il semblerait, le dernier album du groupe avant un long hiatus. Délaissant les rives du stoner, le quatuor accentue ses tendances southern rock, baisse le gain de la disto, ajoute du Moog pour un L.P. qui s’écoute en boucle. Du plaisir pur.

4 – Between The Buried And Me, Automata I&II

La puissance du prog metal de BTBAM dans toute sa quintessence. Un concept album entre rêves et réalité, où, comme dans un roman de Philip K. Dick, on ne sait plus très bien où se situe l’un ou l’autre. On en sort étourdi.

5 – Milanku, Monument-du-non-etre/Mouvement-du-non-vivant

Figure du Post-hardcore Québécois, Milanku intellectualise son environnement et en fait une musique tangible, palpable, physique. Les cinq gars pensent notre monde contemporain, le mâchent et le re-mâchent pour mieux nous le recracher à la figure au travers de compositions savamment construites qui prennent leur temps pour vous scotcher.

6 – Nothing, Dance on The Blacktop

Du Shoegaze noir et mélancolique. Des vagues de guitares qui vous clouent au mur et une voix éthérée. Un mal-être sensible et profond qui suinte tout au long du disque. Un des musts de chez Relapse cet année avec l’album de Yob.

7 – Yob, Our Raw Heart

Encore chez Relapse! Du Sludge mystique qui vous colle à la peau. Voilà l’impression que donne cet album qui aurait pu ne jamais voir le jour si Mike Scheidt n’avait pas survécu à la maladie qui l’a quasiment foudroyé sur place il y a deux ans. Un disque dense, compact, où les guitares s’engluent dans un down-tempo chargé d’émotions, bercé par des textes qui mélangent allègrement les références bouddhistes, Quechua, aux monstres bibliques et autres concepts païens des cycles de ré-incarnation.

8 – Gwenno, LeKov

Tout en douceur, la pop de Gwenno nous emmène dans un univers où le langage disparait. Elle évoque des cités oubliées, imaginaires ou non, dans un dialecte Celte qui n’est plus parlé que par quelques milliers de personnes dans le monde. Magique!

9 – JC Satàn, Centaur Desire

Le rock français a toujours la gnaque, et JC Satàn produit là un album qui frise la perfection (perfection qui n’est pas de ce monde. Seule son intention l’est, petit scarabée). À écouter très fort en remuant dans tous les sens et en buvant du Jack Dan.

10 – The Night Flight Orchestra, Sometimes The World Ain’t Enough

La madeleine de Proust du rocker de base des 80’s. Entre Retour vers le futur, Gremlins et les coupes mulets de Europe. Un petit goût de Stranger Things dans cet album qui rend hommage avec un très grand talent au Classic Rock de ces années là.

Le Top 10 de John O’Cube

Et oui. Comme je vous le disais, il y a du sang neuf à la rédac! Et si vous n’avez pas encore d’article signé John O’Cube à vous mettre sous la dent, ça ne saurait tarder. En attendant, voici un avant goût de… ses goûts.

1- Jon Hopkins, Singularity

Je kiffe l’électro mais surtout pour l’aspect et l’ambiance des lives et dj-set, le côté envoûtant sur scène. Mais finalement, j’ai assez de difficulté à trouver cette même atmosphère et ce même plaisir dans un album électro. Singularity me fait dire le contraire. Propre, hypnotique, sombre, on part dans la stratosphère. Mon meilleur album électro depuis 4-5 ans. Un vrai vrai coup de cœur… et sa prestation scénique est absolument énorme !!!

2 – The Liminanas, Shadow People

Les frenchies (cocorico) ont sorti début 2018, un album complet, blindé de partenariats avec des très grands noms (Anton Newcombe, Peter Hook et Bertrand Belin), une véritable pépite. C’est rock, les riffs sont accrocheurs, chaque musicien apporte sa petite pierre à l’édifice… un groupe qui s’est forgé sur scène. Sûrement l’un des meilleurs groupes français actuels.

3 – Cari Cari, ANAANA

Cari Cari reste ma découverte rock indé en mode groupe inconnu au bataillon de l’année. Autrichien, un rock’n’roll très pêchu avec un soupçon de Tarantino. Un premier album à écouter et réécouter, un groupe à voir et à revoir. La voix de la chanteuse-batteuse Stéphanie Widmer est suave avec un timbre assez hallucinant et complète parfaitement une pile électrique du co-chanteur-guitariste en la personne d’Alexander Köck. Groupe à suivre, on en entendra parler.

4 – Car Seat Headrest, Twin Fantasy (Face to face)

Will Toledo, leader-compositeur des Car Seat Headrest aurait pu être une doublure ou un sosie de Harry Potter…dès que j’écoute un de leurs albums, je me dis qu’il a bien fait de choisir la musique! Un nouvel album sur 2018 (les morceaux ont été créés en 2011 et distribués à l’époque sur Bandcamp) qui nous prouve que Seattle est bien la ville du Rock. L’album est un bijou de travail. Mention particulière aux morceaux Sober to Death et Bodys, avec ces changements de rythmes réguliers, il y  a finalement un peu de magie dans l’air!

5 – Interpol, Marauder

Interpol, c’est selon moi « la » valeur sûre. Jamais déçu par un de leur album. Le (déjà ou seulement au choix) 6ème album reprend la recette des sorties précédentes : un rock froid et envoûtant, des morceaux qui restent gravés dans l’oreille dès la première écoute (If you really love nothing  est juste magnifique).

6 – Kurt Vile, Bottle it in

L’album Wakin on a pretty daze reste mon album préféré de l’ancien membre et surtout fondateur des War on Drugs. Mais Kurt Vile nous a de nouveau pondu en 2018 un album pépite, toujours à la limite de l’anti-folk. Un génie, Kurt Vile ne change rien !

7 – Courtney Barnett, Tell me how you really feel

Tell me how you really feel est sûrement l’un des meilleurs album folk-pop de l’année. Courtney est une fantastique songwriteuse qui, après un album avec Kurt Vile (eh oui quand même), Lotta Sea Lice, s’offre le luxe d’être accompagnée sur l’excellent morceau Crippling Self-Doubt And A General Lack Of Confidence par les sœurs Deal des Breeders. Si vous ne connaissez pas la dame… foncez!

8 – Nils Frahm, All melody

Le pianiste virtuose allemand a sorti un album travaillé et juste somptueux. Depuis quelques mois c’est l’album que j’écoute le plus souvent au p’tit déj. Réussir à aussi bien manier piano et électro, c’est fort, atmosphérique. Bref il confirme un sacré talent.

9 – Idles, Brutalism

Ma plus belle découverte punk rock de l’année (je ne les connaissais pas avant). Les anglais d’Idles nous proposent un album brut de décoffrage.

10 – Rolling Blackout Coastal Fever, Hope Down

Leur EP French Press m’avait laissé sur le postérieur, Hope Down, leur premier album de plus de 6 morceaux m’oblige également à me rasseoir. Morceaux recherchés, du folk-rock-indé dynamique. C’est boisé, c’est nature et mélodieux. J’adore! Merci l’Australie (oui parce que Courtney Barnett aussi est australienne, mais on y revient après)

Le Top 10 d’Elan Bleu

1 – This Will Destroy Your Ears

Quand l’idée de cet article a été évoquée, j’avais déjà TWDYE en tête ! Le trio du sud-ouest qui se marie harmonieusement bien et livre un des meilleurs sons de rock français me (re)donne envie de lâcher complètement prise dans la salle. Ils seront à Nantes le 8 mars prochain.

2 – HoTeL, Room 102

Le couple parisien, que j’ai pu découvrir grâce à l’article de Fatherubu (ici) , m’a fait rêvasser pendant des heures, dans le tram, dans mon fauteuil ou bien devant mon écran au travail (ouuuh mon employeur va gueuler !). Je vous invite à leur rendre visite en transcendental express dans la « Room 102 » !

3 – Cerf Boiteux

Mis à part leur humour éclopé, cet animal féroce découvert cet été, au festival de MOTOCULTOR et ayant eu la chance, que dis-je, l’honneur d’échanger avec ces braves gens lors d’une interview boisée, c’est sur scène que j’ai vu l’étendue de leur talent. Une belle fessée psychédélique. Vivement leur prochaine date !

4 – Akua Naru, Blackest Joy

J’ai une approche particulière avec cette artiste. Découvert grâce à un très bon ami amoureux des femmes noires, je suis, moi-même, vite tombé sous le charme de cette dame. Son nouvel album est d’une puissance vocale et idéologique profonde. Attention, vous allez être plusieurs à être ensorcelés.

5 – Justice, Woman Worldwide

Justice. Justice. Justice. Justice. Nuit de l’Erdre 2018 : un live cosmique. Est-ce que je dois justifier mon choix ?

6 – Eminem, Kamikaze

Je fais partie de la génération Eminem, c.à.d j’étais là à ses débuts, son ascension et je serai sûrement là pour sa sacralisation. Dans son dernier album « surprise » – Kamikaze, dont la pochette d’album rappelle étrangement une de ses influences (aux fins connaisseurs, vous saurez), ce « Dieu » du genre revient aux sources : des paroles brûlantes et un flow divin ! J’avoue, je suis un gros fanzouze.

7 – The Night Flight Orchestra, Sometimes The World Ain’t Enough

Je remercie Mr Moonlight pour ce moment euphorique, où j’écoutais NFO et je sentis en moi l’âme héroïque d’Axel de Street of Rage prêt à affronter le « Méchant » pour sauver la pauvre « femme » en détresse.

8 – Ice Cube, Everythang’s Corrupt 

En m’attardant sur les albums/artistes que j’ai fortement appréciés, je découvre par hasard (littéralement) le dernier album de Ice Fucking Cube (sorti en décembre) ! Oui, boys and girls: “that day was a good day.” Pourquoi? Parce que c’est Ice cube.

9 – Stoned Jesus, Pilgrims

Re-Motocultor 2018; le trio ukrainien m’avait donné du plai…euheu…un moment de pure extase de stoner qui s’est confirmé à la réécoute de leur album Pilgrims.

10 – Blood Orange, Negro Swan

Non pas le fruit (tadam!) mais plutôt Dev Hynes, un artiste qui vit dans son monde et continue de surprendre avec une imagination sans limite. Aimez-vous le bon R&B des soirées mondaines enfumées et des verres de blanc : Negro Swan.

Le Top… cinq de Xrislin

1 – Eddy de Pretto, Culte

En deux ans, Eddy de Pretto a connu une ascension fulgurante, il aura rythmé cette année 2018 avec son album Cure qui est devenu Culte après une réédition en novembre dernier et une série de concerts à guichet fermé à l’Olympia.

2 – The Carters, Everything is love

C’est le dernier volet d’une trilogie engagée par les Carter (Beyoncé et Jay-z), après la bombe Lemonade et le très touchant 4:44.

Dévoilé durant la tournée  “On The Run II” avec le Single “Apeshit”  (tourné en partie dans le Musée du Louvre), Everything is Love a fait un énorme vacarme dans le milieu du hip-hop, avant les deux Stade de France en juillet dernier, durant lesquels la France a été championne du monde.

3 – Damso, Lithopédion 

Son album aux sonorités très variées n’a pas tout de suite été compris par le public. Mais à chaque nouvelle écoute, on a l’impression de redécouvrir les morceaux…

4 – OrelSan, La fête n’est pas finie 

« L’épilogue » de l’album La fête est finie, sorti en novembre 2018 marque un véritable tournant dans la façon dont l’artiste appréhende ses musiques. Ces dernières s’effacent presque derrière les instrus aux rythmes et mélodies plus prononcés. Ce qui permet de ne plus être exclusivement concentré sur l’histoire et donc, de réécouter facilement le morceau.

5 – Dj Snake, Taki Taki Rumba 

Le Dj français a réuni un casting de rêve pour son dernier clip Taki Taki avec Selena Gomez, Cardi B et Ozuna. Un clip qui a séduit des milliers d’internautes puisqu’il comptabilisait plus de 5 millions de vues moins de 24h après sa sortie.

Et voilà. L’année s’achève et un nouveau cycle commence. Pleine d’attente, cette année 2019 verra sans aucun doute sortir de magnifiques albums, se dérouler des concerts épiques, des festochs dantesques se déployer sur des hectares de terres qui n’avaient rien demandé et où les envoyés spéciaux de Weirdsound s’abreuveront aux bars VIP et interrogerons les artistes, ou l’inverse, je ne sais pas. Je ne sais plus. Bref, meilleurs vœux musicaux et que cette nouvelle année apporte autant de décibels jouissives à nos oreilles affamées!

Mr Moonlight

Entremetteur! Non, pas celui qui concocte des entremets, mais bien un passeur. C'est cela Mr Moonlight, un amoureux de la musique sous toutes ses formes : du métal le plus extrême à l'électronica la plus douce. Pour vous servir
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