GANGUE-CREDIT-ANTOINE-OTT-800x695

GANGUE : Un bijou à surveiller !

loladuraPosté par
Temps de lecture : 4 minutes

C’est à l’occasion de leur venue aux Bars en Trans que nous avons pu découvrir les chaleureux membres de GANGUE. Les tracks de La fine Équipe déjà dans nos playlists respectives, nous étions curieux de découvrir ce projet dont ils sont membres, aux côtés de Fulgeance et Haring.

GANGUE, dans son sens étymologique, définit une matière qui entoure un minerai, une pierre précieuse dans son gisement naturel. Ici, GANGUE est une création unique, une pierre précieuse qui cristallise la rencontre d’Haring, de La Fine Équipe et de Fulgeance. Leur collaboration a été initiée par trois festivals membres de la fédération De concert ! : Dour, Marsatac et Nördik Impakt. On célébrait cette année les 20 ans de Marsatac et  de Nördik Impakt, ainsi que les 30 ans de Dour. Ils ont choisi d’honorer ces années d’existence par l’union singulière de ces artistes, espoirs de leurs territoires.

Du côté des artistes, ces trois festivals représentent beaucoup ; il s’agit non seulement de propositions culturelles emblématiques de leur régions respectives, mais ils représentent aussi une part de leur parcours et de leur histoire propre. Haring par exemple nous raconte ses premiers souvenirs à Dour. Bénévole à l’époque, il nettoyait les campings du festival (pour ceux qui sont déjà passés par Dour et son camping, on sait que vous aurez directement beaucoup de respect pour lui). C’est en 2016, qu’il a eu l’opportunité d’en fouler la scène. Le Beatmaker Montois nous confirme que Dour représente pour tout artiste de la scène électronique Belge qui y joue, un accomplissement, une reconnaissance de son travail. Les membres de la Fine Equipe quant à eux, revoient à l’évocation du festival Marsatac, leur passage sur scène en 2011 au côté de Xzibit, une belle pierre à l’édifice de leur succès, dont vous pouvez retrouver un extrait ici.

Une création singulière d’accord, mais qu’est ce que ça donne ?

GANGUE, plus qu’un featuring est une pure collaboration d’artistes. On retrouve les influences et les préférences de chacun, entre Black Music, Hip-Hop, musiques électroniques et Techno Ambient. Tout ça avec énormément de groove, des samples choisis et des belles bases de scratch, pour un résultat pointu et efficace ! Les beatmakers ont partagé un temps de création fructueux, travaillé main dans la main, presque sans dictature, comme ils le mentionnent souvent. Ils ont rapidement compris ce que chacun pouvait apporter au projet. Une alchimie que nous ressentons d’ores et déjà à l’écoute et qui s’avère concrète dès le début de notre échange. C’est au milieu de ces regards complices, de ces privates jokes à l’enfilade et de ces tacles plein d’amour que nous retrouvons les six beatmakers avant leur concert. Ils nous confirment ce plaisir de travailler ensemble, les rouages de cette collaboration et saluent encore une fois Martine du catering ! Mais quand on évoque l’avenir, une part de mystère reste présente.

“Bien évidemment, on adorerait continuer GANGUE par la suite, mais on ne va pas chercher absolument à faire des dates, on veut rester dans du qualitatif.”

À ces propos de Blanka, tous acquiessent sans hésitation. Lorsqu’on envisage de nouvelles recrues pour GANGUE pour la suite, c’est sans une once de doute qu’il ajoute ; “Je crois qu’on est bien tous les six !”, preuve encore de leur complémentarité et de leur réussite ensemble. On sait ces artistes productifs et on connaît leur nombreux featuring, mais dans leur projet perso, avec GANGUE, ça semble différent.

Pour finir, nous n’avons pas pu échapper à leur fameux jeux “Titre!” (une interjection simple, déclencheuse de rire quasiment systématique, que l’on vous conseille d’essayer au sein de votre bande de potes). On apprend que c’est Fulgeance qui les a initiés au jeu  mais à notre sens et au vu des quelques instants partagés avec eux, Haring semble avoir dépassé le maître. (Sans rancune !)

GANGUE - Bars en Trans 2018 © Weirdsound.
GANGUE – Bars en Trans 2018 © Weirdsound.

Sur cet échange riche et plein de rires, nous nous rendons ensuite avec hâte au 1988 Live Club pour leur concert. On retrouve directement ces sourires, cette complicité qui les lie et surtout cette envie de partage qui les anime. “ Merci de casser ce cercle malaisant au possible au-devant de la scène, rapprochez-vous, comme dans un vrai concert !” nous disent-ils, tout sourire après avoir assuré leur premières tracks ! Les spectateurs, déjà convaincus par les premiers beats ne se font pas prier.

On s’immerge alors pleinement dans un live généreux et calé à souhait ! On retrouve la précision, les mash-up acérés et les rythmes qu’on leur concède les yeux fermés ! Comme ils nous l’avaient annoncé, l’installation scénique est différente. En raison des conditions du lieu, ils n’ont pas pu synchroniser les lumières au son, ni synchroniser leurs machines. Cependant, un spectateur non averti n’y aura vu que du feu, tant leur groove est précis et leur travail ensemble est rodé. On aime cette disposition quadrilatérale, propice aux échanges de regard et communion entre les six artistes (laissant un champ libre pour les spectateurs bien évidemment). Notre instinct ne nous avait pas menti, cette collab’ fait tout son sens et nous fait danser.
En parlant de danse, le public, tout comme nous, attendait impatiemment Nils. Tout le monde tient la référence et s’en amuse avec eux dans la fosse ! Un titre particulièrement bien choisi pour cette fin de set, agrémentée d’improvisations et de complicité encore. On aurait bien dansé plus longtemps.

 

Je vous invite à découvrir ce projet, et à suivre ces beatmakers de près ! Comme vous aurez pu le comprendre, il se peut qu’on les retrouve glissés dans une programmation cette année. Restez à l’affût ! Nous en tout cas, on le sera. Un grand bravo Nils !

Pour les suivre, rendez-vous sur leurs pages :

 

loladura

Contributrice occasionnelle, basée sur Lyon.Elle aime la musique électronique et la techno, mais pas que!
loladura

Les derniers articles par loladura (tout voir)

Laisser un commentaire