Cockpit-par-Kevin-Pailler

Cockpit, ces merveilleux fous hurlants et leur machine bruyante!

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Temps de lecture : 12 minutes

Jeudi 6 décembre 2018. 20h. Le Grand Cagibi, Tours. Les réverbères vomissent leur lumière de xénon blafarde sur les pavés suintants d’humidité de l’île Aucard. Dans une ruelle, où les voisins se sont calfeutrés de peur d’avoir mal aux oreilles, des ombres menaçantes (?) s’étirent sur le macadam. Dans la cour du bar, quatre garçons dans le vent—oui, il y a un méchant vent du Nord—fument une clope, boivent une bière. Au milieu se tient bravement un gars avec un dictaphone qui essaye de capter les voix qui se chevauchent et partent dans tous les sens, espérant, au final, recueillir une interview à peu près publiable. Sur la porte, une affiche : Cockpit, jeudi 6 décembre, Le Grand Cagibi. Nous y sommes.  Avant un set radical et bref, tout de bruit et de fureur au Grand Cagibi, Weirdsound a eu le plaisir de s’entretenir avec le quatuor bordelais.

Le deuxième album du groupe, Cockpit II, est sorti le 10 mai 2018 chez Teenage Menopause. FatherUbu avait auparavant vu les quatre olibrius lors de la soirée du label à Nantes, et était ressorti convaincu. Votre humble serviteur a suivi le mouvement et s’est aussi laissé convaincre par l’écoute de ce deuxième L.P. produit et enregistré par Arthur et Dorian de J.C. Satàn.

Après avoir glané des nouvelles de la tournée avec Jessica 93 du groupe sus-cité auprès de Gaspard qui officie à la quatre cordes dans les deux combos bordelais, je m’enquiers de l’intérêt d’une douze cordes dans le maelström qu’est la musique de Cockpit. Évidemment, il est important de ramener de l’aigu, du chorus naturel et un peu d’harmonie dans ce monde de brute. Et après une leçon sur la marque de guitare Phantom, interdite suite au procès intenté par Vox après le film Control, tout le monde se rejoint dehors. La conversation débute sur le premier concert avorté à Tours. Visite guidée de la cabine de pilotage.

Part I : où Cockpit descend De Crecy et Justice

Cockpit : On devait jouer à Tours avec La chaudière. Il y avait Etienne de Crecy et d’autres, mais ça avait été annulé au dernier moment (pour cause de sécurité, le lieu, les anciens magasins généraux de la SNCF étaient insalubres ndlr).

Cockpit : Etienne De Crecy, c’est qui déjà ?

Cockpit : C’est un vieux requin. Il a toujours fait des progs, mais ça ne fait pas longtemps qu’il fait de la scène. Il s’est dit « tient, je vais mettre des trucs bout à bout, faire des thunes avec de la pub », et il est monté sur scène. Il y a bien quand même huit ans, hein…

Cockpit : Je l’ai vu il y a neuf ans. Un grand show avec des lumières partout.

Weirdsound : En même temps (je déteste cette expression, je n’arrive pas à m’en débarrasser ! ndlr) l’électro, scéniquement, bon…

Cockpit : Justice ils ont des murs d’ampli Marshall !

Weirdsound : Peut-être parce que c’est plus rock and roll dans l’esprit, Justice ?

Cockpit : Dans l’image alors ? Il y en a un, Gaspard, qui fait les trucs cool, et l’autre qui ouvre la bouche !

Weirdsound : Bon, ça enregistre, quand même ! Donc, ça y est, j’ai le titre de l’article : « Cockpit descend De Crecy et Justice ! »

Après quelques bribes de conversation décousue et pleine de non-sens sur Jean-Michel Jarre et l’héritage ( ?) d’Oxygène dans la musique de Cockpit (on cherche encore), l’interview reprend son cours (à peu près) normal.

Weirdsound : L’album Cockpit II a été super bien reçu…

Cockpit : Où ça ?

Weirdsound : Je ne sais pas, moi je ne l’ai toujours pas reçu (finalement je l’ai acheté)… Peut-on encore faire confiance à la Poste ? Bon, sinon, les critiques étaient bonnes et…

La pochette du deuxième EP
La pochette du deuxième EP

Cockpit : Mais je trouve qu’il y en a eu moins que sur le premier, moi.

Weirdsound : Et pourquoi ?

Cockpit : Bah le premier, je trouve qu’il y en avait trop. On l’avait un peu enregistré comme ça et il y a eu un peu trop de battage.

Weirdsound : Vous n’étiez pas content du premier LP ?

Cockpit : Si, si, si, mais c’est qu’après le deuxième est sorti, c’est pour ça.

Rires

Weirdsound : Au niveau de la prod, vous êtes plus content du deuxième ?

(réponses diverses des gars qui parlent en même temps. J’ai rien compris !)

Cockpit : Non, mais il n’y avait pas vraiment de prod sur le premier, on a juste pris des bons amplis, des bons micros et une carte son. Sur le deuxième on avait plus de temps, plus de matos, et ça sonnait un peu plus, par rapport au premier, très urgent, qu’on n’a pas vraiment écrit. Ce sont plutôt des chansons live qu’on a enregistrées. Le deuxième a été plus pensé. On a réfléchi comment ça pourrait rendre en album avec les morceaux qu’on avait écrits depuis. Contrairement au premier, qui était un rendu très, très brut de ce qu’on faisait à l’époque.

Weirdsound : Est-ce que avec un peu de recul ça vous donne une bonne idée de l’évolution que vous avez pu avoir par rapport à l’écriture ?

Cockpit: Ouais, on verra avec le troisième.

Weirdsound : un triple album concept ?

Cockpit : ouarf, non, je crois p…

Cockpit: je sais pas, ça te parle Oxygène ou pas ?

Weirdsound : Ah ouais, donc : Cockpit I, Cockpit II, Cockpit III…

Cockpit : Oxygène ! Avec trois I.

Cockpit : Cockpit Oxygène, ça pourrait être pas mal comme titre…

Weirdsound : (là, l’interviewer part en live, il ne sait plus où il est) Et Cockpit d’ailleurs, on peut le prendre comme la cabine d’un avion, mais littéralement ça pourrait (bouchez les yeux des jeunes filles) se traduire par “creux à bite”… ça vous parle ?

Cockpit : Oui, énormément !

Cockpit: On ne parle pas la bouche pleine, déjà !

Cockpit: C’est aussi un trou à coq !

Cockpit: Bon, on n’a pas réfléchi comme ça. C’était pour un flyer pour un premier concert. Cockpit, c’est aussi la meilleure place dans un avion et c’est aussi une arène pour un combat de coq. On s’est rencontré et tout le monde avait déjà eu des groupes avant, et c’était le truc le plus trash que tout le monde ait fait.

Part II : Bordeaux, un écosystème fragile

Weirdsound : Parlez-moi de l’écosystème musical bordelais (woua, ça envoie du concept chez weirdsound ce soir !), ce que ça vous apporte, si c’est le cas…

Cockpit: C’est bankable !

Cockpit : Il y a Flipping Freaks qui se bouge le cul depuis un an, des petits jeunes…

Cockpit : Enfin plus jeunes que nous,

Cockpit : Ouais, qui redonnent un peu de boost au rock à Bordeaux. Avec Th Da Freak, ils ont huit groupes à peu près. C’est un collectif. Ils organisent des concerts à Bordeaux. C’était un peu en perte de vitesse les concerts, et eux, ils ont réussi à avoir l’énergie de remettre ça. Avec d’autres, mais en ce moment, c’est surtout eux qui se bougent.

Weirdsound : Il y a la place pour jouer là-bas donc ?

Cockpit : Un peu, mais moins qu’avant. Un peu comme partout. Le club et le rock, c’est de plus en plus chaud partout.

Weirdsound : Ouais, au Grand Cagibi, là, ils font un peu la gueule, les normes de bruit baissent encore de 3db…

Cockpit : Plus ça va, moins les gens ont envie d’écouter de la batterie. Avec les 102db, ça ne va plus être possible de taper sur une caisse claire. Donc, ça ne va pas aller en s’améliorant.

Cockpit :Ou faut écouter de la Trap mélancolique

Cockpit : On va jouer en Pologne après.

Cockpit : Vodka…

Cockpit : J’ai un nom polonais, on peut rentrer en tant que locaux… ?

Cockpit : Ouais, la France, en dix ans, je ne sais pas, mais pile poil quand j’ai commencé à jouer dans Cockpit, ça a commencé à fermer des trucs à tour de bras. Ces cinq dernières années, partout en France, pas qu’à Bordeaux, à chaque fois que je vais dans une ville, c’est le même constat : les salles et clubs live ferment.

Weirdsound : C’est vachement paradoxale (et pas tant que ça en même temps… M…de, j’avais dit que je ne l’utilisais plus, celle-là) parce qu’il y a une demande, les gros festoch comme le Hellfest ou Rock en Seine, le Download, font carton plein.

Cockpit : Ouais, mais ça devient plus porté sur la grosse scène que sur les petits endroits. Tu n’as plus de lieu alternatif. Le Hellfest, les gros noms, c’est que des groupes de vieux, c’est clair.

Weirdsound : Euh, c’est un peu ce que j’écoutais quand j’étais ado… merci

Rires

Cockpit : ouais voilà, c’est ce que je disais.

Rires

Part III : et là, tout le monde est d’accord…

Weirdsound : Et alors les influences, ou quand vous aviez 15 ans, vous écoutiez quoi ?

Cockpit : Alors pas du tout ce que j’écoute maintenant.

Cockpit : Nirvana des trucs comme ça.

Cockpit : C’est trop large.

Cockpit : À quinze ans j’écoutais du rap.

Cockpit : Les Black Lips.

Cockpit : Ouais, c’est vrai que ça a marqué pas mal à Bordeaux. Il y avait des gens  qui avaient tourné avec eux aux USA. Quand ils arrivaient à Bordeaux, c’étaient les Princes de la ville. Ils ont marqué énormément de jeunes !

Cockpit : Moi, il m’est arrivé de les voir un dimanche soir, dans une petite cave, ça avait été annoncé la veille ou le jour même. Je croyais que c’était une blague ! C’était un de mes meilleurs concert. C’était plein ! On leur donne un peu d’espace, ils arrivent à faire le show, ils jouaient bien. C’était à la fois très cool et très pro.

Cockpit : Je crois que c’était un mardi.

Cockpit : Un dimanche.

Cockpit : Un mardi ?

Weirdsound : que la mer elle m’a pris ?

Rires

Cockpit : Non c’est clairement un dimanche !

Cockpit : Les Black Lips, ça met tout le monde d’accord à Bordeaux.

Weirdsound : Ok.

Cockpit : Avec Jay Reatard. Mais bon, on n’écoutait pas Jay Reatard à quinze ans. Finalement on l’a écouté pile quand il est mort.

Cockpit : Ah mais ouais, carrément, c’est vrai. On a commencé à l’écouter et après on nous a dit qu’il était crevé !

Weirdsound : On écoute quand même beaucoup de chanteurs morts…

Cockpit : Mais les vivants sont au Hellfest, quoi.

Rires

Avec les têtes d’affiche, c’est plutôt des morts-vivants parfois. Kiss, Def Lepp, ce sont un peu les Bouteflika du rock…ndlr.

Cockpit : Je connais beaucoup de morts, mais Motörhead, j’avais jamais trop collé l’oreille, et c’est depuis que Lemmy est mort que j’ai écouté. Plutôt la période classique, l’album Ace of Spades !

Weirdsound : Le trio mythique !

Cockpit : Avec Phil Animal ! Respect.

Part IV : Satan bouche un coin (facile)

Weirdsound : Oui, je continue quand même sur mon idée de production. Le premier album, c’était déjà Arthur et Dorian qui étaient aux manettes…

Cockpit : Oui, c’était Arthur qui l’avait enregistré et Dorian, masterisé. À Clermont-Ferrand. Ils s’étaient collés les têtes de nœuds toutes bourrées et… bon ils en faisaient parti aussi remarque. Dès le premier album. Arthur a pu se faire la main sur le mix. Il fait ça depuis le début avec JC Satan. De s’occuper d’un autre groupe, ça lui apporte de l’expérience. D’ailleurs, Centaur Desire ne serait pas ce qu’il est sans le deuxième album ! C’était le test du nouveau matos de Satan. Il y a eu ça, et puis des inspirations sur des prises de voix qu’on essayait avant qu’il enregistre et qu’il a retenues, pour le leur. Enfin, c’est un peu ça dont on parlait avec Flippin Freaks, c’est vrai qu’a Bordeaux tout le monde essaye de… il y a un vrai…On est pas tous amis, mais on est tous potes.

Weirdsound : il y a une émulation…

Cockpit: Oui, oui, et on s’entend tous bien ! On est tous à la même salle de répet, mais ça reste petit. Bon, c’est la scène alternative, mais qui ne côtoie pas de métalleux, pas de … enfin ce n’est pas non plus du genre à poser les couilles sur le comptoir quand il y a un truc à promouvoir. Mais on s’entend tous très bien, on arrive à partager le local, à tourner. Tout à l’heure on était à prendre notre matos, il y  avait des potes qui tournaient un clip, on se prête le matos…

Part V :  Jay Reatard, le retour

Weirdsound : Un groupe avec lequel vous auriez envie de tourner ?

Cockpit : Destruction Unit, les Stooges des années 2010. Un groupe de Jay Reatard à l’époque (2004-2005). Ils ont continué après sa mort. C’est son pote de toujours qui jouait de la batterie avec lui, Ryan Rousseau.

Cockpit : J’ai vu un concert à Bordeaux, c’était…pfou ! Un des meilleurs que j’ai vu. Il n’y avait pas tant de monde que ça dans la salle, mais ils ont joué cinq morceaux en vingt minutes, et c’était impeccable. Une grosse claque dans la gueule. Ceux qui y étaient s’en souviendront longtemps !

Cockpit : Eux, et puis, The Intelligence. Mais ça on a déjà fait.

Cockpit: Yak.

Cockpit: Ouais, si on pouvait tourner avec Yak, ça serait un bon créneau. On leur mettrait la bonne branlée tous les soirs ! Ils avaient été repérés par un gars des Beastie, non de Pulp, je crois. Mike D, c’est Slaves. (dites les gars, on cherche des rédacteurs pour weirdsound…) qu’est pas mal aussi, mais je ne tournerais pas avec eux…

Cockpit : Ah ouais, on tournerait bien avec les Bryan’s Magic Tears aussi, mais on n’en sortirait pas vivant.

Rires

Weirdsound : Dites donc, au fait, vous écoutez la musique sur quel support ? Mp3, k7, vinyl…

Cockpit : Euh, vinyl, et Youtube. Quand je l’écoute vraiment, je le fais sur vinyl. Sinon, pour découvrir, ouais, YouTube. Mais ça me trou le cul quand je l’écoute en vinyl. Il y a des trucs qui m’ont percuté, et quand je l’écoute en vinyl, ça donne tellement plus que ce que j’avais entendu. Sur des trucs hyper classiques, par exemple le Nevermind que j’ai offert il n’y a pas longtemps, ça sonne carrément bien !

Cockpit : En bagnole aussi…

Weirdsound : les vinyls en bagnole, c’est limite à la fois…

Cockpit : Nan, mais on écoute pas mal de musique en mp3 en bagnole. C’est un peu logique. Ou en cd. On écoutait Sam Fleisch, un pote de Bordeaux avec qui Gaspard joue aussi, et bien ça sonne carrément différent en cd, et ce n’est pas si inintéressant…

Weirdsound : La question en fait vient d’une intv de François (Frous) de Teenage Menopause pour Father Ubu (ici), Weirdsound qui disait que le vinyl devenait plus un produit d’appel plus pour marquer le coup… Et en fait je pose la question à plein de gens, et tout le monde écoute du vinyl !

Cockpit : Oui, après il n’a pas tort dans le sens où il y a un côté objet, au-delà du son. Il y a cette loi : quand un groupe assure vraiment en live, que tu ais une platine ou pas, tu leur achètes le skeud, quoi ! (bon, la loi marche, j’ai acheté le skeud). Il n’y a pas grand chose à vendre sur une table de merch. Donc quand un groupe défonce, tu leur prends un vinyl. Uranium club la dernière fois, je ne me suis pas posé la question.

Part VI : où on parle éthique. Et toc!

Weirdsound : Et l’avenir de Cockpit, c’est quoi ?

Cockpit : Là faut clairement qu’on enregistre un troisième disque.

Weirdsound : Vous avez la matière ?

Cockpit: bah, euh, non, absolument pas. Mais ça peut aller très vite ! Il faut qu’on se bouge.

Weirdsound : Vous composez vite ?

Cockpit : Ça dépend. Quand il y a un truc hyper intéressant, on ne le laisse pas tomber. Quand ça bloque, on insiste, on amène un autre truc, et ça se débloque. À quatre, avec les emplois du temps de chacun, c’est plus difficile, mais Cockpit c’est vraiment un groupe à quatre. Quand il y en a un qui n’est pas là, ça ne peut pas marcher. Il faut qu’on trouve le temps. Et si il y en a un qui n’aime pas, on ne le fait pas, ou on s’arrange pour l’adapter.

Weirdsound : Des reprises.

Cockpit : Non, jamais avec Cockpit. Plutôt des clins d’œils.

Cockpit : Je voulais reprendre les Buzzcocks (le lendemain, dur réveil et triste coïncidence, on apprendra la mort de Pete Shelley), ESP (il chante le riff du morceau). Du coup, les autres ne voulaient pas, alors je leur ai piqué le riff ! Je leur ai fait croire, en faisant une boucle, que c’était le mien, et ils étaient là « putain, c’est génial ! » Évidemment que c’était génial. Et dans ma tête, je me suis dit, «  bon, et bah on va arriver à un autre truc que le morceau de base ». Et entretemps, j’ai un pote qui a vendu la mèche. Donc hors de question de faire une reprise. Mais, ouais, j’ai réussi à avoir cette satisfaction sur New Beliefs, sur Cockpit II, le riff est un peu là (oui, c’est vrai, à la fin, il y a comme un air, ndlr).

Cockpit : Oui, il y a un petit Pixies qui se cache aussi.

Cockpit : Un bon London Calling !

Cockpit : Les Country Teasers, c’est vraiment du plagiat. Tu connais ? C’est un groupe écossais des 90-2000, mené par un mec vraiment chtarb’ (Ben Wallers), ils se coltinent des reprises, du style euro-dance 80 (Blue Monday) et ils le font façon Punk. Ils se cachent de rien, ils piquent des riffs à tout le monde. Mais il y a tellement d’arrangements autour que ça tourne en clin d’œil.

Weirdsound : Il y aurait une influence du sampling, de la culture rap… ?

Cockpit : C’est possible. Mais je pense qu’il s’en branle. En fait, il s’en fout de ce que ça représente éthiquement de quatre notes jouées de la même manière. Il y a aussi un côté hommage, plus que copie.

Weirdsound (désabusé) : De toute façon, tout a été fait.

Cockpit : Oui, un morceau de rock ça restera un morceau de rock. On a jammé un morceau en Suisse, on a trouvé que ça sonnait génial. Mais je crois que c’est toi qui m’a dit que ça existait déjà… Un gros enchainement style mi, sol, la. La rythmique, tu changes un peu la métrique et t’es dans quelque chose de différent.

Cockpit : Exactement ! David Guetta aujourd’hui, il reprend le même mouvement que des tubes d’Abba, mais il change juste le dernier accord. Du coup, ça ressemble, mais on ne reconnaît pas forcément. Ça a été beaucoup utilisé pour les jeux video qui n’avaient pas les droits. Ils changeaient juste une note ou deux et, du style Indiana Jones sans la Licence, et hop ! La technique de filou. Bon, sauf si tu le revendiques.

Weirdsound : Est-ce que vous avez une question que je ne vous aurais pas posée, ou un élément que je n’aurais pas abordé et que vous voudriez ajouter, ou un truc dans le genre…

Cockpit :Mmmh.

Cockpit : Et vous votez où ?

Cockpit : Je ne vais pas répondre à ma question.

Cockpit: La réponse que tu voudrais apporter à la question qu’on ne t’a pas posée.

Weirdsound : Oui, c’est ça aussi.

Cockpit : J’adore !

Cockpit: Oui, ajoute « J’adore », c’est ça.

Cockpit: N’aie pas peur de faire frissonner!

Cockpit:

“Est-ce que vous ne jouez pas un peu fort ?”

En tout cas, j’ai passé un sacré bon moment. Et un autre à essayer de savoir qui disait quoi dans ce brouhaha enregistré sur mon téléphone. Merci à vous les gars. Continuez à faire du bruit! Et envoyez-moi Cockpit Oxygène à sa sortie, svp!

Liens :

https://teenagemenopause.bandcamp.com/album/cockpit-ii

https://www.facebook.com/bandcockpit/?epa=SEARCH_BOX

https://www.facebook.com/FlippinFreaksCollectif/

Mr Moonlight

Entremetteur! Non, pas celui qui concocte des entremets, mais bien un passeur. C'est cela Mr Moonlight, un amoureux de la musique sous toutes ses formes : du métal le plus extrême à l'électronica la plus douce. Pour vous servir
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